Matchs
NBA
Matchs
NBA

De Magic à tragique, Orlando reste maître de l’inconstance

Orlando a touché le fond lundi en s’inclinant face à Indiana, lanterne rouge de l’Est, alors que la franchise floridienne vise le Top 6 et surfait encore, il y a peu, sur une superbe série.

Paolo Banchero (Magic)Alors que le débat sur les récompenses individuelles fait rage en cette fin de saison, le prix de l’équipe la plus illisible du mois de mars revient peut-être au Magic. Orlando ne cesse en effet de surprendre, en bien comme en mal. Lundi, la franchise floridienne a ainsi concédé une cinquième défaite consécutive, sans doute la plus décevante, face aux Pacers, qui restaient sur 16 revers de rang.

Pour une équipe en course pour les phases finales et une place dans le Top 6, le résultat fait désordre. Mais il n’a finalement rien de très surprenant tant les coéquipiers de Paolo Banchero sont capables de tout.

Jamahl Mosley finira presque par regretter l’époque où son équipe alternait victoires et défaites pendant 14 matches, au cœur de l’hiver. Depuis, le Magic a simplement allongé ses cycles, vertueux comme vicieux, sans jamais se débarrasser de cette étiquette d’équipe profondément inconstante. Son mois de mars en est la démonstration la plus éclatante : avant cette série de cinq défaites, Orlando avait remporté ses sept matches précédents.

« C’est frustrant de perdre », a ainsi déploré Paolo Banchero. « Mais on ne peut pas se croire arrivés après une série de sept victoires. Il faut aborder chaque match de la même manière que n’importe quelle autre rencontre de la saison, parce qu’on peut aussi bien en perdre cinq de suite, comme nous venons de le faire. C’est une question de constance. C’est la NBA : le jour où vous n’êtes pas prêts à jouer est celui où vous vous faites battre. »

Le cas étrange du Magic

Lundi, l’affiche semblait pourtant propice à un rebond, après une semaine compliquée face à des équipes qui vont, ou devraient, participer aux playoffs (Hawks, Thunder, Hornets, Lakers).

Mais le Magic est incorrigible. Dominé en début de rencontre, Orlando avait pourtant su réagir en inscrivant 40 points dans un deuxième quart-temps remporté de quinze unités. Avant de s’écrouler de nouveau au retour des vestiaires, avec un 44-31 encaissé dans le troisième quart-temps. « Nous les avons simplement laissés être trop à l’aise en attaque », a poursuivi Paolo Banchero. « Ils ont marqué quasiment toute la soirée, c’est leur style de jeu. »

On est très loin de l’équipe qui avait su limiter les Wolves à 92 points, puis les Bulls à seulement 91 unités, deux semaines plus tôt. Mais où est donc passé cet Orlando qui ressemblait de plus en plus à un vrai poil à gratter à l’Est ?

Peu de choses ont pourtant changé, pas même sur le plan des blessures, dans une saison qui n’en a pourtant pas manqué. C’est toute l’histoire du Magic version 2025/26 : celle du Docteur Jekyll et Mister Hyde, capable de disparaître du tout au tout, dans tous les secteurs du jeu.

Orlando Magic stats inconstance

La rencontre contre Indiana a surtout laissé une frustration majeure : l’incapacité, une fois encore, d’Orlando à bien entrer dans son match. Les Pacers ont inscrit 14 de leurs 26 points en contre-attaque dans le seul premier quart-temps. Quatorze points, soit la moyenne qu’encaissaient les Floridiens sur jeu rapide, sur l’ensemble d’un match durant leur série de victoires de la première quinzaine de mars…

« Il y a plein de choses que nous pouvons contrôler et que nous laissons un peu filer dès le départ », regrettait Tristan Da Silva, alors que sa formation comptait déjà 8 points de retard après cinq minutes. « Même face à une équipe comme Indiana, qui jouera toujours à très haut rythme et vous attaquera en permanence. Nous aurions pu faire un meilleur travail pour contrôler le début de rencontre et imposer notre empreinte sur le match. »

Démarrer à 0-10, la solution miracle ?

Pour remédier à cela, Jamahl Mosley a même avancé une technique radicale : « Vous devez commencer les rencontres comme si vous étiez menés de dix points », a-t-il expliqué, le plus sérieusement du monde. « Vous devez aborder chaque match avec la mentalité d’une équipe qui a dix points de retard, afin de jouer avec urgence, avec feu et avec concentration. Vous devez être l’équipe la plus physique. Je crois que les Pacers l’ont été pour démarrer la partie, mais c’est aussi ce qui arrive quand vous affrontez une équipe qui reste sur 16 défaites consécutives. »

Cette mauvaise spirale a fait replonger le Magic à la huitième place de l’Est (38-33), derrière Philadelphie (39-33), qui joue pourtant depuis deux semaines avec une équipe largement remaniée, et Atlanta (40-32), en pleine bourre. Orlando peut même s’estimer heureux que Miami (38-34) traverse, au même moment, une série identique de cinq défaites. Contrairement à Charlotte, dixième et dernier qualifié virtuel pour le play-in, une position bien loin des ambitions affichées par le Magic en début de saison.

Le match face à Cleveland, ce soir, doit désormais marquer un réveil impératif. Des Cavaliers qu’Orlando avait dominés 128-122 le 11 mars dernier, à l’époque où tout semblait encore aller pour le mieux.

Tirs Rebonds
Joueurs MJ Min Tirs 3pts LF Off Def Tot Pd Bp Int Ct Fte Pts
Paolo Banchero 61 34:55 46.0 31.4 77.8 1.1 7.2 8.4 5.1 3.0 0.7 0.6 1.9 22.5
Franz Wagner 28 31:49 47.9 36.5 82.8 1.5 4.3 5.8 3.6 1.7 1.1 0.3 2.3 21.3
Desmond Bane 71 34:11 48.7 38.8 92.3 1.2 3.0 4.2 4.2 2.0 1.0 0.4 3.1 20.4
Anthony Black 60 30:41 45.1 33.9 73.0 0.7 3.1 3.9 3.8 2.1 1.4 0.7 2.7 15.3
Jalen Suggs 47 26:59 43.7 32.5 84.1 0.6 3.1 3.8 5.3 2.6 1.9 0.7 2.6 13.8
Wendell Carter Jr. 67 29:35 51.1 32.2 79.5 2.1 5.4 7.5 2.1 1.2 0.8 0.6 3.4 11.8
Tristan Da Silva 66 24:27 44.8 38.2 88.9 0.7 3.0 3.7 1.5 0.8 0.9 0.3 1.5 9.7
Moritz Wagner 29 13:12 41.9 32.8 83.1 0.9 2.6 3.4 0.8 0.6 0.5 0.0 1.9 7.7
Jevon Carter 19 21:00 37.8 32.7 55.6 0.4 2.0 2.4 2.4 0.9 0.8 0.4 1.5 7.7
Goga Bitadze 53 15:05 68.7 18.2 68.8 2.1 2.8 4.8 1.3 0.5 0.6 1.0 2.0 5.7
Jett Howard 49 12:40 40.9 36.4 94.4 0.4 1.3 1.7 0.8 0.3 0.2 0.2 1.2 5.4
Jase Richardson 47 11:27 47.4 36.0 73.7 0.4 0.7 1.2 1.1 0.5 0.3 0.0 1.0 4.7
Noah Penda 52 13:45 41.8 34.1 68.8 1.3 2.2 3.5 1.2 0.8 0.6 0.3 1.2 4.3
Jamal Cain 29 8:58 42.5 37.8 81.8 0.5 0.9 1.3 0.4 0.4 0.2 0.1 1.2 3.8
Tyus Jones 48 15:43 34.2 29.4 100.0 0.2 0.9 1.1 2.4 0.3 0.7 0.1 0.5 3.0
Jonathan Isaac 52 10:01 42.2 18.4 60.3 0.8 1.7 2.5 0.4 0.3 0.4 0.6 0.8 2.6
Colin Castleton 1 10:00 33.3 0 0 0.0 4.0 4.0 1.0 2.0 0.0 0.0 1.0 2.0
Alex Morales 1 12:00 50.0 0 0 1.0 2.0 3.0 4.0 2.0 0.0 0.0 4.0 2.0
Orlando Robinson 4 6:15 60.0 50.0 0 0.5 0.5 1.0 0.8 0.0 0.3 0.0 0.8 1.8

Suivez toute l'actualité NBA sur la chaîne WhatsApp de Basket USA

Suivez nous également sur Google Actualités

Le fil info en direct