Après des mois de bras de fer plutôt intenses, la WNBA et le syndicat des joueuses ont fini par parvenir à s’entendre sur les bases d’un nouvel accord collectif, au moins de manière verbale ! Un cap majeur, même si l’accord doit encore être finalisé juridiquement avant d’être officiellement ratifié par les deux camps.
Ces derniers jours, les deux camps ont multiplié les réunions à New York, avec plusieurs sessions à rallonge pour tenter de débloquer l’avenir de la ligue féminine. Au cœur des discussions : le partage des revenus, la prise en charge du logement des joueuses, mais également la structure salariale du futur accord.
Une révolution salariale en préparation
Et d’après les premiers éléments dévoilés par ESPN, ce nouveau « Collective Bargaining Agreement » marque un tournant historique pour la WNBA. Le « salary cap » grimperait ainsi à 7 millions de dollars par franchise, contre 1.5 million jusque-là, soit une hausse spectaculaire qui témoigne du changement d’échelle économique de la ligue.
Toujours selon les informations de Shams Charania, les joueuses bénéficieraient d’un partage moyen des revenus proche des 20% sur l’ensemble de la durée de l’accord. Le contrat « supermax » démarrerait quant à lui à 1.4 million de dollars, tandis que le salaire moyen se situerait désormais autour de 600 000 dollars, avec un minimum supérieur à 300 000 dollars. Des montants sans précédent dans l’histoire de la WNBA puisque la saison dernière, le minimum était de 66 079 dollars et le « supermax » plafonnait à 249 244 dollars !
« Cet accord va changer la donne, et vous en découvrirez bientôt tous les détails. Il permettra de mettre en place un système où chacun obtiendra exactement ce qu’il mérite, et même plus, tant sur le terrain qu’en dehors », a ainsi expliqué Breanna Stewart à la sortie de l’ultime réunion.
Un accord clé pour lancer la suite du calendrier
Cet accord verbal permet aussi à la WNBA d’avancer sur son calendrier, alors que la ligue avait besoin de trouver un terrain d’entente rapidement afin de pouvoir lancer la free agency, la Draft et le processus lié à l’expansion.
Avec cette entente de principe, la ligue sécurise surtout son avenir immédiat, dans un contexte de croissance très rapide, porté par des audiences TV en hausse, des salles mieux remplies et une visibilité médiatique sans précédent. Cet accord était donc particulièrement attendu, autant par les franchises que par les joueuses, qui réclamaient depuis plusieurs mois une part plus importante de la richesse générée.
Reste désormais à transformer cette entente de principe en document définitif, les propriétaires et les joueuses devant désormais voter pour ratifier le texte négocié. Mais après des mois de tensions, tout le monde entrevoit désormais le bout du tunnel et, sauf catastrophe de dernière minute, il y aura donc bien une saison 2026 en WNBA. Une excellente nouvelle pour la ligue et ses joueuses, alors que le basket féminin bat des records de popularité.
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