Pour le troisième match de son histoire à Szombathely (deux défaites en qualification à l’Euro 2002 et en amical en 1976), l’Equipe de France voulait reprendre du bon pied dans ses qualifications pour la prochaine Coupe du Monde, et surtout effacer le goût amer de la défaite face à la Finlande (83-76) lors de la dernière fenêtre internationale en décembre dernier.
Tombeur de la Finlande et de l’Islande, la Hongrie n’est pas à prendre à la légère, même si sa principale arme offensive, son seul joueur d’Euroligue, Nathan Reuvers (à Valence) ne jouait pas. Et pour cause, dans l’Arena Savaria aux allures de Colisée, les Bleus se prennent les pieds dans le tapis direct. La Hongrie ne tremble pas sur ses premiers tirs et inflige un 13-6 d’entrée de jeu. Il faut dire qu’avec pas moins de 7 balles perdues sur les premières minutes du match, le cinq majeur de Coach Fauthoux se cherche encore des automatismes.
L”entrée d’Amine Noua (meilleur scoreur des Bleus à 15 points et 6 rebonds) permet de relancer un peu la machine. Un 10-2 des Bleus en l’occurrence, qui permet de finir en tête après le premier quart (16-15). Mais sans convaincre, et c’est peu dire…
Héros de la victoire en double prolongation face au Olympiakos d’Evan Fournier, Sylvain Francisco commence aussi à trouver le rythme. C’est lui qui donne +10 derrière l’arc à la moitié du deuxième quart. Mais la Hongrie revient au moyen d’un 6-0 rapide. En vétéran, Amath M’Baye aplanit tout ça en un-contre-un et la belle intensité défensive de Mokoka garde la Hongrie en respect à la mi-temps (38-31). Avec 10 passes et 5 interceptions, c’est pourtant bien la Hongrie qui propose la meilleure prestation collective, face à un petit 4/11 à 3-points pour la France.
Sylvain Francisco à la rescousse
Francisco reprend les affaires en mettant plusieurs défenseurs magyars au sol, dont un slalom spécial jusqu’au cercle. Mais, ni lui ni Noua qui continue d’apporter son écot offensif, ne permettent de décrocher véritablement la Hongrie d’un Zsombor Maronka de gala (17 points à 6/9 aux tirs). Les Bleus mènent encore avant le dernier quart (55-47), mais sans grande certitude.
Ce qui se confirme avec force quand les Hongrois reviennent à -1 dans la fin de match, grâce à un panier de Zoltan Perl (20 points) face à Yves Pons, pourtant solide en défense. Dans la dernière minute, les Bleus doivent s’arracher et disposent d’une possession sous très haute tension. C’est encore Amath M’Baye qui s’y colle et conclut son layup, malgré un contact.
Après un raté de Norbert Lukacs sur une tentative très difficile, qu’il manque, la France n’a plus qu’à gérer le chrono… Mais ce sera bel et bien le calvaire jusqu’à la lie avec une perte de balle de M’Baye. Et un 3-points lunaire, sur un pied, dans le coin en se déportant vers la ligne de fond de Maronka. C’est alors que Francisco (10 points, 5 passes mais 7 balles perdues), après un voyage compliqué pour rallier la Hongrie, sort le tir à 3-points assassin dans le coin, à 2 secondes du gong (74-71).
Les Bleus se sortent du coupe-gorge de Szombathely sur un tir de leur meilleur joueur, en pleine confiance cette saison en Euroleague. Il faudra non seulement remettre ça dès dimanche au Mans, mais avec la manière en plus (18 balles perdues au total pour 13 passes décisives seulement) devant le public tricolore. Les Bleus sont désormais à égalité, avec la Hongrie, en tête du groupe G des qualifications à la Coupe du monde 2027.
(Crédits photo : FIBA)
Suivez toute l'actualité NBA sur la
Suivez nous également sur