
Il aurait pu prendre le tir lui-même, mais Jose Alvarado a préféré faire une passe de plus vers Landry Shamet, tout aussi ouvert que lui dans le corner. Ce tir en transition survenait à 11 minutes de la fin d’une rencontre alors dominée par les Rockets (75-93).
Quelques secondes plus tard, le même Alvarado, après avoir trouvé Karl-Anthony Towns sur une remise en jeu ligne de fond pour un gros dunk, allait fixer dans la raquette texane pour mieux ressortir vers Shamet. Après trois passes décisives de rang, Alvarado allait se charger de sanctionner à son tour, avec un panier primé dans le corner, à peu près du même endroit que celui qu’il avait refusé.
La machine des Knicks était relancée. Le remplaçant pouvait céder sa place à Jalen Brunson pour le « money time ». Mais Mike Brown a quand même préféré le relancer un peu plus tard, à la place de Mikal Bridges. Une stratégie payante quand le coach a vu son meneur de poche aller subtiliser le cuir à Kevin Durant dans la raquette, avant d’aller finir difficilement en contre-attaque.
« C’est (l’entraîneur adjoint) Rick Brunson qui a suggéré de lancer Jose sur le terrain à ce moment-là, et c’était la bonne décision. Nous avons lancé Jose, et il nous a apporté une étincelle des deux côtés du terrain », remarque le coach local à l’issue de la rencontre, qui a ensuite basculé grâce à l’adresse de Jalen Brunson.
Une question de fierté
En 20 minutes, l’ancien joueur des Pelicans a produit 8 points (3/9 aux tirs dont 2/5 de loin), 5 interceptions et 4 passes. Avec +19 au score lorsqu’il était sur le parquet. De quoi mériter quelques chants « Jose, Jose, Jose » de la part de son nouveau public, déjà conquis par son énergie.
« C’est un sentiment toujours incroyable. C’est une question de fierté pour moi. C’est comme quand je joue pour mon équipe nationale (Porto Rico) ou pour mon pays : je joue pour ma ville d’origine. Je me dois de toujours la représenter à un niveau supérieur et de me battre sur le terrain », décrit le natif de Brooklyn.
Pas toujours adroit depuis son arrivée à New York (11 points à 42.6%), le joueur de 27 ans rappelle que son apport ne se voit pas toujours dans la colonne des points. « Parfois, les tirs ne rentrent pas, alors il faut faire les petites choses, intercepter des ballons. Mais c’est toujours un moteur différent qui se met en marche quand j’enfile ce maillot. Je me dois de représenter [ma ville] de la meilleure façon possible », termine-t-il.
Comment lire les stats ? MJ = matches joués ; Min = Minutes ; Tirs = Tirs réussis / Tirs tentés ; 3pts = 3-points / 3-points tentés ; LF = lancers-francs réussis / lancers-francs tentés ; Off = rebond offensif ; Def= rebond défensif ; Tot = Total des rebonds ; Pd = passes décisives ; Fte : Fautes personnelles ; Int = Interceptions ; Bp = Balles perdues ; Ct : Contres ; Pts = Points.
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