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À Chicago, Rob Dillingham va devoir apprendre à « nettoyer » son jeu

NBA – Billy Donovan, qui utilise beaucoup sa recrue venue du Minnesota, lui recommande déjà de faire attention à sa sélection de tirs.

Rob DillinghamÀ peine arrivé à Chicago, il s’est offert plusieurs records de saison. Des records à relativiser bien sûr car il s’agissait d’un « blowout ». Mais à Boston il y a une semaine, Rob Dillingham a signé 16 points (6/12 aux tirs), 7 passes et 3 interceptions en 30 minutes. Sa meilleure production de l’année donc.

Et un petit pas dans le sens d’une renaissance pour le 8e choix de la Draft 2024 qui n’arrivait pas à trouver sa place dans les rotations de Chris Finch avec les Wolves, avant d’être échangé contre Ayo Dosunmu.

« Ce sont juste deux styles d’attaque différents, on garde moins le ballon. On doit lâcher la balle plus vite », compare déjà le joueur de 21 ans, sur la différence de méthode entre son ancien coach et celle de Billy Donovan.

« J’entends par là que chaque possession compte ici aussi, mais on a le droit à l’erreur. Là-bas, tout le monde ne pouvait pas faire une erreur et continuer à jouer. Donc c’est juste une question d’opportunité et de rythme de jeu, simplement des styles différents », poursuit Rob Dillingham.

Celui-ci a été mobilisé sur les trois derniers matchs des Bulls avec un temps de jeu moyen à 25 minutes – pour 11 points de moyenne – contre… 5 minutes de jeu en sept apparitions en janvier dans le Minnesota.

À Chicago, il débarque dans un contexte différent, avec une équipe en pleine perte de vitesse (6 défaites de rang) qui perd du terrain sur le play-in. Là où les Wolves espèrent encore se hisser dans le Top 4 à l’Ouest. Autrement dit : les erreurs sont permises, mais sa marge de manœuvre n’est pas illimitée non plus.

« Les tirs qu’il prend ne sont pas viables sur le long terme »

« C’est le gars qui, avec son dribble, peut vraiment déborder le défenseur et s’enfoncer dans le cœur de la défense. C’est un point très positif. Mais sa prise de décision et les tirs qu’il prend ne sont pas viables sur le long terme, et je le lui ai dit », prévient ainsi son coach, qui a beaucoup recours à sa recrue du fait des absences sur blessure de Josh Giddey et Tre Jones.

« Son boulot et sa responsabilité, c’est de générer des tirs pour les autres quand il pénètre, et de comprendre quels sont les tirs où il a des angles et peut shooter à un haut pourcentage, et les tirs qu’il ne peut pas prendre. Ce n’est pas comme si je lui donnais carte blanche », dit encore le coach.

Billu Donovan veut exploiter au mieux les qualités de « slasher » d’un joueur peu porté sur le tir à 3-points (33.6% avec 1.3 tentative par match). « On a besoin qu’il attaque le cercle, mais il ne peut pas non plus sauter à deux pieds, se faire piéger en l’air, essayer de shooter par-dessus les défenseurs [ou] essayer de tenter des passes qui n’existent pas. Il doit nettoyer son jeu, et on doit l’aider à le faire », vise le coach.

Rob Dillingham doit donc apprendre à mieux contrôler son agressivité vers le cercle et prendre de meilleures décisions dans l’ensemble. Sans quoi, il risquerait de griller, à Chicago, sa deuxième chance dans la Grande Ligue.

Rob Dillingham Pourcentage Rebonds
Saison Equipe MJ Min Tirs 3pts LF Off Def Tot Pd Fte Int Bp Ct Pts
2024-25 MIN 49 10:32 44.1 33.8 53.3 0.2 0.8 1.0 2.0 0.8 0.4 1.1 0.0 4.5
2025-26 CHI 3 24:40 44.8 16.7 85.7 1.0 2.7 3.7 4.0 2.3 2.0 2.3 0.0 11.0
2025-26 MIN 35 9:19 33.3 36.4 75.0 0.1 1.0 1.2 1.7 1.0 0.5 1.0 0.1 3.5

Comment lire les stats ? MJ = matches joués ; Min = Minutes ; Tirs = Tirs réussis / Tirs tentés ; 3pts = 3-points / 3-points tentés ; LF = lancers-francs réussis / lancers-francs tentés ; Off = rebond offensif ; Def= rebond défensif ; Tot = Total des rebonds ; Pd = passes décisives ; Fte : Fautes personnelles ; Int = Interceptions ; Bp = Balles perdues ; Ct : Contres ; Pts = Points.

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