Le bras de fer se poursuit entre le syndicat des joueuses (WNBPA) et la WNBA autour de la nouvelle convention collective. Ce mardi, le syndicat des joueuses a envoyé une nouvelle offre à la Grande Ligue féminine dans laquelle il a revu ses ambitions à la baisse.
En décembre, les joueuses avaient demandé de récupérer 31% des revenus bruts, avec une masse salariale de 10.5 millions de dollars. Cette première offre avait été jugée irréaliste par la WNBA et le syndicat des joueuses demande désormais 27.5% des revenus bruts et un « salary cap » de 9.5 millions de dollars pour la première année.
Autre point sujet à débat : la question du logement. Depuis sa création en 1999, la WNBA doit fournir un logement à ses joueuses. Dans sa dernière proposition, la Ligue suggère d’offrir de petits appartements aux joueuses qui touchent le salaire minimum et celles qui n’ont aucune expérience en WNBA. Là encore, le syndicat des joueuses demande plus et veut que la Ligue offre un logement aux joueuses lors des premières années de mise en service de la nouvelle convention collective. Toujours selon cette proposition, d’ici quelques années, la WNBA ne sera plus obligée de fournir un logement aux joueuses qui ont un salaire qui se rapproche du maximum.
Une proposition irréaliste selon la WNBA
Cependant, cette nouvelle proposition du syndicat des joueuses a été rejetée par la WNBA, qui assure proposer une redistribution de 70% des revenus nets, ce qui correspond à moins de 15% des revenus bruts.
« La dernière proposition du syndicat des joueuses reste toujours irréaliste et causerait des centaines de millions de dollars de pertes pour les équipes », a répondu la ligue. « Nous devons toujours mettre en place deux Draft et une free agency avant le début des camps d’entraînement et nous manquons de temps. Nous pensons que la proposition de la WNBA serait une victoire importante pour les joueuses actuelles et celles qui vont arriver. »
D’après la WNBA, cette nouvelle proposition causerait une perte de 460 millions de dollars à une ligue qui commence à peine à être rentable après des années de fonctionnement à perte. Cependant, une source proche des négociations a rapporté à ESPN que cette projection serait faussée, expliquant que cela dépend de la prise en compte (ou non) des frais d’expansion dans les calculs.
La WNBA, de son côté, propose un « salary cap » de 5.65 millions de dollars qui pourrait évoluer selon ses revenus. Elle ajoute avoir réalisé des concessions dans d’autres domaines avec deux nouvelles places dans les effectifs, la possibilité pour les joueuses enceintes de refuser un transfert ou encore la suppression des tests de marijuana.
Les débats entre les deux camps se poursuivent alors que la date de la reprise de la saison, espérée pour le 8 mai par la WNBA, approche à grands pas.
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