Lors de la rencontre à New York face aux Knicks, David Adelman a dégainé très, très vite pour prendre son « challenge ». Nous sommes alors dans la quatrième minute de la rencontre seulement. Le coach des Nuggets le remporte et obtient ainsi un deuxième et dernier « challenge ».
Il va falloir attendre la prolongation, puisque la soirée sera à rallonge avec un match de 58 minutes, pour qu’il utilise son second « challenge ». Après un rebond de Christian Braun, OG Anunoby se prend le pied dans celui de l’arrière de Denver. Les arbitres sifflent faute offensive. David Adelman n’en revient pas et demande alors une vérification vidéo. Il reste 90 secondes à jouer en prolongation.
Les hommes en gris revoient les images et changent d’avis, estimant que Christian Braun n’a pas volontairement fait faute. Pas de coup de sifflet donc, mais une conséquence : le coach des Nuggets n’a plus de « challenge »… mais ne garde pas non plus le temps-mort qui va avec. On le garde uniquement lors de la première utilisation, si elle est gagnée.
« Il faut changer la règle », estime David Adelman face à ce constat. « Je ne dis pas que c’est la faute des arbitres, ni de celle des coaches. Si je prends un challenge et que je le gagne en prolongation, alors je le perds, mais je perds aussi mon dernier temps-mort, donc le contrôle de la partie. Il faut se pencher là-dessus. Si je gagne le challenge, à une minute de la fin, je devrais être récompensé d’une manière ou d’une autre. Je devrais garder un challenge et/ou un temps-mort. Perdre les deux quand on a raison, c’est vraiment frustrant. Et ça ne permet pas de contrôler le match car je n’ai plus les moyens d’arrêter le jeu. »
« Ce serait bien que je puisse prendre un temps-mort après avoir eu raison »
La demande est claire : il ne faut pas limiter la conservation du temps-mort à la seule utilisation (et réussite) du premier « challenge ». « Je sais que c’est un problème pour les coaches. Je fais un million d’erreurs, les arbitres font des erreurs. Mais on peut corriger ça. Ce serait bien que je puisse prendre un temps-mort après avoir eu raison », insiste le technicien.
Dès lors, a-t-il hésité à prendre ce « challenge » en prolongation, en sachant qu’il allait perdre quoi qu’il arrive un temps-mort, à 90 secondes tout de même de la fin de la prolongation ? A-t-il pesé le pour et le contre ? Car ce n’est pas rien de lâcher sa dernière arme avec autant de temps à jouer encore…
« C’est une action tellement importante car cela redonne la possession aux Knicks », décrit-il. « Si on calcule, il reste alors trois possessions de 24 secondes et ils en auraient deux. Ce n’est pas possible. Il faut tenter d’avoir le contrôle sur l’horloge le plus possible dans ces situations et face à une équipe qui a Jalen Brunson. Je ne veux pas leur donner plusieurs opportunités. » Et David Adelman de conclure qu’il pense « que la ligue va probablement revenir là-dessus durant l’été ».
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