Même au moment le plus solennel de sa carrière, Derrick Rose n’a rien perdu de cette humilité qui l’a toujours caractérisé. Samedi soir, après leur victoire à la dernière seconde face aux Celtics, les Bulls ont retiré son mythique numéro 1. Son maillot a rejoint celui de Jerry Sloan, Bob Love, Michael Jordan et Scottie Pippen au plafond du United Center
« Ce parcours n’a jamais été à propos de moi », a réagi Derrick Rose. « Dès le départ, il s’agissait de créer une synergie dans laquelle les gens de la ville pouvaient se reconnaître. Avec le recul, je réalise que tout était lié aux personnes qui venaient à mes matchs, à cette vibration commune. Tout avait un sens. »
Aujourd’hui âgé de 37 ans, le plus jeune MVP de l’histoire est pleinement conscient de la portée collective de son héritage, mais on retiendra aussi qu’il a touché aussi tous ceux qui l’ont entouré de 2008 à 2016. Il suffisait de voir Joakim Noah, avec un bébé dans les bras, Kirk Hinrich, Kyle Korver, ou encore Taj Gibson, Luol Deng et Tom Thibodeau, que Derrick Rose a défendu. Ils étaient nombreux à avoir fait le déplacement, et le petit jeu était de les reconnaître. Pas très loin de ces légendes, on a aperçu Noa Essengue, resté sur le banc de touche pour assister à ce moment d’histoire.
« On pensait que j’étais juste taiseux ou limité à ce que je faisais sur le terrain. J’ai pris ma retraite pour montrer que je suis bien plus que ça. Attendez de voir ce que j’avais en tête toutes ces années » a enchaîné Derrick Rose. « À l’exception des matches de mes enfants, je voulais m’éloigner du basket, créer des choses sans compétition. C’est pour ça que j’ai créé une boutique de fleurs, que je me suis mis aux échecs… »

De cette soirée hommage, on retiendra les messages sympas de LeBron James, Stephen Curry et Shai Gilgeous-Alexander, mais aussi ses propres larmes en écoutant les discours de Joakim Noah ou Taj Gibson, ou celles de sa mère et ses soeurs lorsqu’il les a remerciées. Et puis il y a eu ce moment où Derrick Rose s’est adressé à son fils, London, qui ne cessait de pleurer. « Écoute, ne pleure pas, je te parle… Toi, mon grand, ne pleure pas, regarde-moi. J’aime ton cœur, j’aime à quel point tu es indépendant, j’aime à quel point tu es autonome. Qui t’a appris à faire tes lacets ? C’est toi. Qui t’a appris à faire du vélo ? Toi-même. Tu es tellement béni et tellement puissant »
Un moment fort qui contrastait avec le message de Michael Jordan, bien plus classique. « Derrick, félicitations pour le retrait de ton maillot. Je suis très heureux pour toi. Tu as eu une carrière incroyable. Tu as vraiment représenté la ville de Chicago, les Bulls, ta famille et toi-même de manière exemplaire. J’ai hâte de venir au United Center et de voir ton maillot accroché là-haut, aux côtés du mien. »
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