« Ils étaient davantage prêts que nous. Ils nous ont sauté dessus ». Voilà comment Shai Gilgeous-Alexander résume la défaite surprise du Thunder face aux Pacers. Auteur de 102 points en deux rencontres face aux finalistes NBA, SGA a joué comme un MVP vendredi soir mais il a manqué de soutien dans la dernière ligne droite, au moment du braquage final.
« Clairement, ils étaient plus prêts que nous à l’entre-deux. Il faut leur tirer notre chapeau pour nous être tombés dessus de cette manière » confirme Mark Daigneault. “Quand on rentre d’un long road trip, le premier match à domicile ressemble parfois à un cinquième match à l’extérieur. Une partie de ça est donc presque attendue, mais on le sait, et il faut être capable de surmonter ça plus tôt, plus rapidement. Une fois qu’on a stoppé l’hémorragie, on les a globalement dominés sur une bonne partie du match pour rester au contact jusqu’à la fin. La différence, c’est l’écart qu’on les a laissés créer en première mi-temps. »
Pour surprendre le Thunder, Rick Carlisle avait décidé de miser sur la mobilité et la vitesse de ses joueurs. Quitte à souffrir d’un gros déficit de taille face à Chet Holmgren.
« Les matchups, tout simplement » répond le coach d’Indiana à propos de ce choix. « Cette équipe pose d’énormes problèmes de matchups. Holmgren est un joueur de plus de 2m10 qui joue comme un arrière. C’est très compliqué pour un pivot traditionnel de le défendre, surtout avec toute la vitesse qu’ils ont autour. Il y a plusieurs raisons à ce choix, mais quand on met un cinq “small ball” sur le terrain, il faut que ça fonctionne, et les joueurs ont fait ce qu’il fallait pour que ça marche. C’était l’essentiel. C’est une grande soirée pour nous. »
« C’est une saison difficile, mais aussi une saison agréable. C’est un plaisir de se battre avec eux »
Au coeur d’une saison galère, Rick Carlisle tient à féliciter ses joueurs pour leur discipline et leur confiance dans le plan de jeu. Ils n’ont jamais paniqué même lorsque SGA a sorti le très grand jeu dans les deux dernières minutes.
« On était un énorme outsider sur ce match, mais on a une vraie dureté compétitive. J’ai trouvé que le plan de jeu défensif mis en place par Jim (Boylen) et Jenny (Boucek) était excellent, basé sur la discipline, la dimension physique et le fait d’essayer de les maintenir loin de la ligne des lancers francs » détaille Rick Carlisle. « Ils ont quand même tiré 30 lancers, mais lors du dernier match, Shai en avait tiré 26 à lui seul, donc on a clairement fait mieux. Beaucoup de joueurs ont été très bons.”
Et Rick Carlisle de leur rendre hommage, un par un.
« Évidemment, Walker a vécu un moment énorme dans sa jeune carrière : il a montré tout ce qu’il sait faire — le tir, les pénétrations, la défense, le rebond, la passe. C’était vraiment génial à voir. Aaron a aussi eu un match un peu déclic, ce qui est super. Pascal a été fidèle à lui-même, un joueur de calibre All-Star régulier. Nembhard a été spectaculaire : il a contrôlé le tempo, apporté de la dureté, du tir, des actions importantes au bon moment, absolument tout. Et puis, en sortie de banc, Potter a joué un rôle énorme : physique, 10 points, 10 rebonds, et un tir à 3-points capital dans le money time. Je suis vraiment très heureux pour ces gars. C’est une saison difficile, mais aussi une saison agréable. C’est un plaisir de se battre avec eux, et on va continuer à avoir cet état d’esprit. »
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