Dans la victoire face aux Kings, les cadres du Heat – Bam Adebayo, Norman Powell, Andrew Wiggins – ont répondu présent, ainsi que les joueurs de complément. Notamment Pelle Larsson (16 points et 9 passes), Simone Fontecchio (15 points, 7 rebonds) et Myron Gardner (5 points, 3 passes), qui ont chacun reçu les compliments d’Erik Spoelstra.
« Il gagne en confiance », note le coach du Heat en parlant du premier. « Il fait très bien toutes les petites choses importantes. C’est une bonne surprise. Il est bon au rebond, pour défendre, pour bouger sans le ballon. Il a de l’impact avec ou sans son tir à 3-pts. Quand il est chaud, il peut ouvrir des portes », poursuit-il sur l’Italien. « Il nous apporte quelque chose en ce moment », conclut-il sur le troisième, en « two-way contract ». « Il a des opportunités grâce aux blessures. Maintenant, on doit être plus attentif sur ses performances. J’aime ce qu’il fait, son énergie est contagieuse. »
Ce ne sont pas que des belles paroles pour faire plaisir à ses « role players » mais bien la volonté, pour le coach de Miami, de rappeler l’importance de ces joueurs dans un groupe. On ne peut pas gagner seulement avec ses titulaires et ses stars et c’est capital d’avoir des éléments qui pensent avant tout à l’équipe.
« La plupart des jeunes joueurs, quand ils arrivent dans la ligue, ne savent pas le score des matches : ils ne pensent qu’au nombre de shoots qu’ils vont prendre, au nombre de points qu’ils vont marquer. C’est un art perdu de savoir comment avoir de l’impact pour gagner. On a quelques joueurs dans cette équipe qui acceptent cela et merci à eux d’avoir cette maturité », constate Erik Spoelstra, qui pioche alors dans sa carrière pour trouver de remarquables exemples.
Accepter d’être rouage de la machine
« Certains joueurs considèrent cela comme une remise en question de leur talent, mais ce n’est pas le cas. Shane Battier a fait une carrière entière à embrasser cela. Il a transformé ainsi des bonnes équipes en grandes équipes, grâce à toutes les choses qu’il pouvait apporter. Certains fans ne le voient pas, mais les fans et les proches de la franchise le voient immédiatement. C’est davantage une question de mentalité que de compétences. Il faut trouver le bon type de joueur pour ça et qui en sera fier. J’avais l’habitude de citer PJ Tucker ou Udonis Haslem. Quand on parle aux rookies avant le début de leur première saison, ils pourraient être des études de cas. »
Afin de préparer les jeunes joueurs à accepter leurs limites pour ainsi mieux trouver leur place dans un groupe et être précieux malgré tout.
« C’est une éducation sur la façon de pouvoir avoir de l’impact sur les victoires sans que ce soit forcément célébré car tout le monde veut être un attaquant à 30 points de moyenne et peu le deviennent », rappelle le double champion NBA, qui a aussi la plus grande longévité sur un même banc du sport américain. « Il y a bien plus de joueurs qui doivent entrer dans cette catégorie de joueurs de complément mais ne le veulent pas. C’est dur à trouver. On a de la chance d’en avoir eu quelques-uns au fil des années et encore cette saison, et des très bons. »
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