Le « maillon faible ». C’est ce que repèrent puis visent toutes les équipes. Aux Lakers, en défense, il s’agit de Luka Doncic, et les adversaires multiplient les pick-and-roll pour créer le « mismatch » et l’attaquer. C’est ce qu’ont fait les Nuggets cette nuit, et Jamal Murray s’est livré à un vrai « one-man show » en première mi-temps avec 26 points. Dans son sillage, les Nuggets vont rejoindre les vestiaires avec 14 points d’avance, et 71 points inscrits.
La suite ? Un crash en plein vol, avec seulement 36 points inscrits en deuxième mi-temps, et une défaite 115-107 à domicile. Symbole de cette disette : les 2 points inscrits par Jamal Murray. À une minute de la fin du match…
« J’ai trouvé ça vraiment efficace, puis j’ai eu le sentiment que ça nous a sortis de ce que l’on fait habituellement, estime David Adelman. « Avec le recul, je pense qu’on doit davantage varier. On a attaqué Doncic, et je pense que c’était la bonne chose à faire. Mais peut-être qu’on en a trop fait. Et là, on perd le rythme de notre attaque. Mais ça fait partie du jeu contre ce genre d’équipes. Il faut attaquer les joueurs qui peuvent créer des situations de 2-contre-1, 3-contre-2. Et évidemment, leur ajustement a été d’envoyer un second défenseur. Quand tu crées ce 4-contre-3, tu dois en profiter… et on ne l’a pas fait. »
Comment expliquer que ça a fonctionné pendant une mi-temps, et que la seconde mi-temps a été l’exacte opposée ?
«Mince, on a eu les tirs qu’on voulait, on ne les a juste pas convertis »
« C’est typiquement le genre de choses où tu regardes la feuille de stats et tu vois seulement cinq pertes de balle sur tout le match, ce qui veut dire qu’on a pris des tirs » poursuit-il. « On a même tenté quatre tirs de plus qu’eux, et ce malgré seulement cinq rebonds offensifs. Donc je pense que les gars ont essayé de faire les choses correctement, je leur tire mon chapeau. Les tirs qu’on a pris en première mi-temps — ceux qu’on a rentrés — on ne les a pas rentrés en seconde. Je crois qu’on n’a mis que trois tirs à 3-points en deuxième mi-temps. Donc la création de tir… c’est devenu un peu moche sur la fin. Je pense qu’on s’est fatigués. Mais au début du troisième, et même au début du quatrième, je trouvais qu’on avait de bons tirs. Ils ne sont juste pas rentrés. »
Pour Jamal Murray, l’analyse est la même. Il termine avec 28 points et 11 passes, et en deuxième mi-temps, ce n’est qu’un problème de maladresse qui permet aux Lakers d’inverser la situation. « Même sans que je shoote, on était encore devant… Je me souviens d’un score serré, du type 81-80 ou 81-81, puis ils ont marqué. Je crois que LeBron a fait une petite série. J’ai eu deux ‘and-one’. »
« Et ensuite, c’était comme le match contre Cleveland : de très bons tirs, mais des ratés au mauvais moment » juge-t-il. « J’ai perdu un ballon, raté un floater, raté quelques lay-ups près du cercle… Ces ratés-là sont démoralisants parce qu’ils marquent derrière et tu te dis : ‘Mince, on a eu les tirs qu’on voulait, on ne les a juste pas convertis.’ C’est dur quand tu rates ces paniers faciles et que ça revient. J’ai eu le sentiment qu’on contrôlait le match la plupart du temps. Même avec les prises à deux, on obtenait encore les tirs et les shoots qu’on voulait. »
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