Après trois défaites de rang face aux Spurs, le Thunder passait un vrai test face aux coéquipiers de Victor Wembanyama, et les champions NBA ont rappelé qu’ils restaient la meilleure équipe de la ligue.
Une victoire sans appel, de 21 points, avec une défense étouffante, mais aussi de l’agressivité en attaque. C’était du très grand Thunder, mais Shai Gilgeous-Alexander assure qu’il n’y avait aucune surmotivation particulière.
« Le résultat de ce soir nous montre que lorsque nous jouons d’une certaine manière, avec un certain sentiment d’urgence, de force, d’agressivité et d’attention aux détails, peu importe qui est en face… », explique le MVP en titre. « Il n’y a rien de surprenant pour moi. Je savais que si nous jouions comme il fallait, nous serions capables de battre n’importe qui dans le monde. »
Vraie rivalité ou pas ?
Si les joueurs d’OKC n’étaient pas particulièrement surmotivés, le public l’était pour eux, et les fans n’ont cessé de hué Victor Wembanyama. En face, il y avait les Spurs donc, et plusieurs fois, les joueurs des deux camps avaient évoqué le début d’une rivalité.
« Chaque match finit par ressembler à une rivalité à un moment donné, parce que nous sommes les champions en titre et que les équipes nous opposent leur meilleur niveau à chaque rencontre », explique Jalen Williams. « Mais je dirais que cette équipe nous oblige à jouer 48 minutes pleines, à rester extrêmement concentrés, et c’est vraiment plaisant de les affronter au fil de la saison. On sent qu’on les rend meilleurs et qu’ils nous rendent meilleurs aussi. Après, tout ce qui est rivalité, je n’y prête pas trop attention. »
Dans cette rencontre, le Thunder s’est montré particulièrement efficace en attaquant le cercle, malgré la présence de Victor Wembanyama. Ainsi, OKC a inscrit 56 points dans la raquette, et shooté à 71% face aux grands bras de Wemby. Selon GeniusIQ, il s’agit du plus haut pourcentage de réussite concédé par Victor Wembanyama sur des tirs contestés cette saison. Pour autant, Mark Daigneault assure qu’il n’y avait pas de plan particulier.
Une grosse adresse face à Victor Wembanyama
« Franchement, je pense que notre processus ce soir était assez similaire à celui du match de Noël. J’avais été plutôt satisfait du pas en avant que nous avions fait ce jour-là » rappelle-t-il. « Ce soir, on a poursuivi notre progression dans la compréhension de cette équipe. C’est une très, très bonne équipe, l’une des meilleures de la NBA, et face à eux, la marge d’erreur est très faible. J’ai trouvé que nous avions encore franchi un petit cap en attaque ce soir, tout en continuant à nous préparer à les affronter. »
De l’autre côté du terrain, Chet Holmgren, puis Kenrich Williams, ont beaucoup gêné le Français. Y avait-il un plan anti-Wembanyama ?
« On ne l’a pas affronté très souvent, donc une partie de l’apprentissage de la ligue consiste à apprendre à défendre sur les très grands joueurs. Il en fait évidemment partie » répond Mark Daigneault. « Lors des derniers matchs contre lui, on était un peu trop enthousiastes : on essayait d’intercepter en post-up, de forcer des actions, au lieu de faire confiance à nos fondamentaux et à notre défense collective. Ce soir, on a mieux respecté ça. Même contre les meilleurs joueurs, ce n’est pas compliqué : on revient toujours aux fondamentaux. Il n’y a pas de recette secrète. On a affronté Doncic, Jokic, Edwards sur des séries de playoffs, et c’est toujours la même chose. Il faut juste apprendre à appliquer ces principes face à cette équipe. Et je pense qu’on a fait un pas en avant ce soir. »
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