Pour le moment dans l’impasse, la WNBA et ses joueuses s’accordent au moins sur une « pause ». La ligue féminine a ainsi annoncé la mise en place d’un moratoire, soit une façon de geler la partie « business », alors que la « free agency » débute en janvier dans la Grande Ligue féminine…
Cette décision est le prolongement logique des négociations qui calent entre la WNBA et le syndicat des joueuses, qui demande une meilleure répartition des revenus afin de suivre l’évolution de la valorisation des franchises.
Ce moratoire était attendu, alors que les deux camps restent pour le moment très éloignés dans leurs positions. Il met en pause la « free agency » et empêche notamment aux équipes d’offrir des « qualifying offers » aux joueuses qui y sont éligibles, ou encore de désigner les joueuses qui peuvent bénéficier d’un contrat dit « supermax ».
Le délai maximum fixé à vendredi pour s’entendre sur un nouvel accord collectif n’ayant pas abouti à un accord, ces offres auraient pu être produites sur la base de l’ancien accord collectif, sans moratoire. Il était cependant attendu que même sans cette période de « trêve », aucune joueuse n’aurait signé de nouveau contrat de la sorte, beaucoup moins favorable financièrement par rapport à ce qui serait proposé dans le nouvel accord collectif.
Cette période classique de la « free agency » devrait cette fois être bien plus longue qu’à l’accoutumé. La WNBA n’a pas convaincu les joueuses avec sa première offre, alors qu’ESPN évoquait un salary cap passé de 1.5 à 5 millions de dollars. L’AP assure de son côté que le syndicat des joueuses espère 30 % du chiffres d’affaires brut de la ligue et un plafond salarial à 10.5 millions de dollars. Le spectre d’un « lockout » est donc de plus en plus tangible.
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