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De mal en pis pour les Cavaliers, battus à domicile par le Jazz

NBA – Cleveland s’est fait surprendre (et assez logiquement) par Utah, vainqueur 123-112 dans l’Ohio deux jours après avoir été écrasé de 55 points par Charlotte…

Keyonte George (Jazz) contre les CavaliersLes Cavaliers continuent de décevoir. Pourtant dans leur antre de la Rocket Arena, les joueurs de Kenny Atkinson ont livré une nouvelle piètre prestation et s’inclinent (112-123) face à un Jazz méritant et revanchard après la correction reçue par les Hornets 48 heures plus tôt.

Le début de match donne le ton de la soirée difficile qui attend Cleveland. Les Cavaliers ne parviennent pas du tout à installer leur attaque sur jeu placé dans les premières minutes de la rencontre. L’activité défensive est là, mais quasi systématiquement avec un temps de retard, et les shooteurs du Jazz en profitent. Keyonte George, Cody Williams, puis Svi Mykhailiuk trouvent la mire à 3-points, et l’écart enfle vitesse grand V. Les visiteurs mènent 21-4 après un peu plus de six minutes de jeu !

Les Cavaliers à réaction

Kenny Atkinson tente de secouer ses troupes avec des changements rapides et deux temps-mort. L’adresse extérieure sauve les apparences, et les remplaçants d’Utah laissent quelques ballons en route. Mais mis en confiance d’entrée de jeu, les visiteurs surfent sur leur dynamique avec un 6/12 de loin et 12 points d’avance à la fin du premier quart.

Le réveil de Cleveland arrive toutefois lentement mais sûrement. Donovan Mitchell montre l’exemple au scoring et les locaux passent sous les 10 points. Le Jazz tente de répondre par un pressing demi-terrain, mais la manœuvre ne fait qu’ouvrir des brèches dont profitent Nae’Qwan Tomlin et Darius Garland (9 points chacun dans le deuxième quart-temps) pour ramener les Cavaliers au contact.

Seul Lauri Markkanen parvient à trouver des positions pour Utah, pris à la gorge par le rythme retrouvé des Cavs des deux côtés du terrain. Et avec lui, c’est la réussite derrière l’arc qui suit (7/11), comme aux plus belles heures de la saison régulière l’an passé. Cleveland termine le quart-temps par un tir de loin de Garland au buzzer pour conclure un 17-2 et rentrer aux vestiaires avec huit points d’avance.

Le show Keyonte George

L’embellie ne dure toutefois pas. Les Cavaliers reprennent la deuxième période comme ils avaient entamé la première : mous en défense et sans intensité. Lauri Markkanen et les shooteurs du Jazz sanctionnent une nouvelle fois cette passivité et effacent dix points de débours en moins de trois minutes. Keyonte George est partout et règne sur le troisième quart-temps avec 16 points à 5/8 au tir. Il faut l’impact de Tomlin côté Cleveland pour relancer un peu la machine, et le bon passage d’Evan Mobley, jusqu’alors bien discret. Tout reste encore à faire, alors que Sam Merrill ramène les siens à un point en tout début de quatrième quart.

Mais une fois encore, le Jazz punit les erreurs des Cavaliers, en particulier en défense pour couvrir les shooteurs. Svi Mykhailiuk frappe deux fois à 3-points, puis les visiteurs enfoncent le clou par leur domination au rebond avec un 16-6 en trois minutes (95-106). Utah a tout simplement plus faim que ce soit pour conclure au rebond offensif ou pour aller agresser le cercle et aller chercher des lancers-francs. Les locaux capitalisent sur leur avantage, quand Cleveland ne trouve pas la solution et s’enferme dans les tirs difficiles. George ponctue sa superbe deuxième période avec les cinq derniers points des siens pour clore les débats sous quelques sifflets.

CE QU’IL FAUT RETENIR

Utah, quelle réaction ! On avait laissé le Jazz terriblement fébrile, qui faisait bien son jeune âge contre les Hornets. Ce lundi, les joueurs de Will Hardy ont montré un visage très sérieux et une envie de prouver qu’ils peuvent être compétitifs. La domination au rebond en est le symbole parfait : 50 prises à 30, avec le tandem Markkanen (28 points et 12 rebonds) – Nurkic (11 points, 17 rebonds, 3 interceptions, 2 contres) en totale domination. Le talent de Keyonte George (32 points à 8/16 et 12/12 aux lancers-francs) et la confiance à 3-points (18/41) ont fait le reste.

Docteur Jekill et Mister Cavs. Pas au mieux en ce moment, Cleveland avait au moins le mérite depuis trois semaines de remporter les matchs dont il était le favori sur le papier. Ce lundi, Donovan Mitchell et les siens ont rappelé leurs faiblesses de cette saison, entre apathie et inconstance. Le 40-20 du deuxième quart-temps n’était ainsi qu’un feu de paille et même un très bon 17/41 à 3-points ne suffit pas à se sortir de toutes les situations si l’envie n’y est pas. Les Cavaliers s’enfoncent à la 7e place de l’Est.

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