Mieux vaut tard que jamais pour Orlando. Le Magic a battu les Pelicans 128-118 dimanche, un score fleuve qui ne dit pas tout des difficultés floridiennes pour l’emporter. New Orleans a joué crânement sa chance pendant trois quart-temps, avant que les joueurs de Jamahl Mosley ne se réveillent en défense pour faire la différence.
Noah Penda est de nouveau titulaire, et il ouvre le score à 3-points pour conclure un très beau mouvement collectif. L’entame du Magic est parfaite avec un 12-0 après trois minutes de jeu face à des Pelicans bien trop statiques offensivement. Ce départ en trombe ne dure pourtant pas, entre un Paolo Banchero pas dans le coup et des rotations sans relief. Mo Wagner effectue son retour après 386 jours d’absence, mais l’Allemand ne peut empêcher New Orleans de se réveiller. Les Pelicans profitent de la couverture de cercle très laxiste d’Orlando pour retrouver des solutions et de l’adresse. Les dynamiques s’inversent complètement : d’un 5/5 initial au tir, les locaux terminent le premier quart par un 5/17, alors que les Pelicans passent d’un 0/5 à un 11/14. Une série de 11-0 ramène les visiteurs à hauteur après le premier quart (26-26).
Jordan Poole incandescent
Saignant, Desmond Bane relance les siens. Question relance, difficile de faire mieux toutefois que Jordan Poole. Transparent lors de deux de ses trois dernières sorties (0 point contre les Lakers puis chez les Wizards), l’arrière commence son match par un 4/4 à 3-points ! A la peine en attaque, le Magic revient aux fondamentaux en allant chercher faute après faute (18-20 aux lancers-francs après deux quart-temps). C’est une autre histoire pour ce qui est de la défense, pas franchement dans les standards exigés par Jamahl Mosley. Karlo Matkovic et Yves Missi, puis les titulaires Jeremiah Fears et Zion Williamson, de retour sur le parquet, s’amusent. Il faut un très bon Anthony Black (14 points, 4 rebonds, 4 passes à la pause) pour limiter la casse et voir Orlando n’être mené que d’un point à la mi-temps (58-59).
La pause ne remet pas le Magic à l’endroit, bien au contraire. Les Floridiens offrent des ballons de contre-attaque aux Pelicans et n’obtiennent plus de lancers-francs pour alimenter la marque. Le duo Derik Queen à la baguette et Trey Murphy III s’occupe de tout pour New Orleans, toujours autant en réussite en attaque. Ce faux rythme sied très bien aux visiteurs, qui prennent jusqu’à 11 points d’avance sur un tir improbable de Poole, à la sirène des 24 secondes, derrière l’arc… et de la main gauche (81-92, 31′). Après les lancers-francs dans le deuxième quart-temps, Orlando s’accroche cette fois grâce à son adresse extérieure avec un 6/7 dans la période, dont un parfait 4/4 pour Tristan Da Silva.
Un sursaut, et ça suffit pour le Magic
Les locaux ont sept points à combler à l’entame de la dernière période, le bon moment pour enfin hausser un peu le ton en défense. Ce surplus d’activité change tout. Black montre la voie au scoring et tout le Magic suit. Orlando exploite bien mieux les oppositions défensives favorables pour Banchero ou Bane.
L’ancien joueur des Grizzlies réussit un lay-up impossible pour poursuivre la bonne série des locaux et le remettre en tête (113-112). New Orleans est soudainement aphone, et Fears puis Queen manquent en plus des paniers tout cuits. C’en est trop pour les joueurs de James Borrego, en tête quand ils shootaient à 64,4 % lors des trois premiers actes, mais qui s’effondrent complètement avec six points inscrits lors des dernières 6’40”. Le Magic remporte le dernier quart 37-20, et s’imposent au finish.
CE QU’IL FAUT RETENIR
– Le “Big Three” revisité du Magic a fait le job. Toujours privé de Franz Wagner, Orlando peut compter sur Anthony Black, qui a haussé son niveau de jeu ces dernières semaines. Son trio avec Paolo Banchero et Desmond Bane a été déterminant, en particulier dans le dernier quart où il a inscrit 28 des 37 points du Magic. Les trois hommes cumulent 76 points avec un magnifique 9/10 au tir pour Black et un Banchero polyvalent après un début de match timide (23 points à 7/16, 8 rebonds, 8 passes).
– Orlando continue de faire le yo-yo. Et de 14 matchs consécutifs pour le Magic à alterner une défaite puis une victoire. Orlando fait du surplace, mais a le mérite de la résistance. Il y aurait sans doute eu la possibilité de sa faciliter la tâche ce dimanche en ayant joué avec autant d’intensité que dans le dernier quart-temps bien plus tôt. Le déplacement la semaine prochaine en Europe à Berlin puis Londres pour deux matches contre des Grizzlies moribonds pourrait aider à mettre fin à cette drôle de série.
| ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Comment lire les stats ? Min = Minutes ; Tirs = Tirs réussis / Tirs tentés ; 3pts = 3-points / 3-points tentés ; LF = lancers-francs réussis / lancers-francs tentés ; O = rebond offensif ; D= rebond défensif ; T = Total des rebonds ; Pd = passes décisives ; Fte : Fautes personnelles ; Int = Interceptions ; Bp = Balles perdues ; Ct : Contres ; +/- = Différentiel de points quand le joueur est sur le terrain ; Pts = Points ; Eval : évaluation du joueur calculée à partir des actions positives – les actions négatives.
Suivez toute l'actualité NBA sur la
Suivez nous également sur