Depuis le début de la semaine, Unrivaled a lancé sa deuxième saison de 3×3 à Miami. Cofondée par Breanna Stewart et Napheesa Collier, la ligue n’a jamais cherché à se positionner comme une rivale frontale de la WNBA, mais plutôt comme une solution « domestique » pour l’intersaison, afin d’éviter l’exil européen en hiver.
Cette ligne, Napheesa Collier l’avait déjà martelée l’été dernier, au moment où certains pointaient un conflit d’intérêts entre ses responsabilités syndicales et son rôle dans Unrivaled : l’objectif, disait-elle en substance, n’est pas de « battre » la WNBA, mais de tirer l’écosystème du basket féminin vers le haut.
La même logique se retrouve aujourd’hui dans le discours du président d’Unrivaled (et également mari de Napheesa Collier), Alex Bazzell, qui ne ferme pas la porte à une forme de partenariat avec la WNBA.
« Nous n’en parlons pas en permanence, mais j’ai toujours dit que nous étions ouverts à développer l’écosystème, quelle que soit la forme que cela pourrait prendre », explique-t-il. « Rien n’est ‘sur’ ou ‘hors’ de la table. Je ne vais pas spéculer sur ce qui pourrait arriver, mais tout le monde sait que notre porte est toujours ouverte. »
Cette main tendue n’est pas nouvelle. Selon ESPN, Breanna Stewart et Napheesa Collier avaient même proposé à la WNBA, à l’automne, de prendre une petite participation au capital d’Unrivaled pour afficher un alignement public. Une idée finalement repoussée, car elle aurait pu entrer en conflit avec certaines règles de la ligue.
Une main tendue
Étant donné les mots très durs de Napheesa Collier sur Cathy Engelbert, la commissionner de la WNBA, on peut s’interroger sur la collaboration, surtout au moment où la Grande Ligue féminine négocie une nouvelle convention collective, avec un deadline fixé au 9 janvier 2026 et une autorisation de grève déjà votée côté syndicat…
Reste que le paysage se densifie. La future ligue Project B — un circuit 5-contre-5 itinérant annoncé pour novembre 2026 à avril 2027 — arrive sur un calendrier qui chevauche l’hiver d’Unrivaled, et plusieurs noms majeurs se sont déjà positionnés pour rejoindre cette nouvelle ligue, dont Alyssa Thomas et Jewell Loyd.
Alex Bazzell maintient toutefois que la WNBA et Unrivaled peuvent cohabiter, notamment parce que les deux ligues n’opèrent pas sur le même produit (saison, format, diffusion…) et, surtout, parce que leur économie ne répond pas aux mêmes contraintes. Sur la rémunération, Unrivaled s’est ainsi positionnée très haut dès la première saison : plus de 220 000 dollars de salaire moyen sur un format court, avec un plancher à six chiffres pour chaque joueuse.
« Vous devez voir tout l’espace disponible comme une opportunité », résume Alex Bazzell. « Ce que nous avons construit avec le basket féminin aujourd’hui est unique. L’un n’a pas besoin d’exister sans l’autre pour prospérer. Tant que vous regardez cet espace avec un œil innovant, tout est réalisable. »
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