Sa bonne résolution pour 2026 ? « Ma priorité est d’être indulgent envers moi-même, car j’ai tendance à être très dur avec moi-même quand je traverse des mauvaises passes. Cela fait partie du jeu parfois », rétorquait Bam Adebayo lors du passage à la nouvelle année.
On ne connaît pas son niveau d’indulgence envers lui-même aujourd’hui, mais une chose est sûre : la mauvaise passe est bien réelle. Depuis dix matchs, l’intérieur du Heat, gêné par son dos récemment, affiche un tout petit 12.3 points de moyenne à 38% aux tirs, dont 28% de loin…
De quoi tirer vers le bas sa moyenne générale sur la saison à seulement 16.9 unités, sa plus faible moyenne depuis 2019/20. Avec son pire pourcentage en carrière (45.1%). Son match de la nuit passée face aux Wolves n’a rien arrangé : seulement 7 points à 3/11 aux tirs, avec 11 rebonds.
Après la rencontre, un journaliste lui demande à quel point Rudy Gobert a pu le gêner. « Offensivement, j’étais déjà en difficulté bien avant ça, donc je ne pense pas qu’il y soit pour quelque chose », rejette Bam Adebayo, alors que certaines séquences disent clairement le contraire.
« Mais je sens qu’on doit vraiment se concentrer sur la finition. On est arrivés à ce moment bizarre de la saison où on a l’impression que rien ne rentre, que ce soit à 3-points ou dans la raquette. Alors, on doit juste cravacher pour s’en sortir », vise l’intérieur, dont la formation n’a inscrit que 38 points dans la raquette des Wolves.
Progression immense, mais pas linéaire
« À un moment donné, on était à 16 sur 48 dans la raquette, ou quelque chose comme ça. Je ne suis pas un expert en maths, mais 16 sur 48… je ne pense pas que ce soit un bon pourcentage », formule Erik Spoelstra, interrogé sur le compagnon de raquette de Bam Adebayo, Kel’el Ware, qui a rendu quasiment la même copie statistique (7 points à 3/10 et 11 rebonds).
À la mi-décembre, celui-ci avait par exemple enchaîné trois matchs énormes à 25 points et 15 rebonds de moyenne. Puis lors de la rencontre suivante, il s’était contenté de 5 points à 2/8 aux tirs. Le « scoring » avec lui est ainsi parfois très aléatoire.
Un journaliste lui demande quelle est la clé pour que le pivot, titulaire depuis une dizaine de rencontres après avoir alterné entre le banc et le cinq, trouve de la régularité. « Tenez-moi au courant (quand vous trouvez) ! », blague le coach, avant d’ajouter plus sérieusement : « On y travaille, et il a eu plus de bons moments que de mauvais. »
Selon le coach, la principale explication à sa contre-performance de la soirée est le facteur Gobert justement. « Kel’el a été confronté à un adversaire qui lui a imposé un défi physique et de l’agressivité, mais Kel’el sait rebondir. Ce genre d’expériences est bénéfique pour lui. Sa progression est immense, mais elle n’est pas linéaire (il fait une vague vers le haut et vers le bas avec sa main). Mais il est nettement meilleur qu’il ne l’était l’an dernier à la même époque. »
Erik Spoelstra, qui doit également composer avec les performances en dent de scie de Nikola Jovic, le plus irrégulier des trois intérieurs floridiens, semble devoir s’en contenter.
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