
Aux côtés de Kon Knueppel, Cooper Flagg, VJ Edgecombe et Jeremiah Fears, Cedric Coward fait un peu figure d’intrus parmi le top 5 des meilleurs marqueurs rookies de ce début de saison. Drafté en 11e position par les Blazers, puis transféré aux Grizzlies, l’ailier de 22 ans arrivé en provenance de Washington State s’est rapidement acclimaté à la NBA et tournait encore à plus de 15 points par match il y a une semaine avant de connaître un passage plus difficile depuis quatre matchs.
L’ensemble reste satisfaisant, notamment au regard de son apport défensif et son adresse extérieure, précieuse dans le contexte difficile de Memphis depuis la reprise, avec un joli 37% de réussite derrière l’arc en près de cinq tentatives par match.
Des ajustements sur le terrain et dans la tête
Les premiers quarante jours de compétition lui ont également permis de réaliser ce qu’il a déjà accompli, mais aussi de pointer ce qui lui reste à travailler.
“Je dirais que rien ne m’a vraiment surpris. J’ai grandi en regardant la NBA, et je m’attends à devoir jouer face aux meilleurs joueurs du monde, que ce soit en termes de vitesse, de dimension physique. Tout ça est encore nouveau, et demande un ajustement par rapport au basket universitaire”, a-t-il déclaré. “Un de mes coéquipiers m’a notamment dit qu’il voyait toujours en moi des habitudes du basket NCCA dont je dois me débarrasser. Et je suis d’accord avec lui”.
L’aspect mental est tout aussi important, et Cedric Coward a déjà constaté une évolution positive après vingt matchs de saison régulière, notamment sur la façon d’aborder ses rencontres, et… d’accepter de faire des erreurs.
“Mon objectif a toujours été le même : entrer sur le terrain et jouer aussi bien que possible. Mais j’ai fait une mauvaise pré-saison, parce que j’essayais d’être trop parfait. De manière un peu robotique, à essayer de tout bien faire. J’ai réussi à me défaire de ça, et vous savez quoi ? C’est OK de faire une erreur. Même si tu veux bien jouer, être le plus parfait possible, ce n’est pas un problème si tu fais une erreur, ça fait partie du jeu de rater un tir. Donc maintenant, je ne suis moins nerveux par rapport à ça”, a-t-il ajouté.
Avant d’arriver en NBA, Cedric Coward n’a pas eu un chemin tout tracé, puisqu’il n’avait reçu aucune offre pour un programme universitaire à la sortie du lycée, l’obligeant à passer par la troisième division universitaire avant de se faire remarquer. Lors de sa dernière saison NCAA, il s’est rapidement blessé à l’épaule, mettant prématurément fin à son exercice 2024-2025.
Son succès, l’ailier le doit surtout à son acharnement et sa capacité à travailler dur pour progresser. De ces péripéties est née une ligne de conduite qu’il continue de suivre. Et jusqu’à présent, celle-ci lui a donné raison.
“Je dirais cette phrase : “Personne ne va faire le boulot à ta place”. Voilà en quelque sorte la façon dont j’aborde la vie au quotidien”, a-t-il expliqué. “Vous allez devoir faire les choses vous-même d’une manière ou d’une autre. Même s’il s’agit de demander à quelqu’un d’autre de faire quelque chose pour vous, vous devez prendre l’initiative de demander. À quel point veux-tu être bon ? C’est toi qui décide. Car la différence entre les grands joueurs et les joueurs corrects n’est pas si grande”.
Déjà de belles comparaisons à son actif
Ses performances ne sont en tout cas pas passées inaperçues dans le reste de la ligue, ce qui lui a déjà valu quelques jolis “surnoms”. Après avoir été comparé à Michael Redd ou Khris Middleton avant la draft, le dernier compliment en date est venu de Draymond Green, qui l’a comparé à un jeune Kawhi Leonard…
“C’est vraiment cool de savoir que je suis comparé à ces grands joueurs, en particulier à Kawhi, qui sera bientôt intronisé au Hall of Fame. C’est incroyable. Comme j’essaie simplement d’être le meilleur possible, j’admire Kawhi. Et Kevin Durant, Shai Gilgeous-Alexander, Kobe Bryant, Michael Jordan… Toutes sortes de joueurs différents dont je veux m’inspirer sans pour autant vouloir être comparé à qui que ce soit en particulier. Mon travail principal est de travailler plus dur que n’importe qui d’autre et de donner le meilleur de moi-même”.
Le match de ce soir à Sacramento sera une nouvelle occasion pour lui de le démontrer. Lors du dernier match entre les deux équipes il y a dix jours, Cedric Coward avait sorti l’un des meilleurs matchs de son début de saison avec 19 points, 4 rebonds et 4 passes décisives en 25 minutes pour un succès 137-96.
| Cedric Coward | Pourcentage | Rebonds | |||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Saison | Equipe | MJ | Min | Tirs | 3pts | LF | Off | Def | Tot | Pd | Fte | Int | Bp | Ct | Pts |
| 2025-26 | MEM | 20 | 27:03 | 45.7 | 37.0 | 86.4 | 1.4 | 4.5 | 5.9 | 2.8 | 2.0 | 0.7 | 1.4 | 0.4 | 13.4 |
Comment lire les stats ? MJ = matches joués ; Min = Minutes ; Tirs = Tirs réussis / Tirs tentés ; 3pts = 3-points / 3-points tentés ; LF = lancers-francs réussis / lancers-francs tentés ; Off = rebond offensif ; Def= rebond défensif ; Tot = Total des rebonds ; Pd = passes décisives ; Fte : Fautes personnelles ; Int = Interceptions ; Bp = Balles perdues ; Ct : Contres ; Pts = Points.
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