L’Equipe de France continue d’écrire son histoire. L’absence de véritable adversité depuis le début du Mondial pouvait constituer une source d’inquiétude avant cette demi-finale face à une surprenante Allemagne, tombeuse de la Belgique en quart de finale. Mais même poussées dans leurs retranchements par le pays hôte, les Bleues restent en contrôle pour s’imposer 86-64.
Un succès synonyme de première qualification de leur histoire en finale de la Coupe du Monde, deux jours après avoir retrouvé le dernier carré pour la première fois depuis 1953. Deux ans après leur médaille d’argent aux Jeux olympiques de Paris, les Françaises vont donc avoir une nouvelle occasion de décrocher un titre mondial dimanche.
« Il fallait rester dans le réel »
Cette fois, les Bleues doivent pourtant composer avec une salle complètement acquise à leurs adversaires, une situation qu’elles n’avaient pas encore connue depuis le début du tournoi. À plusieurs reprises, l’Allemagne profite de son public pour recoller.
Notamment en première période, lorsque les Françaises laissent passer plusieurs occasions de creuser l’écart et se retrouvent même brièvement derrière (22-23). Mais elles avaient compris dès l’entre-deux ce qui les attendait.
« Directement, quand les joueuses étaient appelées, on a vu que l’ambiance était dingue et qu’ils allaient pousser les Allemandes », raconte Carla Leite. « On a bien respecté ce qui était demandé même si on a eu du mal à rentrer dans le match. On aurait pu faire un meilleur match, mais l’important, c’est la victoire. »
C’est après la pause que les joueuses de Jean-Aimé Toupane prennent définitivement leurs distances. L’Allemagne parvient encore un temps à rester au contact, mais l’écart se stabilise autour des dix points dans le troisième quart-temps avant de s’envoler dans les dernières minutes.
« À la mi-temps, on a essayé de se calmer, de mettre les choses au clair », explique Leïla Lacan. « Sans jouer hyper bien, on était devant (45-38, NDLR). Avec le public, tu as l’impression d’être à -10, mais tu regardes le score et tu vois que tu mènes. Le but, c’était de réussir à rester dans le réel. On a continué à dérouler en mettant de l’intensité en défense, en partageant le ballon et en étant agressives. »
« C’est une dinguerie ! »
Comme souvent depuis le début de la compétition, la France peut également remercier Gabby Williams. Avec ses 22 points, la capitaine tricolore signe encore une prestation de très haut niveau et continue de montrer la voie des deux côtés du terrain.
« Gabby est trop forte », résume Carla Leite. « C’est une excellente capitaine, je suis fière de l’avoir dans l’équipe. Que ça soit en défense ou en attaque, elle montre l’exemple. »
Une fois passée la tension de cette demi-finale, les Françaises peuvent enfin laisser éclater leur joie. À l’image de Carla Leite, tout sourire en zone mixte quelques minutes après le buzzer.
« On est trop excitées, je pense qu’on ne réalise pas encore. C’est une dinguerie ! On est sûres de repartir avec une médaille, c’est ce que l’on était venues chercher. Il n’y a plus qu’à aller chercher l’or maintenant. »
Il reste évidemment la marche la plus haute. Dimanche, les Bleues retrouveront l’Espagne ou Team USA pour tenter de décrocher le premier titre mondial de l’histoire de l’équipe de France féminine.
« Pas de préférence », assure déjà Gabby Williams sur l’identité de leur future adversaire. Contrairement à Carla Leite, la capitaine paraît déjà redescendue sur terre. Il reste encore un match pour transformer cette Coupe du Monde historique en épopée dorée.
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