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Les Bleues face au pays hôte. Quelques heures après avoir décroché leur ticket pour le dernier carré de la Coupe du Monde féminine, les Françaises savent déjà qui elles affronteront en demi-finale de la compétition, ce samedi à 16h30.
Loin d’être favorite sur le papier, l’Allemagne a parfaitement profité de son avantage à domicile et d’une ambiance exceptionnelle pour se galvaniser et dompter la Belgique. Doubles championnes d’Europe en titre, les Belges ne décrocheront donc pas la première médaille mondiale de leur histoire.
Une Allemagne au grand cœur
Car elles se sont heurtées à une équipe allemande on ne peut plus vaillante. Pourtant, les joueuses d’Olaf Lange ont été secouées en début de match par une superbe Emma Meesseman, seule Belge à véritablement surnager offensivement avec 29 points.
Mais une fois lancée, la machine allemande ne s’est plus enrayée. D’abord emmenées par Leonie Fiebich, auteure de 13 points en première mi-temps avec plusieurs tirs de très haut niveau, les locales ont ensuite su trouver d’autres solutions lorsque l’ailière du Liberty a perdu de son adresse.
Au retour des vestiaires, Frieda Buhner et Marie Guelich ont ainsi pris le relais, omniprésentes dans un troisième quart-temps qui a progressivement fait basculer la rencontre en faveur du pays hôte.
« Ça va encore être un gros combat »
Avant qu’Alexis Peterson ne prenne les choses en main dans le « money time », inscrivant notamment un tir primé décisif pour porter l’écart à 13 points (87-74) et faire exploser l’Uber Arena.
Passée par la France à plusieurs reprises, la meneuse a notamment côtoyé Leïla Lacan à Angers. Deux anciennes coéquipières qui se retrouveront désormais face à face samedi.
« Leïla a toujours été talentueuse, on se connaît depuis qu’elle a 18 ans », a expliqué Alexis Peterson. « Je savais qu’elle était destinée à devenir une grande joueuse. Elle a progressé et l’est devenue. Ça ne me surprend pas du tout. »
Mais dans le dernier carré d’un Mondial, pas de place aux sentiments.
« Ça va encore être un gros combat », prévient la meneuse allemande. « C’est une bonne équipe, avec des joueuses qui jouent bien ensemble. Elles ont beaucoup de talent et de profondeur. On n’aura pas le choix : il faudra être prêtes. »
Berlin comme treizième joueuse
Le plus grand atout des Allemandes ne se trouve d’ailleurs peut-être pas sur le parquet, mais autour. Depuis le début du tournoi, la sélection semble portée par un public rugissant, qui lui offre un véritable supplément d’âme. Giflée d’entrée par l’Espagne (83-53), l’Allemagne n’a depuis cessé de monter en puissance.
« On aura besoin de tout le monde », poursuit Alexis Peterson. « J’espère qu’ils seront très bruyants samedi et qu’ils seront derrière nous. Je n’en doute pas. Ils ont été incroyables depuis le début du tournoi. Ils viennent nous encourager avant, après les matches, même à l’hôtel. On se nourrit de ça et on en aura besoin samedi. »
Les Bleues savent donc à quoi s’attendre : elles n’auront pas seulement douze Allemandes face à elles samedi à 16h30, mais toute une salle. Un obstacle de taille sur la route d’une première finale de Coupe du Monde pour l’Equipe de France.
À Berlin
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