Pour aller chercher, à partir de ce vendredi, la première médaille de l’Equipe de France dans un Mondial depuis 1953, Jean-Aimé Toupane s’appuiera sur deux générations dorées. D’une part, celle de Marine Johannès, Gabby Williams ou encore Marième Badiane. Et d’une autre, un groupe de jeunes pousses, dont fait partie Carla Leite, qui s’apprête à disputer sa première compétition internationale avec les A.
Une juste récompense pour la meneuse du Fire, et c’est le symbole de sa progression fulgurante, qui ne lui monte pas à la tête pour autant.
On est un an et demi après votre dernier match officiel avec les Bleues. Dans quel état d’esprit arrivez-vous dans cette Coupe du monde ?
Je suis super contente. J’ai eu la chance de faire une compétition avec les jeunes et c’est l’un de mes meilleurs souvenirs basket, et j’ai hâte d’en avoir d’autres avec cette équipe.
Comment s’est passée votre intégration après votre arrivée tardive dans le groupe ?
Super, je connaissais déjà tout le monde. On a joué contre, j’ai joué avec certaines filles. C’est plutôt agréable. Surtout de pouvoir parler enfin français !
Et ce qui a dû aider, c’est votre affinité avec Aminata [Gueye]. Pouvez-vous nous parler de l’alchimie que vous avez avec elle ?
J’ai joué avec elle à Villeneuve-d’Ascq, puis à Saragosse. C’est vrai que sur le terrain, on se connaît bien. C’est toujours cool d’avoir ce genre de connexion. C’est important pour l’équipe. Quand je serai sur le terrain avec elle, je serai en confiance.
Il y a aussi des joueuses plus expérimentées dans le groupe. Sur qui prenez-vous exemple ?
Généralement, dans toutes les équipes où je passe, il y a toujours quelques vétérans qui me donnent des conseils. Donc j’essaie de m’inspirer d’elles, c’est important. Elles ont beaucoup de vécu. Par exemple, quand je suis à Portland, il y a Karlie Samuelson et Bridget Carleton, qui m’aident beaucoup. C’est pareil ici, que ce soit Valou [Ayayi], ou d’autres, tout le monde me donne des conseils.
Vous avez beaucoup progressé et gagné en responsabilités à Portland. C’est l’évolution que vous souhaitez aussi connaître sur ces prochains jours avec l’équipe de France ?
Je ne mets pas de pression par rapport à la Coupe du monde. Je vais juste faire ce que le coach me demande. S’il me demande de davantage scorer, je scorerai. Pareil s’il me demande de davantage passer la balle. Je ferai tout ce qui est nécessaire pour aider au mieux l’équipe.
Justement, avez-vous déjà pu discuter de ça ?
Oui, on a tout de suite fait une petite réunion avec le coach et certains assistants pour définir les rôles. Après, comme je l’ai dit, je vais juste faire ce que le coach me demandera sur le terrain et apporter la meilleure aide possible à l’équipe.
Le coach hongrois s’attend à vous voir mettre beaucoup de vitesse et d’intensité. C’est ce que vous a demandé Jean-Aimé Toupane ?
Oui tout à fait. Ça va être un bon match. C’est le premier de la compétition donc forcément ça va faire un peu bizarre, il y a peut-être un peu d’appréhension, mais je pense que ça va être un super match.
Propos recueillis à Berlin par Nicolas Bulach
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