L’Equipe de France a confirmé sa montée en puissance depuis le début de la Coupe du Monde. Première de son groupe avec trois larges victoires en autant de rencontres, conclues par une démonstration record face au Nigeria (111-56), marquée par une adresse insolente à 3-points, la France peut aborder avec confiance son quart de finale de jeudi, face à Porto Rico ou la Chine.
La démonstration face aux Nigérianes a notamment permis à Jean-Aimé Toupane de rendre hommage à son groupe, capable de trouver rapidement ses automatismes malgré une préparation express.
« Affronter le Nigeria est toujours difficile, mais aujourd’hui, avec la façon dont on a débuté le match, notre intensité défensive et notre partage du ballon, avec confiance… Cette équipe, ça doit faire dix jours qu’on est ensemble, et elles se débrouillent déjà très bien », a-t-il déclaré, soulignant également « la façon dont elles vivent ensemble, déterminées pour aller chercher ce qu’on veut, la façon dont elles comprennent le jeu ».
« Le talent lui importe peu »
Sa capitaine Gabby Williams a elle aussi rendu hommage à son sélectionneur, qui a réussi à installer un climat sain sans jamais sacrifier les exigences du très haut niveau. Car au-delà du basket, Jean-Aimé Toupane se montre particulièrement attentif à l’état d’esprit et à l’intensité affichée par ses joueuses.
« Vous savez, la France a toujours pu s’appuyer sur des joueuses talentueuses, mais je pense que la culture a changé. Jean-Aimé, notre sélectionneur, veut vraiment qu’on joue dur. Le talent lui importe peu. Si vous ne donnez pas le meilleur de vous-même sur le terrain, vous sortirez. Le score n’a pas d’importance. L’adversaire non plus. On doit à chaque fois jouer avec la même énergie », a expliqué la MVP de la rencontre.
Avec un effectif particulièrement profond, chaque joueuse est ainsi invitée à tout donner sur ses minutes afin de maintenir le même niveau d’intensité, quels que soient les cinq éléments présents sur le parquet.
« Il y a beaucoup de joueuses talentueuses en sortie de banc, donc il n’y a aucune excuse pour ne pas donner le maximum. Personne ne va jouer 30 ou 40 minutes. Il nous faut juste donner le meilleur de nous-mêmes en sachant que le niveau d’intensité ne variera pas » explique encore la joueuse des Valkyries.
Une philosophie qui fonctionne pour l’instant à merveille. Mais à partir des quarts de finale, les Bleues vont désormais devoir démontrer qu’elles peuvent maintenir cette exigence lorsque la marge d’erreur se réduira…
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