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Le premier tour de la Draft a offert quelques picks inattendus, un peu de mouvement, mais pas de grand oublié qui aurait glissé vers le second tour à la surprise générale. L’effet du NIL n’y est sans doute pas étranger, poussant des joueurs attendus en fin de premier tour à prolonger d’un an leur séjour en NCAA pour maximiser leurs chances d’être retenus parmi les 30 premiers choix.
De notre dernière Mock Draft, seuls deux joueurs n’ont finalement pas été retenus mardi et devront revenir mercredi soir au Barclays Center pour entendre leur nom être appelé.
Le déception sera peut-être là pour certains, mais le deuxième tour est aussi l’occasion de faire quelques très belles pioches, à l’image de Maxime Raynaud, seulement 42e choix l’an dernier mais sélectionné quelques mois plus tard dans la deuxième « All-Rookie Team ».
En prenant un peu plus de recul encore, deux des quatre derniers meilleurs joueurs des finales ont été draftés au deuxième tour : Jalen Brunson en 2026, Nikola Jokic en 2023. Difficile d’annoncer pour autant qu’un futur MVP se cache parmi ceux qui verront leur rêve de NBA se réaliser, ou au moins se rapprocher. Voici ce qui se fait sans doute de mieux parmi les joueurs encore disponibles.
Isaiah Evans (SF/SG)
Duke | 1,97m / 84kgs | 38 matchs
15 PTS 3,2 REB 36,1 %3PTS 86% LFS
Coéquipier de Cooper Flagg, puis de Cameron Boozer, Isaiah Evans n’a pas réussi à tirer suffisamment son épingle du jeu pour être retenu parmi les 30 premiers choix. L’ailier sophomore est un shooteur, un vrai, qui n’a pas peur de tenter beaucoup chaque soir, et ce même quand les positions sont difficiles. S’il tient plus d’un sniper en bout de chaîne que d’un joueur capable de se créer ses ouvertures, il est un poison dès qu’il est laissé seul (50 % à 3-points cette saison sur catch-and-shoot sans défenseur sur lui la saison dernière). Isaiah Evans doit encore s’endurcir et continuer à développer d’autres facettes de son jeu – défense, attaque du cercle – mais qui n’a pas besoin d’un artificier dans la NBA actuelle ?
Destinations favorites : Wolves, Spurs, Rockets, Mavericks, Raptors
Henri Veesaar (C)
North Carolina | 2,11m / 103kgs | 31 matchs
17.0 PTS 8.7 REB 43% 3P 1.2 CTR
Il est peut-être le joueur que l’on attendait le plus être retenu entre la 20e et la 30e place de cette cuvée. Henri Veesaar devrait faire partie des premiers appelés par Mark Tatum mercredi tant son bagage technique est celui d’un joueur du premier tour. Son gabarit de « big man » cache un bon shooteur et un connecteur intéressant dans le jeu. L’Estonien est un des trois joueurs dans l’histoire de la première division de la NCAA à terminer une saison avec plus de 60 % au tir, 30 tirs à 3-points réussis, et 30 contres (avec Chet Holmgren et Obi Toppin). Le coéquipier de Caleb Wilson chez les Tar Heels a le profil pour intégrer une rotation dès la reprise, même s’il devra gagner en muscles sur la durée.
Destinations favorites : Lakers, Warriors, Celtics, Suns, Cavaliers
Meleek Thomas (SG)
Arkansas | 1,90m, 86kgs | 37 matchs
15,6PTS 3,8REB 41,6 %3PTS 1,5INT
Il est le dernier des trois joueurs qui avaient la possibilité de rester un an de plus en NCAA mais qui avaient maintenu leur nom dans cette Draft pour ne pas être parmi les 30 noms cités par Adam Silver. Meleek Thomas est un attaquant de talent, qui joue beaucoup à l’instinct, porté par l’envie de scorer. Cela fonctionne régulièrement, surtout derrière l’arc, alors qu’il faisait partie des meilleurs shooteurs universitaires la saison dernière. Cela dérape parfois aussi, avec une sélection au tir à clarifier, ce qui a sans doute refroidi certains recruteurs. A moins que ce ne soit son implication défensive, trop aléatoire chez les Razorbacks. S’il parvient à corriger ces pêchés mignons, il pourrait être un « role player » précieux en sortie de banc, dans la veine de ceux à même de faire basculer un match en un temps record.
Destinations favorites : Pelicans, Grizzlies, Raptors, Pistons
https://youtu.be/wW1wLW2ykSk?si=o6XkOm6y1N6SF4qs
Richie Saunders (SG)
BYU | 1,96m, 92 kgs | 25 matchs
18PTS 48,9 % 37,6 % 3PTS 5,8 RBDS
Ne pas voir Richie Saunders être drafté au premier tour n’a sans doute pas grand-chose à voir avec son profil et ses qualités. Si son âge (25 ans en septembre) aurait pu freiner certaines franchises, c’est surtout une vilaine blessure, une rupture du ligament croisé antérieur en février dernier, qui coûte à l’arrière sa chance de s’immiscer dans le Top 30 de cette Draft. S’il se remet correctement, il semble répondre presque idéalement aux besoins du jeu actuel : du shoot, des qualités techniques pour poser un dribble, ou pour lire le jeu efficacement, et un physique à même de pouvoir switcher sur deux postes. Si des profils comme Grayson Allen a pu faire son trou en NBA, il n’y a pas de raison que l’ancien coéquipier d’AJ Dybantsa à BYU n’y parvienne pas non plus.
Destinations favorites : Grizzlies, Bucks, Spurs, Pelicans
Jack Kayil (SG/PG)
Alba Berlin | 1,92m, 86kgs | 65 matchs
12,2PTS 37,7 % 3,6PAS 3REB
C’est un classique du deuxième tour : il y a bien souvent au moins une franchise qui tente le pari d’un joueur évoluant en Europe dans l’idée de le sécuriser et de le laisser en couveuse une ou plusieurs saisons avant d’envisager une éventuelle intégration en NBA. Jack Kayil semble en être l’exemple le plus probant cette saison. Le jeune Allemand de 20 ans devait à l’origine rejoindre Gonzaga à la rentrée prochaine, mais il a préféré sauter le pas sans passer par la case NCAA. Le coéquipier de Hannes Steinbach et de Christian Anderson en sélection U19 d’outre-Rhin lors des Championnats du monde l’été dernier est un « combo guard » intéressant, qui mise avant tout sur sa puissance sur le Vieux Continent, tout en n’hésitant pas à tenter sa chance de loin. Il lui reste beaucoup à faire avant d’envisager un jour traverser l’Atlantique, mais son physique de « combo guard » et son jeu complet peuvent intriguer.
Destinations favorites : Suns, Bulls, Pacers, Celtics, Magic, Jazz
Baba Miller (F)
Cincinnati | 2,10m, 94kgs | 31 matchs
13,3PTS 10,3 REB 3,7PAS 1,2CTR
Baba Miller ressemble de loin à un joueur que l’on pourrait créer sur un jeu vidéo, aux caractéristiques en théorie pas franchement faites pour aller ensemble, mais permises dans une réalité numérique. L’Espagnol, formé Real Madrid,a la taille d’un pivot mais le poids d’un arrière, une longueur et une agilité rares pour son poste mais semble incapable de se projeter vers un stretch big moderne. Le joueur de 22 ans est un très bon rebondeur, à la vision du jeu développée pour un intérieur, et un défenseur très sérieux. Mais à 19,2 % à 3-points sur un peu moins de deux tentatives et 65,8 % aux lancers-francs, le projeter comme un futur ailier-fort comme son gabarit pourrait le laisser imaginer semble très optimiste, pour ne pas dire utopiste. S’il tombe dans la bonne équipe qui saura exploiter au mieux son style atypique, il pourrait être une bonne pioche.
Destinations favorites : Nuggets, Suns, Hornets, Celtics, Bulls
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