Avant d’affronter le Fenerbahçe en Euroleague ce soir, Evan Fournier s’est confié à L’Équipe sur la fin de sa carrière, qui approche. Revenu en Europe après douze saisons passées en NBA, l’arrière français s’est en effet offert une seconde jeunesse sous le maillot de l’Olympiakos, où il évolue depuis un an et demi.
À 33 ans, le vice-champion olympique sait pourtant que la sortie se rapproche. Après avoir prolongé de trois ans avec le club grec l’été dernier, son horizon semble désormais fixé.
« Pour dire la vérité, je pense que je termine ce contrat et que je raccroche », a-t-il confié. « Je n’irai pas plus loin. Ce n’est pas totalement réfléchi ou décidé, mais c’est l’idée. J’ai de plus en plus de mal avec des petites choses, qui m’y font penser. Entendez-moi bien. À l’entraînement je suis à 150%. Il n’y a personne, plus que moi, qui veut gagner l’Euroleague. Mais il y a aussi des moments, par exemple en déplacement où je suis soûlé. Je veux être avec mes enfants, voyager avec ma femme, passer du temps avec mes parents, profiter de la vie que je n’ai pas eue jusqu’à maintenant parce que le basket prenait tout ».
Déjà, après les Jeux olympiques de Paris, l’ancien Knick avait envisagé d’arrêter.
« Je sais que ce n’est pas pour tout de suite. Ce n’est pas la première fois, j’avais déjà envisagé de tout arrêter après les JO de Paris. Quand j’ai vu que ma seule opportunité NBA était moisie (Washington), je me suis demandé : est-ce que tu as vraiment envie de tout recommencer à ce stade de ta carrière ? Mais après deux semaines sans basket, ça me démangeait et j’ai décidé de me faire un dernier kif en Grèce. »
L’Equipe de France pourrait aussi servir de moteur sur cette fin de parcours. D’ici à 2028, Evan Fournier vise en effet clairement deux derniers grands rendez-vous avec les Bleus : la Coupe du monde 2027 au Qatar, puis, dans l’idéal, les Jeux olympiques de Los Angeles en 2028.
À la disposition de Freddy Fauthoux
Absent du dernier Euro en raison d’une blessure à la cheville, le scoreur se tient en tout cas prêt à répondre à l’appel de Freddy Fauthoux. Les deux hommes ont d’ailleurs déjà échangé.
« Oui, c’est catégorique. Enfin je viendrai, si on m’appelle (sourire). Freddy Fauthoux a joué un match avec Bourg-en-Bresse à Panionios, en banlieue d’Athènes. Le lendemain, il est venu manger chez moi, on a pu échanger », a-t-il ajouté. « On verra le rôle que je peux endosser. Il a partagé sa vision sur ce qu’il s’est passé à l’Euro, le futur. Je ne peux pas en dire plus, c’est privé. C’était histoire de faire connaissance, aussi. (…). Mon idée est de m’engager sur toute l’olympiade, clairement. Si on se qualifie… »
Le rêve ultime, forcément, serait de retrouver Team USA une dernière fois sur la scène olympique, cette fois à Los Angeles. Après les défaites en finale à Tokyo puis à Paris, l’envie de prendre une revanche existe.
Mais avant de rêver à une troisième finale olympique consécutive face aux États-Unis, le cadre des Bleus garde cependant les pieds sur terre. Et rappelle un peu de contexte.
« Pour revenir à la thématique USA – France, rendons-nous compte d’un truc : on sort d’un Euro où on a été éliminés en huitièmes (par la Géorgie). Alors, sérieusement, parler de finale olympique contre les États-Unis ? Je ne sais pas qui croit ça, mais on en est à des années-lumière. Le niveau de difficulté est énorme. Il faut aller au Mondial, faire une grosse perf là-bas, se qualifier pour Los Angeles, déjà, et après on verra. Mais penser que le truc va tomber comme ça, c’est un vrai danger » lâche-t-il sous forme de rappel à l’ordre.
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