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Interview Nicolas Batum : « J’ai l’impression d’avoir vécu cinq saisons en une ! »

NBA – De retour à Golden State pour la première fois depuis la première semaine de la saison, Nicolas Batum est revenu sur une saison unique en son genre pour les Clippers.

Nicolas BatumEntre le mauvais début de saison, les blessures, le retour en forme, les transferts, l’ancien capitaine de l’Equipe de France nous explique comment les Clippers ont réussi à inverser la tendance et comment ils se sont réinventés.

Avant et après la victoire de son équipe contre les Warriors, Nicolas Batum a longuement évoqué la saison de son équipe, avant de mettre sa casquette de GM pour répondre à des questions en tout genre.

Nico, la dernière fois qu’on s’était vus, c’était le 27 octobre pour le cinquième match de la saison. Beaucoup de choses se sont passées depuis… Comment décririez-vous cette saison en un mot ?

En un mot ! En un mot… (Il prend un long temps de réflexion.) Atypique… Oui, atypique.

Vous avez quasiment tout connu en NBA. Est-ce l’une des saisons les plus — j’allais dire « bizarres », mais pour reprendre votre terme — atypiques ?

Ah oui, clairement. J’ai l’impression qu’on a déjà vécu cinq saisons en une. Entre notre mauvais début de saison, la blessure de Bradley Beal, l’histoire avec Chris Paul, le retournement de situation et les transferts… Ça a été riche en rebondissements, c’est le moins qu’on puisse dire. Pour te dire (il nous montre du doigt la vidéo du scouting report qui défile sur le grand écran du vestiaire des Clippers), quand je regardais la vidéo du premier match, la première chose qui m’est venue à l’esprit, c’était : « Quelle est cette équipe ? », tellement, quatre mois plus tard, ça n’a plus rien à voir.

« La saison de Kawhi… Costaud. Dans tous les sens du terme… Costaud »

Quand vous étiez dans les bas-fonds du classement début décembre, quel était le discours dans le vestiaire ? Est-ce qu’il y a eu une mise à jour des ambitions que vous aviez en début de saison ?

Pas vraiment, et c’est ce qui fait la beauté de la NBA. On était à 6 victoires pour 21 défaites, au fond du trou, mais il te reste quand même 55 matches. Donc tu sais que les choses peuvent changer. Le plus important, c’est de ne pas lâcher. Même si c’est compliqué, même si on a du mal à passer un cap, tu n’as pas le droit de lâcher. Le message, c’est ça. Et puis tu regardes autour de toi dans le vestiaire et tu te dis qu’avec le talent qu’on a, ça va finir par tourner. Finalement, ce qui a sauvé notre saison, ça a été la semaine de coupure pendant la NBA Cup. Ça nous a permis de tout remettre à plat, de remettre nos fondations en place et de repartir de l’avant. Aujourd’hui, on est remontés neuvièmes et on sait qu’on aura l’opportunité d’être dans le Top 8 pour avoir deux chances d’aller en playoffs. C’est l’objectif. Si on nous avait dit ça il y a trois mois…

En parlant du Top 8 : vous jouez une équipe de Golden State qui est huitième avec seulement deux défaites de moins. Les Suns sont septièmes avec cinq défaites de moins. Est-ce que vous vous autorisez à penser à la sixième place, ou vous vous dites que c’est injouable avec 23 matches à jouer ?

Déjà, on ne veut pas descendre plus bas que neuvièmes. Après, on se concentre sur le Top 8 parce que c’est à notre portée. La sixième place, c’est les Lakers… Ça risque quand même d’être chaud à aller chercher avec le nombre de matches qu’il nous reste. On va continuer à rester concentrés sur notre basket, continuer de progresser, et on verra où on finit la saison.

Vu que vous avez apprécié l’exercice… Comment décririez-vous la saison de Kawhi en un mot ?

La saison de Kawhi… (Il prend de nouveau un long moment de réflexion.) Costaud. Dans tous les sens du terme… Costaud.

Est-ce encore plus impressionnant compte tenu des pépins physiques qu’il a connus lors des dernières saisons ?

Ouais, ouais ! Il a 34 ans et il a connu pas mal de galères dernièrement, et faire ce qu’il fait, ce n’est pas facile. Je ne l’ai jamais vu aussi fort. Ça fait six ans que je le côtoie de près maintenant, et en six ans… peut-être en 2021, c’était costaud comme ça. Ce qu’il fait cette saison, c’est… costaud. Je l’ai joué avant, que ce soit quand il était aux Spurs ou à Toronto : je ne l’ai jamais vu aussi costaud que ça. Vraiment : dans son jeu, dans sa prise de position, dans sa prise de décision… c’est vraiment costaud. Vraiment !

Malgré votre début de saison, devrait-il faire partie de la conversation pour le trophée de MVP ?

Il peut, parce qu’avec le départ qu’on a fait, si tu prends en compte les 30-40 derniers matches, oui, clairement. Il fait partie des cinq ou dix meilleurs joueurs de la NBA, facilement.

Ce soir, c’est le premier match de Darius Garland. Ça va forcément changer votre façon de jouer. Qu’est-ce qu’il va vous apporter ?

Déjà, depuis le transfert, depuis quinze jours, trois semaines maintenant, on joue différemment. C’est beaucoup plus de mouvements, beaucoup plus de course. Avec Darius, ça va en ajouter encore plus. James et Darius, c’est un style de jeu complètement différent. Ce sont deux styles de meneurs… vraiment opposés. Ça va être totalement différent. Ça va apporter quelque chose de nouveau. Un mec qui peut créer, un mec qui peut mettre ses tirs, qui peut être en place, qui peut shooter, qui peut passer. Il peut faire plein de choses, donc ça va vraiment être une bonne addition.

« Yanic Konan Niederhauser, c’est comme mon petit frère »

Vous avez récemment évoqué le transfert de Zubac. Je voudrais y revenir, mais cette fois vis-à-vis de l’opportunité qu’il donne à Yanic Konan Niederhauser. Pensez-vous que cette fin de saison soit son audition pour le poste de pivot titulaire la saison prochaine ? Et que pensez-vous de ce virage vers la jeunesse ?

Ça peut l’être. Après, c’est à lui de saisir cette opportunité. En tout cas, je pense que le trade de Zubac a été fait aussi parce que les dirigeants savaient qu’ils tenaient quelque chose avec Yanic, et ils savaient aussi qu’il pouvait faire le travail. Il l’a montré ici et là, et puis quand Zu s’est blessé, il a montré pendant quinze jours qu’il avait les qualités pour apporter quelque chose de différent de Brook et de Zu. Alors c’est clair qu’on est plus jeunes maintenant. Avec Ben, Mathurin, Jordan Miller qu’on a — et qui est en train de monter — Garland qui a 26 ans… maintenant Yanic. C’est vrai que c’est totalement différent par rapport au début de saison : on avait l’équipe la plus vieille et, maintenant, on a beaucoup de jeunes. Tout ça en trois mois. Et c’est vrai que Yanic, on se parle tout le temps. C’est comme mon petit frère. On parle français, on est tous les deux francophones. J’essaie de le guider, mais il fait son travail tout seul. L’ascension qu’il fait petit à petit, la progression qu’il a après chaque match… Par exemple, dernièrement, contre Orlando, c’est un match très serré. Ils l’ont laissé sur le terrain, il fait une boulette à la fin. Mais c’est de l’apprentissage, c’est bien pour lui. Le lendemain à l’entraînement, on a bossé par rapport aux erreurs qu’il a faites, et tout le monde est autour de lui également. Il est vraiment dans son rôle. Il a une mentalité parfaite. Il sait ce qu’il doit faire et ce qu’il a à faire pour être très, très bon. Pour l’instant, il n’y a aucune fausse note par rapport à son attitude. C’est clair, et c’est très, très bien.


On retrouve Nicolas Batum après la victoire des Clippers contre Golden State en dominant la deuxième mi-temps.

Tout à l’heure, on parlait de la nouvelle jeunesse. Là, vous avez Yanic qui finit quasiment en double-double, Ben Mathurin qui marque 17 points, Jordan Miller 12, en plus d’un match complet de Kris Dunn. C’est encourageant ?

C’est bien, surtout pour le deuxième soir d’un back-to-back, c’est bien. Des mecs comme Brook (Lopez) et moi, on en parlait avec Ty (Lue) aussi : on a une profondeur de banc, et c’est bien qu’on puisse gagner des matches un peu bourbiers comme ça. Leur objectif était de nous attaquer, de nous rentrer dedans, sachant qu’on était fatigués. Ça a marché en première mi-temps : ils étaient bons. En deuxième, on s’est ajustés et c’était beaucoup mieux. On a commencé à mettre des tirs, Kawhi a été fort sur deux ou trois possessions, et on arrive à revenir alors qu’on le fait moins jouer en deuxième mi-temps. Globalement, on se sent très bien. Et c’est vrai que ce soir, comme tu le disais, entre Yanic, Ben… c’est un mec comme ça qui nous fait beaucoup de bien.

Et puis Darius Garland a eu du mal à se mettre dedans après avoir raté un mois et demi, mais il fait un bon passage quand vous revenez.

Oui, en troisième quart-temps, il fait un bon passage. Il a commencé à mettre du rythme, il met deux tirs. C’est tout nouveau : on a eu trois entraînements avec lui, il n’a pas joué depuis six semaines, c’est une nouvelle équipe, il y a des nouveaux joueurs, donc c’était prévisible qu’il commence doucement.

En ce qui vous concerne, sans vous attarder sur le match de ce soir, comment jugez-vous vos performances ? Comment définissez-vous ce qu’est un bon match pour vous, à cette étape de votre carrière ?

C’est quand on gagne… Vraiment. De toute façon, avec la relation que j’ai avec Ty Lue, c’est facile. Il m’a vu à la mi-temps, il m’a fait (il imite Ty Lue faisant un geste de la main pour dire que c’était fini pour lui), et je lui ai dit : « OK, pas de souci, merci » (il rigole). Je n’étais pas dedans, deuxième match d’un back-to-back. C’est comme avant le All-Star break : je n’avais pas loupé un match de la saison, j’étais le seul qui avait joué tous les matches. On finissait avec un back-to-back à Houston, il est venu me voir et il m’a dit : « Je te file un extra break : je te mets au repos pour les deux derniers matches. » C’est vraiment une relation, tu vois : il ne s’attend pas à des trucs de moi, il ne s’attend pas à… Des fois, il va me donner cinq minutes. Hier, j’ai joué 22 ; la dernière fois, j’ai démarré, j’ai joué 25 ; le match d’avant, j’en ai joué 10… donc ça dépend. Je ne me prends vraiment pas la tête avec ça : ça dépend des matches. Si ce soir je n’ai pas le même match, le match d’après sera différent. Pour moi, je joue tellement dans des lineups différents… ça change de temps en temps, des fois c’est différent, ce n’est pas le même basket, mais ça me va.

Stephen Curry ne jouait pas ce soir, mais quand vous voyez sa longévité — celle de KD, celle de LeBron — est-ce que ça vous surprend de les voir à ce niveau-là, à cet âge-là ?

Non, non, parce que… On en parlait avec Brook : on se demandait pourquoi des mecs comme nous, on est toujours là alors qu’il y a plus de talent, des joueurs plus athlétiques qu’avant. Et en fait, notre conclusion, c’est… si tu sais jouer au basket, si tu comprends le jeu, tu peux arriver à durer longtemps. Si tu restes dans la ligue à cet âge-là, c’est que tu sais jouer. Les mecs comme Steph, KD ou LeBron, ils savent jouer… mais ils sont aussi très, très forts (il rigole). Quand tu cumules les deux, tu fais une carrière comme eux.

LeBron, KD, physiquement, c’est quand même beaucoup plus imposant qu’un Steph. Et il continue à courir comme un fou pendant 35 minutes…

Après, c’est le travail qu’il fait. Tu vois, le travail de fond qu’ils font pour rester en forme… Des mecs comme Kawhi, comme James (Harden), c’est pareil. C’est du travail au quotidien. Pour être avec Kawhi tous les jours, c’est tous les jours : avant le match, après le match, il n’y a pas de secret. Les gens ne se rendent pas compte, vraiment, de la masse de travail que ces mecs produisent. On voit les 48 minutes sur le terrain, mais c’est aussi un travail permanent. Ça bosse dur en Europe, mais vraiment, la masse de travail que ces mecs produisent en dehors des 48 minutes, c’est super important et impressionnant.

« Pour gagner, il te faut un très bon trio, un trio complémentaire »

Pour rester sur le thème de l’âge : l’adage veut que les jeunes équipes passent par une période d’apprentissage en playoffs avant d’être de vrais prétendants au titre. Quand vous regardez les Spurs et les Pistons, pensez-vous qu’ils peuvent aller en finale, ou même gagner le titre dès cette saison ?

On ne sait jamais… Regarde, par exemple, OKC : ils se sont retrouvés au Game 7 contre Denver au second tour avant de gagner l’année dernière. Ce n’est pas impossible. Detroit, je ne sais pas : ça dépend sur qui ils tombent, je pense. S’ils évitent New York et Cleveland… Je ne sais pas. Je ne prête pas trop attention à l’Est. Mais à l’Ouest, pour les Spurs… ça dépend. S’ils se tapent Denver au deuxième tour, par exemple, tu vois, c’est différent. Denver, c’est une équipe qui, au complet… Bon, là, ils sont dans un creux, mais toutes les équipes ont un creux dans la saison. C’est une équipe qui peut les chamailler parce que c’est une équipe bourrée d’expérience. On ne sait jamais ce qui peut se passer, mais ils ont quand même l’équipe pour faire quelque chose.

Pour finir, je voulais vous demander de mettre votre casquette de GM pour quelques questions. Si vous étiez le GM d’une équipe comme Golden State, qui a eu énormément de succès, avec une équipe vieillissante — un Curry certes égal à lui-même, mais un Draymond Green qui ralentit, Butler blessé, peu de jeunes vraiment intéressants — pour vous, faut-il tourner la page ou est-ce qu’il faut honorer ce passé glorieux et attendre que cette ère se termine de façon organique ?

Tu ne peux pas… Non, tu ne peux pas. Tu ne peux pas virer Steph, tu ne peux pas virer Draymond. C’est des mecs qui vont avoir leurs statues devant la salle : ils ont gagné le droit de décider, tu vois. Ils ont le droit de décider. Malgré les rumeurs autour de Draymond, je pense que l’organisation est partie dans ce sentiment-là. Je pense que c’est quand Steph… Si Steph décide de dire stop, c’est là que tu passes à autre chose. Je pense que tant qu’il n’aura pas décidé ça, ils resteront dans cette optique-là. C’est normal. C’est normal. Ils ont le même temps de jeu, ils jouent encore très bien au basket. Là, ils n’ont pas eu de chance, mais ils ont mérité de décider comment ça va se terminer. Une dynastie comme ça, ils ont mérité ça.

Avant le match, on parlait de la différence de style entre James Harden et Darius Garland. Quand vous prenez le poste de meneur de jeu… quel est le rôle du meneur en NBA aujourd’hui ?

C’est différent, c’est une race… en voie de disparition, si on peut dire. Maintenant, c’est plutôt des combo guards. Tu regardes Shai, Murray, Luka… C’est ce qu’on a maintenant. Les meneurs purs, c’est qui ? C’est Trae Young, c’est Garland… Il y en a encore des bons, quand même. Il y en a encore des bons, et ça peut rester parce que c’est un talent utile. Après, en NBA, c’est des phases : tout le monde a voulu faire du small ball. Maintenant, les bigs reviennent.

Pensez-vous que le profil du meneur gestionnaire est révolu ? Ou a-t-il évolué et, aujourd’hui, ce rôle existe toujours, mais ce n’est pas forcément le meneur qui le joue ? Vous êtes capables de le jouer, Jalen Johnson…

Ce n’est pas révolu. Ça dépend vraiment du style d’équipe que tu as. Nous, on a besoin d’un mec comme ça, par exemple. Mais tu vois, à un moment donné, on a quand même fait un cinq où le plus petit, c’était Ben Mathurin… Donc tu vois, on est assez grands. Si l’équipe est assez grande, tu peux te permettre d’avoir un meneur comme ça. Par exemple, nous, on peut jouer quatre ou cinq joueurs qui font entre 2m05 et 2m12. Tu peux le faire.

Si vous deviez construire un effectif NBA aujourd’hui, quel style de jeu aimeriez-vous déployer et quelle serait la qualité principale autour de laquelle vous construiriez ton équipe ? Protection du cercle, chiens de garde en défense, plusieurs créateurs ?

En gros, c’est décider quel joueur tu prends en premier. Et aujourd’hui, c’est facile : tu prends Victor (Wembanyama). Maintenant, ton « franchise player » doit être, au minimum, un bon two-way. Qu’il soit élite — au moins élite d’un côté du terrain — et bon de l’autre côté. Par exemple, Jokic, il est élite. Par rapport à l’âge et au potentiel, tu prends Wemby et tu fais avec un style très défensif et un style très collectif. C’est ça qui gagne en ce moment. Si tu pars sur trois joueurs, il te faut un bon meneur/arrière, un bon intérieur, un bon « glue guy » à la Caruso, à la Gordon, des joueurs comme ça. De toute façon, pour gagner, il te faut un très bon trio, un trio complémentaire. Donc ouais, je partirais sur cette base.

Propos recueillis à San Francisco.

Nicolas Batum Pourcentage Rebonds
Saison Equipe MJ Min Tirs 3pts LF Off Def Tot Pd Fte Int Bp Ct Pts
2008-09 POR 79 18:24 44.6 36.9 80.8 1.1 1.7 2.8 0.9 1.8 0.6 0.6 0.5 5.4
2009-10 POR 37 24:49 51.9 40.9 84.3 0.9 2.9 3.8 1.2 2.2 0.6 0.7 0.7 10.1
2010-11 POR 80 31:32 45.5 34.5 84.1 1.4 3.2 4.5 1.5 2.4 0.9 1.0 0.6 12.4
2011-12 POR 59 30:21 45.1 39.1 83.6 1.4 3.2 4.6 1.4 1.8 1.0 1.5 1.0 13.9
2012-13 POR 73 38:27 42.3 37.2 84.8 1.3 4.3 5.6 4.9 1.9 1.2 2.6 1.1 14.3
2013-14 POR 82 36:03 46.5 36.1 80.3 1.4 6.0 7.5 5.1 1.9 0.9 2.5 0.7 13.0
2014-15 POR 71 33:31 40.0 32.4 85.7 0.9 5.0 5.9 4.8 1.5 1.1 1.9 0.6 9.4
2015-16 CHA 70 34:58 42.6 34.8 84.9 0.8 5.3 6.1 5.8 1.6 0.9 2.9 0.6 14.9
2016-17 CHA 77 34:26 40.3 33.3 85.6 0.6 5.6 6.2 5.9 1.4 1.1 2.5 0.4 15.1
2017-18 CHA 64 30:57 41.5 33.6 83.1 0.9 3.9 4.8 5.5 1.1 1.0 2.0 0.4 11.6
2018-19 CHA 75 31:23 45.0 38.9 86.5 0.9 4.3 5.2 3.3 1.9 0.9 1.6 0.6 9.3
2019-20 CHA 22 22:57 34.6 28.6 90.0 1.1 3.4 4.5 3.0 1.9 0.8 1.0 0.4 3.6
2020-21 LAC 67 27:23 46.4 40.4 82.8 0.7 4.0 4.7 2.2 1.5 1.0 0.8 0.6 8.1
2021-22 LAC 59 24:47 46.3 40.0 65.8 0.5 3.8 4.3 1.7 1.4 1.0 0.7 0.7 8.3
2022-23 LAC 78 21:55 42.0 39.1 70.8 0.8 3.0 3.8 1.6 1.9 0.7 0.6 0.6 6.1
2023-24 LAC 3 18:00 37.5 28.6 0.0 2.3 2.3 1.7 1.7 1.0 0.3 1.3 2.7
2023-24 PHI 57 25:53 45.6 39.9 71.4 1.2 3.0 4.2 2.2 1.8 0.8 0.7 0.6 5.5
2024-25 LAC 78 17:32 43.7 43.3 81.0 0.6 2.2 2.8 1.1 1.4 0.7 0.4 0.5 4.0
2025-26 LAC 57 19:07 39.4 39.2 81.8 0.4 2.3 2.6 0.9 1.4 0.7 0.6 0.4 4.2

Comment lire les stats ? MJ = matches joués ; Min = Minutes ; Tirs = Tirs réussis / Tirs tentés ; 3pts = 3-points / 3-points tentés ; LF = lancers-francs réussis / lancers-francs tentés ; Off = rebond offensif ; Def= rebond défensif ; Tot = Total des rebonds ; Pd = passes décisives ; Fte : Fautes personnelles ; Int = Interceptions ; Bp = Balles perdues ; Ct : Contres ; Pts = Points.

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