La nuit passée, pour se débarrasser facilement des Wizards, Quin Snyder a aligné Jonathan Kuminga, Dyson Daniels, Onyeka Okongwu et Zaccharie Risacher dans son cinq. Et pour accompagner cet assemblage de joueurs globalement peu habitués des grands rendez-vous, un vétéran, CJ McCollum.
Ce dernier, face à son ancienne équipe, s’est éclaté avec ses 25 points (9/19 aux tirs) dans une victoire de 30 unités pour seulement sa cinquième titularisation depuis qu’il a été transféré à Atlanta, contre Trae Young. Un statut de titulaire par intermittence qui ne l’empêche pas de tourner encore à près de 19 points de moyenne.
Si sa présence a généré une onde de choc positive au sein de la formation basée à Atlanta, c’est sans doute dans les compositions de fin de match des Hawks que son apport est le plus frappant. Même si face aux Wizards, les Hawks ont pu s’imposer sans avoir à solliciter son expérience dans le « money time ».
« On ne lui donne pas le même temps de jeu qu’à Portland. Le fait qu’il soit dans de bonnes dispositions en fin de match nous stabilise énormément. Jalen (Johnson) est évidemment très performant dans ces situations, mais l’expérience de CJ et sa capacité à se créer un tir ou à créer pour les autres sont des choses dont notre équipe a besoin », juge Quin Snyder.
Alors que dans ses plus belles années avec les Blazers, l’arrière jouait jusqu’à plus de 36 minutes par match, en Géorgie, il en joue environ 28. « CJ est notre meilleur joueur de ‘pick-and-roll’. Il est donc logique de faire en sorte qu’il soit, on l’espère, relativement frais en fin de rencontre », dit encore son coach.
Là pour soulager Jalen Johnson et les autres
Avant les deux « blowouts » de suite face à Washington, les Hawks ont pu voir cette expérience à l’œuvre précédemment sur le parquet des Sixers, ou à domicile face aux Nets. À deux minutes de la fin de cette rencontre-ci, Jalen Johnson avait justement enfoncé Nolan Traoré au poste, pour mieux ressortir le cuir vers CJ McCollum. En sanctionnant derrière l’arc, il avait redonné l’avantage à leur équipe.
« C’est devenu plus facile pour des gars comme JJ et moi-même. Le fait d’avoir un autre porteur de balle, un autre créateur capable d’attaquer la peinture pour créer un déséquilibre (chez l’adversaire), c’est primordial. Ce sont des éléments cruciaux pour les fins de match », apprécie Nickeil Alexander-Walker.
Les jeunes Hawks connaissent le CV de leur coéquipier, « clutch » plus d’une fois dans sa carrière, avec un moment culminant en 2019, lors de ce Game 7 à Denver au second tour des playoffs où l’arrière avait multiplié les exploits pour envoyer les Blazers en finale de conférence.
« Il a fait basculer des matchs pour nous. Il a mis des gros tirs. Dans le final, c’est un joueur vers qui on peut se tourner, que ce soit en isolation ou sur ‘pick-and-roll’. C’est quelqu’un de très fort pour marquer et changer le cours d’une rencontre. CJ est dans la ligue depuis 13 ans. Il sait comment jouer, et s’il est dans le cinq de fin de match, ce n’est pas pour rien », synthétise pour finir Dyson Daniels.
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