Comme un symbole, c’est avant un match contre ses « meilleurs ennemis » des Celtics que Pat Riley a découvert sa statue à Los Angeles, devant la Crypto.com Arena (ancien Staples Center). Une franchise où il a finalement connu les plus belles heures de sa carrière NBA.
Cerveau du « Showtime » de Magic Johnson et Kareem Abdul-Jabbar dans les années 1980, après avoir d’abord été le bras droit de Paul Westhead, il aura conduit les Lakers à quatre titres en tant que coach (1982, 1985, 1987, 1988) et à un autre titre en tant qu’assistant (1980). Avant ça, il avait également décroché un titre en tant que joueur des « Purple & Gold » (1972).
« Voilà où j’ai terminé. Je ne sais pas comment j’en suis arrivé là, mais j’y suis et il y a maintenant une statue de moi là-bas… » s’est réjoui l’actuel président du Heat, au cours de sa cérémonie organisée devant de nombreuses personnalités de la NBA d’hier (Magic Johnson, Kareem Abdul-Jabbar, Dwyane Wade) et d’aujourd’hui (Jeanie Buss). « Je me sens tellement reconnaissant. Vraiment. Ça va au-delà de la gratitude. Je me sens si reconnaissant d’être honoré et de me retrouver aux côtés de tous ces géants. Ceux sur les épaules desquels je me suis hissé et qui m’ont porté. C’est grâce à eux. »
En costume Giorgio Armani, forcément
Faite de bronze, la statue mesure près de 2 mètres 40 et pèse plus de 230 kilos. On y retrouve aussi une citation, tirée de son livre The Winner Within : « Il y aura un moment où vous serez mis au défi et, quand ce moment viendra, vous devrez camper sur vos positions. Vous devrez rester ferme. Vous devrez affirmer qui vous êtes, ce que vous faites et d’où vous venez. Quand ce moment arrivera, faites-le. »
Pour la petite anecdote, Pat Riley est représenté avec le poing droit levé vers le ciel, un signal utilisé par les « Showtime Lakers » pour que Magic Johnson passe le ballon à Kareem Abdul-Jabbar pour son « skyhook », et il porte un costume Giorgio Armani avec une ceinture en cuir de crocodile.
« J’ai rencontré M. Armani en 1978 à Milan et il a commencé à créer des pièces pour moi à cette époque » a-t-il ainsi raconté, en référence à son style vestimentaire. « Beaucoup de gens reviennent au Armani vintage, celui des années 1980/90. Moi, je n’ai pas eu besoin d’en acheter : je suis juste allé dans mon placard, je les ai ressortis, je les ai fait retailler et ils avaient tout de suite une allure plus contemporaine. »
Ramenez donc le costume-cravate !
Justement, Pat Riley en a également profité pour militer pour le retour de l’élégance sur les bancs NBA.
« J’aimerais qu’on revienne au costume-cravate » a déclaré celui qui a aussi entraîné les Knicks et le Heat, tandis que la ligue a assoupli le « dress code » des entraîneurs. « Je pense que le public veut voir quelqu’un au bord du terrain qui ressemble à un leader, qui s’habille comme un leader et qui agit comme un leader. »
À noter que Pat Riley devient le huitième Laker à avoir droit à sa statue sur Star Plaza, après Elgin Baylor, Kobe Bryant, Shaquille O’Neal, Jerry West, Magic Johnson, Kareem Abdul-Jabbar et le commentateur Chick Hearn. Il devient ainsi le premier coach à être honoré de la sorte par la franchise.
Nommé Coach de l’année en 1990, une première pour un entraîneur de Los Angeles, le « Godfather » affiche 73% de victoires en saison régulière et 69% de victoires en playoffs sur le banc californien.
« Pat est une icône des Lakers. Son professionnalisme, son engagement et sa préparation avant les matchs ont ouvert la voie à ce que nous voyons aujourd’hui chez les coaches NBA » expliquait Jeannie Buss, en novembre. « Mon père, Jerry Buss, avait reconnu son obsession pour le jeu, sa capacité à unir des joueurs talentueux en une équipe championne. Le style de basket que Pat et les Lakers ont créé dans les années 1980 est encore le modèle pour l’organisation aujourd’hui : une équipe victorieuse et divertissante. »
Signe de l’influence de Pat Riley à Los Angeles, même en dehors du basket : l’acteur Michael Douglas a expliqué lors de la cérémonie que le style de son personnage dans le film Wall Street, Gordon Gekko, et notamment sa coupe de cheveux, était inspiré par l’entraîneur des Lakers !
| Pat Riley | Pourcentage | Rebonds | |||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Saison | Equipe | MJ | Min | Tirs | 3pts | LF | Off | Def | Tot | Pd | Fte | Int | Bp | Ct | Pts |
| 1967-68 | SDR | 80 | 16 | 37.9 | 63.4 | 0.0 | 0.0 | 2.2 | 1.0 | 2.0 | 0.0 | 0.0 | 0.0 | 7.9 | |
| 1968-69 | SDR | 56 | 18 | 40.6 | 67.2 | 0.0 | 0.0 | 2.0 | 2.0 | 2.0 | 0.0 | 0.0 | 0.0 | 8.8 | |
| 1969-70 | SDR | 36 | 13 | 41.7 | 72.7 | 0.0 | 0.0 | 1.6 | 2.0 | 1.0 | 0.0 | 0.0 | 0.0 | 5.3 | |
| 1970-71 | LAL | 54 | 9 | 41.3 | 64.4 | 0.0 | 0.0 | 1.0 | 1.0 | 1.0 | 0.0 | 0.0 | 0.0 | 4.9 | |
| 1971-72 | LAL | 67 | 14 | 44.7 | 74.3 | 0.0 | 0.0 | 1.9 | 1.0 | 1.0 | 0.0 | 0.0 | 0.0 | 6.7 | |
| 1972-73 | LAL | 55 | 15 | 42.8 | 79.3 | 0.0 | 0.0 | 1.2 | 1.0 | 2.0 | 0.0 | 0.0 | 0.0 | 7.3 | |
| 1973-74 | LAL | 72 | 19 | 43.0 | 76.4 | 0.0 | 1.0 | 1.8 | 2.0 | 2.0 | 0.0 | 0.0 | 0.0 | 9.5 | |
| 1974-75 | LAL | 46 | 22 | 41.9 | 74.2 | 0.0 | 1.0 | 1.9 | 2.0 | 2.0 | 0.0 | 0.0 | 0.0 | 11.0 | |
| 1975-76 * | All Teams | 62 | 13 | 38.9 | 71.4 | 0.0 | 0.0 | 0.8 | 0.0 | 1.0 | 0.0 | 0.0 | 0.0 | 4.7 | |
| 1975-76 * | PHX | 60 | 13 | 38.9 | 73.0 | 0.0 | 0.0 | 0.8 | 0.0 | 1.0 | 0.0 | 0.0 | 0.0 | 4.6 | |
| 1975-76 * | LAL | 2 | 12 | 38.5 | 33.3 | 0.0 | 1.0 | 1.5 | 0.0 | 2.0 | 0.0 | 0.0 | 0.0 | 5.5 | |
| Total | 528 | 16 | 41.4 | 70.5 | 0.0 | 1.0 | 1.6 | 1.0 | 2.0 | 0.0 | 0.0 | 0.0 | 7.4 | ||
Comment lire les stats ? MJ = matches joués ; Min = Minutes ; Tirs = Tirs réussis / Tirs tentés ; 3pts = 3-points / 3-points tentés ; LF = lancers-francs réussis / lancers-francs tentés ; Off = rebond offensif ; Def= rebond défensif ; Tot = Total des rebonds ; Pd = passes décisives ; Fte : Fautes personnelles ; Int = Interceptions ; Bp = Balles perdues ; Ct : Contres ; Pts = Points.
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