Quand Norman Powell est entré dans le vestiaire de la « Team World » samedi matin, le premier joueur qu’il a aperçu, c’était Pascal Siakam, son ancien coéquipier à Toronto. Champions NBA en 2019 avec la franchise de l’Ontario, les deux hommes se sont longuement pris dans les bras, comme pour figer l’instant.
Quelques années plus tôt (avant même le titre) ils appartenaient déjà à la fameuse « Bench Mob » des Raptors. Un noyau de jeunes affamés composé de Pascal Siakam, Norman Powell, mais aussi Fred VanVleet ou encore OG Anunoby à ses débuts, qui ont trimé pour se faire une place en NBA.
« Voir Pascal, repenser à toutes les heures de travail qu’on a accumulées ensemble pendant ces premières années à Toronto, et constater où on en est aujourd’hui… c’est fou », souriait d’ailleurs Norman Powell, sélectionné au All-Star Game pour la première fois de sa carrière. « On est tous restés en contact. Pascal a été All-Star plusieurs fois, Fred aussi, moi cette année, et j’ai dit à OG qu’il serait le prochain. Ça dit beaucoup du travail qu’on a fourni depuis 2019, et ça montre aussi à quel point notre banc était dense à l’époque. »
« Presque tous les gars de cette équipe, de cette culture de 2019, ont réussi en NBA »
Kawhi Leonard, arrivé à Toronto et devenu l’alpha de l’équipe avant de signer aux Clippers après le titre de 2019, avait évidemment un regard différent. Plus expérimenté, déjà champion avec San Antonio, il n’avait pas forcément été bluffé par le talent brut de l’effectif en débarquant au Canada, mais il avait vite identifié des stakhanovistes.
« Le talent n’était pas forcément là, mais l’éthique de travail, oui », expliquait-il samedi. « C’est pour ça qu’ils ont surpris tout le monde. Les gens les sous-estimaient. Mais ils jouaient à 300% tous les soirs. Je suis vraiment content pour eux, et en particulier pour Norm. Le fait qu’il ait atteint cet objectif, c’est énorme. »
De son côté, Pascal Siakam n’arrivait pas à effacer son sourire en évoquant cette période.
« C’est dingue ! Je ne pense pas que les gens se rendent compte du chemin qu’on a parcouru pour en arriver là », lâchait-il en secouant la tête. « Ça fait du bien de bosser aussi dur et d’être reconnu pour tout ce travail. Et quand, en plus, tu peux le vivre avec tes potes… Presque tous les gars de cette équipe, de cette culture de 2019, ont réussi en NBA. C’est incroyable. Et c’est pour ça que j’ai enlacé Norm pendant de longues secondes dans le vestiaire. »
Propos recueillis à Inglewood.
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