Les Wizards jouent la carte de la patience avec Trae Young. Leur recrue phare de la saison n’a toujours pas joué la moindre minute avec Washington, blessé au genou et au quadriceps. La franchise de DC n’a de toute façon pas grand intérêt à chercher à gagner tout de suite, sous peine de voir son premier tour de Draft prendre la direction de New York (s’il est au-delà de la 8e place). Surtout, l’ancien joueur d’Atlanta, malgré son pedigree ou ses statistiques n’est pas attendu comme le Messie dans la capitale.
« Il vient pour être une pièce du puzzle » a expliqué à ESPN le GM de la franchise, Will Dawkins. Et l’objectif final est autant de voir Trae Young briller que de le voir faire briller Alex Sarr.
L’intérieur français réalise une belle deuxième saison et affiche de sérieux progrès par rapport à son année rookie. Le Toulousain est passé de 13 à 17.6 points de moyenne, avec une efficacité décuplée (de 39.4 à 49.7% au tir) et un jeu un peu plus complet encore. « Si vous le mettez face à d’autres pivots de la conférence Est, que vous masquez les noms et les visages, il tient la route quand vous analysez son jeu » assure Will Dawkins pour celui qui est avec Victor Wembanyama, Chet Holmgren et Kristaps Porzingis le quatrième joueur avec 150 contres et 125 paniers à 3-points inscrits lors de ses 100 premiers matchs en carrière, note ESPN.
« Pas besoin d’un sauveur »
Les Wizards voient dans le deuxième choix de la Draft 2024 un des pions essentiels pour se redresser, peut-être même un « franchise player ». Un rôle dans lequel Trae Young aurait aussi pu se glisser, après son expérience à Atlanta. « Trae comprend que l’équipe n’a pas besoin d’un sauveur » insiste Will Dawkins.
Elle a en revanche bien besoin d’un leader, capable de tirer un jeune groupe vers le haut, Alex Sarr en particulier. « Vous voyez une grande partie du potentiel qu’il a dans son jeu » s’est enthousiasmé Trae Young. « Il est très intelligent, en particulier en défense. Etre intelligent, athlétique et avoir cette taille (2,13m), ce n’est vraiment pas commun dans cette ligue. Il a été le deuxième choix pour une raison, il a beaucoup de talent et de potentiel. Et je veux en quelque sorte faire partie du processus pour qu’il le montre. »
Pour Trae Young, quadruple All-Star et meilleur passeur de NBA la saison dernière, il ne s’agit pas d’une histoire de statut. À 27 ans, le meneur de jeu semble déterminé à vouloir relancer une équipe de Washington encore dans les tréfonds (14e de l’Est, quatrième pire bilan global).
Quitte à casser l’image qu’il a construite lors de ses huit dernières saisons. « Quand vous êtes enfant, vous rêvez de ce genre de ‘titre’ » évoque-t-il quant à l’étiquette de visage d’une franchise. « Mais quand vous faites partie de cette ligue et que vous gagnez, vous comprenez que ces choses n’ont pas vraiment d’importance. Je ne suis pas un produit fini. Je sais que beaucoup de gens me voient peut-être comme si je l’étais. Mais vous ne m’avez vu qu’à Atlanta, vous ne m’avez jamais vu ailleurs. Donc je ne veux pas trop rentrer dans des histoires et dans ce que les gens disent, mais tout changera quand je commencerai à gagner des matchs ici. »
Enfin un passeur aux Wizards
« Impatient » à l’idée d’être avec ce jeune groupe des Wizards, Trae Young ne devra pas non plus changer du tout au tout. Sa qualité de distributeur pourrait toutefois faire le plus grand bien à Alex Sarr, pas franchement mis dans les meilleures dispositions dans l’attaque des Wizards avec Jordan Poole puis Kyshawn George comme meilleurs passeurs de l’équipe ces deux dernières saisons. Le Français n’a ainsi été envoyé au alley-oop qu’à 16 reprises depuis ses débuts, mais va désormais bénéficier des services de la rampe de lancement la plus productive de toute la ligue depuis 2018 sur ce type d’action.
« J’ai le sentiment qu’il va rendre très bons beaucoup d’entre nous » envisage Alex Sarr. “Il va me rendre meilleur, Bilal Coulibaly, Kyshawn George, Tre Johnson… Et il va se rendre meilleur si nous jouons bien autour de lui. »
L’opportunité pour le Français de s’affirmer un peu plus individuellement et de confirmer les espoirs portés en lui par ses dirigeants. « Vous n’avez pas nécessairement besoin de chercher à impressionner les gens pour devenir le visage d’une franchise » a-t-il estimé. « C’est une question de se montrer à la hauteur tous les jours, tous les matchs, jouer dur, être productif, régulier et de gagner. » La prochaine étape pour Washington, seule franchise de toute la ligue à n’avoir jamais signé de saisons à 50 victoires depuis 1980.
| Trae Young | Pourcentage | Rebonds | |||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Saison | Equipe | MJ | Min | Tirs | 3pts | LF | Off | Def | Tot | Pd | Fte | Int | Bp | Ct | Pts |
| 2018-19 | ATL | 81 | 30:54 | 41.8 | 32.4 | 82.9 | 0.8 | 2.9 | 3.7 | 8.1 | 1.7 | 0.9 | 3.8 | 0.2 | 19.1 |
| 2019-20 | ATL | 60 | 35:20 | 43.7 | 36.1 | 86.0 | 0.5 | 3.7 | 4.3 | 9.3 | 1.7 | 1.1 | 4.8 | 0.1 | 29.6 |
| 2020-21 | ATL | 63 | 33:43 | 43.8 | 34.3 | 88.6 | 0.6 | 3.3 | 3.9 | 9.4 | 1.8 | 0.8 | 4.1 | 0.2 | 25.3 |
| 2021-22 | ATL | 76 | 34:54 | 46.0 | 38.2 | 90.4 | 0.7 | 3.1 | 3.7 | 9.7 | 1.7 | 0.9 | 4.0 | 0.1 | 28.4 |
| 2022-23 | ATL | 73 | 34:48 | 42.9 | 33.5 | 88.6 | 0.8 | 2.2 | 3.0 | 10.2 | 1.4 | 1.1 | 4.1 | 0.1 | 26.2 |
| 2023-24 | ATL | 54 | 35:58 | 43.0 | 37.3 | 85.5 | 0.4 | 2.3 | 2.8 | 10.8 | 2.0 | 1.3 | 4.4 | 0.2 | 25.7 |
| 2024-25 | ATL | 76 | 36:02 | 41.1 | 34.0 | 87.5 | 0.5 | 2.6 | 3.1 | 11.6 | 1.9 | 1.2 | 4.7 | 0.2 | 24.2 |
| 2025-26 | ATL | 10 | 28:00 | 41.5 | 30.5 | 86.3 | 0.0 | 1.5 | 1.5 | 8.9 | 2.0 | 1.0 | 2.6 | 0.1 | 19.3 |
Comment lire les stats ? MJ = matches joués ; Min = Minutes ; Tirs = Tirs réussis / Tirs tentés ; 3pts = 3-points / 3-points tentés ; LF = lancers-francs réussis / lancers-francs tentés ; Off = rebond offensif ; Def= rebond défensif ; Tot = Total des rebonds ; Pd = passes décisives ; Fte : Fautes personnelles ; Int = Interceptions ; Bp = Balles perdues ; Ct : Contres ; Pts = Points.
Suivez toute l'actualité NBA sur la
Suivez nous également sur