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La NBA Europe assume de viser les plus gros marchés commerciaux du continent

Londres, Paris, Berlin, Rome… Mark Tatum, le bras droit d’Adam Silver, estime que l’Euroleague ne joue pas dans les « bons » marchés et ne peut donc pas être rentable.

Mark TatumAlors que le partenariat entre la NBA et la FIBA avance vers la création de la NBA Europe à l’horizon 2027, Mark Tatum a répété la logique des futures franchises lors d’un entretien avec Sportico.

Pour le bras droit d’Adam Silver, le point de départ est simple : le basket européen est trop difficile à « suivre » pour le grand public, faute de clarté et de repères stables. « Si vous êtes fan, il est difficile de suivre le basket professionnel en Europe. Il est facile de suivre la NBA, mais difficile de suivre le basket européen » assure-t-il.

Mark Tatum cible ensuite ce qu’il considère comme la principale faiblesse structurelle de l’Euroleague : l’absence de clubs importants dans plusieurs marchés commerciaux majeurs.

« Le haut niveau de l’Euroleague est absent de certains des plus grands marchés commerciaux d’Europe », poursuit-il ainsi dans sa démonstration. « Il n’y a aucune équipe de haut niveau au Royaume-Uni, alors que c’est le plus grand marché d’Europe. Il n’y a pas d’équipe de basket de haut niveau à Londres, à Manchester. Il n’y a pas d’équipe de haut niveau permanente à Paris, à Berlin, à Rome. Ils passent donc à côté des plus grands marchés commerciaux, ce qui explique pourquoi ils ne parviennent pas à commercialiser le basket. »

Une grille de lecture pleinement assumée : sans présence pérenne dans ces capitales économiques, impossible de maximiser droits TV, sponsoring et billetterie, et donc de changer d’échelle.

L’Euroleague au siège de l’Union européenne

Conséquence directe ? Au lancement, la nouvelle ligue européenne viserait un format resserré avec des « franchises permanentes » dans les gros marchés commerciaux du Vieux Continent. « Notre idée est de créer cette ligue, qui compterait entre 12 et 16 équipes, avec les plus grands pays disposant de franchises permanentes. Citons le Royaume-Uni, l’Espagne, l’Allemagne, l’Italie ou la France. Deux équipes dans chacun de ces marchés dont nous sommes certains qu’ils disposeront de franchises, puis nous ouvrirons la ligue au reste de l’écosystème ».

Cela signifie donc faire une croix (au moins temporaire) sur les pays ayant une forte tradition basket (Lituanie, Serbie…) mais un potentiel économique limité.

Point intéressant : dans le même temps, les dirigeants de l’Euroleague publiaient de leur côté un communiqué de presse détaillant leur voyage à Bruxelles pour rencontrer le commissaire européen chargé de l’équité intergénérationnelle, de la jeunesse, de la culture et du sport, Glenn Micallef, au siège de l’Union européenne.

« Paulius Motiejunas et le commissaire Micallef ont partagé leurs réflexions sur les défis actuels auxquels sont confrontés le basketball et le sport européen dans son ensemble. Ils ont convenu de la nécessité de maintenir une coopération étroite et un dialogue ouvert afin d’améliorer l’ensemble de l’écosystème du basketball, de stimuler la croissance future de la discipline et de rester fidèles aux valeurs et à l’identité du sport européen » peut-on lire…

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