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Quand Mike Brown était le baby-sitter de JB Bickerstaff…

NBA – Les coaches des deux meilleures équipes de la conférence Est se connaissent bien. Très bien même puisque celui de New York s’est occupé de celui de Detroit dans les années 1990.

Ce lundi soir, les Knicks se déplacent à Detroit. Un match important pour New York, qui reste sur trois défaites de rang, et également pour se rapprocher des Pistons au classement, toujours leaders de la conférence Est, avec trois victoires d’avance. Peu importe l’angle d’attaque, c’est bien un choc pour cette partie du pays, surtout que c’est la première fois de la saison que les deux équipes se croisent.

Peut-être que l’angle le plus original pour aborder cette rencontre, c’est celui de la relation entre les deux entraîneurs, Mike Brown et JB Bickerstaff. Il se trouve d’ailleurs que, dans les années 1990, le premier a été le baby-sitter du second !

Nous sommes à Denver et le père de Bickerstaff, Bernie, est le GM des Nuggets, la franchise où Mike Brown débute sa carrière de coach, en tant qu’assistant vidéo. En plus de regarder les images et de les préparer, le coach des Knicks, qui a alors plus de 20 ans, a un rôle annexe : s’occuper du fils du GM, adolescent. Les deux ont neuf ans d’écart et se retrouvent alors au zoo, ou encore sur le parquet pour faire du un-contre-un.

« Qu’un homme d’une vingtaine d’année s’occupe d’un gamin de 12-13 ans, ce n’était pas banal »

« Il était strict », se souvient l’entraîneur de Detroit pour The Athletic. « Il avait une excellente façon de rendre les choses amusantes, tout en restant toujours organisé et minutieux. Rien ne lui échappait et il avait une peur bleue de mon père. Il n’allait rien m’arriver. »

« Je le respectais, même à cet âge, parce qu’il était élégant et gentil avec moi, plus que bien d’autres adultes – à l’époque, il était vieux pour moi », poursuit-il. « Qu’un homme d’une vingtaine d’année s’occupe d’un gamin de 12-13 ans, ce n’était pas banal. Il me consacrait du temps. On faisait des un-contre-un. Il me mettait à l’aise et je savais que je pouvais avoir confiance en lui. »

De son côté, Mike Brown rappelle que le jeune Bickerstaff était un « très bon joueur », qu’il n’imaginait pas un jour sur un banc. Pourtant, trente ans après, l’ancien des Cavaliers lui donnerait bien le trophée suprême.

« Je pense qu’il est, actuellement, un des favoris pour être coach de l’année », lance le technicien de New York. « Le premier nom qui vient à l’esprit, c’est le sien et celui de Joe Mazzulla. Les deux font de grandes choses avec des équipes auxquelles les gens ne croyaient pas. Je ne suis pas surpris par ce qu’il fait à Detroit, parce qu’il est si passionné, si bosseur et très intelligent. »

Les années sont passées, les deux ont grandi, mûri même, et coaché plusieurs équipes en NBA mais le lien reste. « J’essaie toujours de l’aider d’une manière ou d’une autre parce que son père m’a donné ma première chance. C’est mon petit », conclut Mike Brown sur son homologue.

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