Ces playoffs de toute beauté ont le mérite de remettre au goût du jour un vieil adage: “Celui qui gagne la bataille du rebond, gagne le match”.
Dimanche soir, Cleveland et San Antonio l’avaient prouvé en gobant respectivement 51 et 49 rebonds, contre 37 et 35 prises à leurs adversaires du soir (New Jersey et Phoenix).
Lundi soir, rebelote avec Detroit et Utah. Face aux Bulls, les Pistons cadenassent la raquette, et ça se traduit par une domination aux rebonds (51-30), et un large succès (108-87).
Quant au Jazz, il l’emporte face aux Warriors (116-112) sur un énieme rebond offensif de Carlos Boozer (17 pts, 20 rbds). Tout un symbole pour Utah qui prend 54 rebonds, contre 36 à Golden State.
On le voit, verrouiller la raquette est redevenu une tactique payante. Dominer au rebond défensif offre plus de contre-attaques, tandis que les rebonds offensifs se traduisent par des secondes chances.
Autre constat: ce sont les équipes qui jouent en zone qui souffrent le plus. Avec leur effectif atypique, les Warriors ont eu du mal à contenir le trio Boozer-Okur-Kirilenko. Et les meilleurs rebondeurs de Golden State sont des extérieurs (10 prises pour Richardson et Barnes).
Enfin, il est amusant de constater que les équipes dominées au rebond sont celles qui tirent le plus à 3 pts. Des tirs lointains amènent des rebonds plus longs, et c’est dans ces cas-là que la lecture du jeu des intérieurs est indispensable. Une formation comme Detroit avec des gars comme Wallace, Webber et McDyess est exemplaire dans ce domaine.
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