“Il n’y a qu’en boxe qu’on voit un gars le nez en sang, obligé d’abandonner. Cà fait mal de le voir sur le banc car vous vous dites qu’en face de vous, il n’y a pas la meilleure équipe possible“.
La comparaison est de Robert Horry et elle est parfaite.
“Big Shot Bob”, égal à lui-même dans ce Game 1, fait référence à Steve Nash, qui s’est fracturé le nez lors d’un choc avec Tony Parker. Un choc violent, tête contre tête, sur un cross-over de TiPi.
Nous sommes dans le money time. Il reste alors moins de trois minutes à jouer et le match est toujours aussi serré. Après le choc, c’est Parker qui reste au sol, tandis que Nash ne se rend pas compte qu’il a le nez peté.
TiPi se relève avec un oeuf de poule sur le front, et Nash rejoint son banc où on lui colle un pansement.
Leur somptueux duel reprend de plus belle. On comprend mieux pourquoi les deux hommes sont les deux meilleurs meneurs de la côte Ouest. Chacun dans leur style, ils ont survolé les débats.
Mais voilà, le nez de Nash pisse le sang. Nash rejoint de nouveau le banc. Il a du sang partout. Il s’arrose le visage avec un gobelet mais rien se stoppe l’hemorragie. Il est donc contraint de rester sur le banc pour la dernière minute.
C’est cruel. D’autant plus cruel que sans lui, Phoenix va s’incliner (106-111) face à des Spurs toujours aussi épatants avec un Tim Duncan (33 pts, 16 rbds) qui s’est baladé face à Stoudemire, un Finley (19 pts) plus vert que jamais et donc un Tony Parker au sommet de son Art: 32 pts et 8 pds.
San Antonio aime contredire les chiffres. Cette année, ils n’avaient remporté que 2 matchs sur 14 lorsque leur adversaire avait inscrit plus de 100 points. Dès le Game 1, ils prouvent qu’ils sont capables de jouer vite et de s’adapter au jeu de Phoenix.
“Nous avons un style de jeu plus proche de celui des années 80 ou 90, explique Duncan. Mais nous avons des gars adroits et rapides qui permettent de s’adapter au jeu actuel. Nous avons fait vivre le ballon en attaque et nous avons dominé sous les panneaux. C’est ce qui fait la différence“.
Ce qu’oublie de dire Duncan, c’est que les Spurs sont aussi supérieurs au niveau tactique. Mike D’Antoni avait tenté un pari en mettant Shawn Marion sur Tony Parker. A la mi-temps, il est revenu à un schéma plus classique tant “Matrix” était à la rue face à TiPi.
Ensuite, D’Antoni montre ses limites en s’entêtant à laisser Stoudemire en un-contre-un sur Duncan. “Dream Tim” l’a mangé tout cru.
“Les Spurs sont vraiment bons. En fait, c’est comme un champion du monde des poids lourds. Tant qu’il n’est pas KO, vous ne l’avez pas battu” conclut D’Antoni, qui rejoint Horry dans la métaphore pugillistique.
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