Pendant plusieurs années, le United Center était toujours une des cinq salles les mieux remplies de la ligue, régulièrement à plus de 100% de ses capacités. Même si la saison passée avait montré une petite baisse de l’engouement du public de Chicago avec 96% de taux de remplissage.
Cette saison, la chute est encore plus lourde : 89.6%, 23e affluence de la ligue ! La preuve avec le dernier match en date, contre Toronto, le champion en titre tout de même : 14 775 spectateurs annoncés, soit 4 000 de moins (18 746) que leur moyenne cette saison.
« Je ne peux pas parler pour les fans », a commenté Jim Boylen dans le Chicago Sun Times. « J’ai des retours positifs de notre groupe. Je pense que les gens comprennent ce qu’on essaie de construire. On se bat, on progresse, les gens le voient. C’est toujours décevant quand on perd des matches, surtout à domicile. »
Ils le voient, mais de plus en plus loin. Les Bulls n’ont gagné que quatre matches à domicile, soit autant qu’à l’extérieur, et les adversaires battus ne soulèvent pas les foules : Detroit deux fois, New York et Memphis.
N’est-ce pas handicapant pour Chicago, surtout dans des fins de rencontre au couteau comme contre Golden State et Toronto, de ne pas compter sur une salle bouillante et un véritable soutien du public ? « Je ne vais pas laisser ces choses me détourner de ce qu’on est et de ce qu’on essaie de faire. Je ne peux pas et je ne veux pas. Je n’ai aucun contrôle sur l’avis des fans », conclut le coach.
Pas sûr que les Bulls aient plus de soutien contre Atlanta et Charlotte ce mercredi et vendredi. En revanche, samedi, la réception des Clippers devrait tout de même attirer du monde.