Alors que les joueurs NBA flambent leur argent en voitures de sport et autres villas, quelques propriétaires de franchises font la grimace en raison de difficultés financières persistantes. En effet, certaines franchises NBA situées dans des villes de moyenne importance (Memphis, Charlotte, Orlando et Indianapolis) ont subi de grosses pertes l’an dernier.
Comment expliquer un tel phénomène ? La faute a un modèle économique peu solidaire. En effet, l’ensemble des revenus générés par les droits TV des chaines locales ne sont pas partagés entres les 30 franchises. Avec cette méthode, les “petites” franchises bénéficient uniquement de leurs contrats TV locaux qui sont beaucoup bien moins rémunérateurs que ceux signés à Los Angeles ou Chicago.
C’est pourquoi, 8 propriétaires, dont celui de la franchise de Charlotte, Memphis, Milwaukee et New Orleans, ont écrit de concert à David Stern pour dénoncer cette situation. Le Commissioner de la NBA n’a pas attendu ce courrier pour réagir puisqu’il loue les services depuis 2003 d’un cabinet de consultants afin de plancher sur une nouvelle répartition des profits.
L’idée étant de prendre en compte les résultats sportifs des franchises ainsi que la taille de leur marché afin de répartir équitablement les profits générés par la ligue. Ce nouveau système a d’ailleurs été utilisé pour la première fois en 2006 dans la redistribution d’une partie des gains provenant de la Luxury Tax.
Quelques “petites” franchises ont su néanmoins tirer leur épingle du jeu. Les San Antonio Spurs, qui représente le 3ème plus petit marché de la ligue, ont vue leur valeur augmenter de 11% par rapport à l’année précédente. Les profits de la franchise texane ont été de 11,7 millions de dollars alors que la moyenne NBA est de 6,9 millions. Est-ce que le gestionnaire des Spurs s’inspire de la rigueur militaire de Popovich pour administrer les affaires de la franchise ?
Mais il y a aussi ceux qui ont tout pour réussir et qui perdent de l’argent. C’est le cas des franchises de New York et Dallas qui ont connues quelques trous d’air financiers en 2006. Elles ont respectivement enregistrées des pertes de 39 et 24 millions de dollars. La faute a des salaires extravaguants, et aux coûts de la “Luxury Tax” liée à ces mêmes salaires. Ces 2 franchises ne sont malgré tout pas à plaindre.
Les Knicks sont pour la deuxième année consécutive la franchise la plus riche de la ligue avec une valeur estimée à 592 millions de dollars. Le propriétaire des Knicks peut remercier les Golden Boys de Wall Street, qui sont prêt à payer plus de 400 000 dollars pour l’une des suites luxueuses du Madison Square Garden…
Quant à Mark Cuban, il peut se frotter les mains car la valeur de sa franchise (3ème de la ligue : 463 millions de dollars) est montée en flèche en 2006, avec une hausse de 15%, grâce à une participation aux Finales NBA 2006. Tout n’est donc pas si noir pour les grosses écuries.
Michael Ponomarenko
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