“Voilà une situation où Andreï n’inscrit que quatre points et c’est pourtant lui qui fait la différence. Ce soir, il a été énorme!“. Jerry Sloan n’est pas du genre à utiliser du “terrific” toutes les deux phrases. Mais lorsqu’il voit AK47 manger Kobe Bryant dans le money time, il en reste baba.
Il faut dire que les Jazz étaient mal en point. Menés de 7 pts à l’entame du money time (89-82), il leur fallait régler le problème Bryant. Revenu à son meilleur niveau, KB24 en est déjà à 25 pts et l’on sait qu’il en ajoute souvent une dizaine dans le dernier quart-temps.
Mais face à lui, Kirilenko sort ses tentacules. Il coupe Kobe (0/3 aux tirs durant cette période) de ses coéquipiers et le jeu des Lakers est déréglé. Les Jazz en profitent pour recoller au score et finalement passer devant grâce à l’inévitable Carlos Boozer (31 pts, 16 rbds), le MVP de ce début de saison. En fin de match, Boozer lamine les intérieurs adverses et Utah s’impose finalement 114-108.
“A l’exception du rebond, je n’ai rien à reprocher à mes joueurs” lance Phil Jackson, fier que ses joueurs aient pu tenir tête au Jazz. Même son de cloche pour Bryant: “Il faut reconnaître que Utah joue à la perfection“.
Aux côtés de Boozer et de AK97, on retiendra le double double de Deron Williams. Il plante 11 de ses 15 pts dans le money time, et délivre 10 pds. Mais le Jazz, ce sont aussi des remplaçants efficaces (39 points pour le banc) avec 13 pts pour Fisher, 12 pour Giricek et 10 pour Harpring.
Voilà pourquoi Utah possède un bilan de 12v-1d. Voilà pourquoi il va falloir, à un moment ou un autre, envisager que le Jazz se mêle aux favoris pour le titre.
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