L’an passé, quand nous l’avions rencontré dans le vestiaire des Sonics à Washington, au sortir d’une lourde défaite qui sonnait déjà le glas pour Bob Weiss. Johan Petro venait de passer le match sur le banc. Il n’était même pas sur la feuille de match. Désabusé, il s’était confié à nous sans langue de bois pendant quelque 30 minutes, tandis que ses coéquipiers quittaient les lieux un à un. Petro venait de débarquer aux Sonics mais ses propos d’alors allaient parfaitement résumer sa saison : difficile de prévoir quoique ce soit, Seattle est une équipe de guards, pas facile de trouver sa place dans la raquette, pas facile non plus de prendre le temps de s’entraîner correctement.
Cette audieuse sensation du “peut mieux faire” en permanence, ces “et si” qui ont pourri la carrière NBA de Jérôme Moïso, Petro entend s’en débarasser rapidement. Alors, autant dire après son difficile début de saison, que sa performance de lundi face aux Nets, Petro l’a savourée avec délice. Son visage à la fin du match transpirait joie et soulagement. Avec 12 pts, 6 rbds et une grosse activité dans le quatrième quart-temps, Petro a réalisé son meilleur match de la saison sous les encouragements d’une tribu de marins français en transit à Seattle.
Avec la blessure de Robert Swift, la pression sur les épaules de l’ancien protégé de l’INSEP était énorme, le Français ayant une marge d’échec très réduite. Peut-être est-ce cette anxiété qui explique les problèmes cardiaques rencontrés par Joahn la semaine passée. Après un Mondial cahin-caha avec les Bleus, le Sonic avait sans doute besoin d’une plage de repos plus longue que celle qui a été la sienne. Reste maintenant à espérer que cette performance soit le lever de rideau d’une constance qui l’installerait dans le starting five des Sonics définitivement.
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