Après son non-match dans le Game 4 (11 pts, 3/13 aux tirs), on s’attendait à ce que Dirk Nowitzki rectifie le tir. Il a fait mieux que ça. Il a prouvé en 48 minutes qu’il était bel et bien le meilleur ailier de la ligue, et sans doute à l’heure actuelle, le meilleur joueur du monde.
Eblouissant de classe, d’adresse, de hargne et de leadership, l’ailier des Mavs plante 50 pts à la défense des Suns! Sa ligne de stats est quasi parfaite: 50 pts, 14/26 aux tirs, 5/6 à 3 pts, 12 rbds, 3 pds et 1 bp en 43 min.
Alors que les Mavs étaient menés de 7 pts dans le troisième quart-temps (77-70), Nowitzki réunit ses troupes sur un temps-mort et hurle tout simplement: “Let’s Go“.
La suite, c’est un véritable one man show. Dirk Le Magnifique inscrit 15 pts d’affilée et les Mavs prennent les commandes de la rencontre. De rage, Mike D’Antoni en balance sa tablette.
A lui tout seul, Dirk inscrit 22 pts dans le money time!!! En face, tous les Suns réunis n’en inscrivent que 20…
Phoenix est déboussolé, sans doute admiratif face à un tel talent. Seul Kobe Bryant est capable de tels exploits. Depuis cette nuit, on sait que Nowitzki aussi.
Au final, Dallas s’impose 117-101 et mène désormais 3-2 dans cette finale de conférence. Jamais, les Mavs n’ont été aussi proches des Finals. En 1988, face aux Lakers, ils étaient déjà à une victoire de la grande finale mais, à l’époque, ils avaient joué le Game 7 dans la salle de Magic, Worthy et Cie.
Cette fois-ci, ils ont leur destin entre les mains, même si côté Suns, on ne s’affole pas.
“C’est une situation délicate mais on a connu ça lors des deux premiers tours, explique Boris Diaw (16 pts, 9 rbds). Ce n’est pas quelque chose qui nous fait plaisir, mais bizarrement on joue mieux lorsqu’on est dos au mur“.
Côté Dallas, effectivement, on reste prudents. On sait que Phoenix est passé maître dans l’art de renverser le cours d’une série.
“Nous sommes à un match d’une qualification historique. Nous sommes tous concentrés sur un seul but. Si on joue avec la même énergie et la même concentration, ça passera” conclut Jerry Stackhouse.
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