« T.J. ! T.J. ! T.J. ! » Le public du Wells Fargo Center ne voulait pas voir T.J. McConnell regagner le banc des Sixers. Et on le comprend. Pour sa toute première titularisation en playoffs, le meneur a été étincelant dans son rôle de facteur X et a permis à Philadelphie de remporter ce Game 4, synonyme de survie.
Utilisé jusqu’ici seulement par séquence dans ces playoffs, devant Markelle Fultz, T.J. McConnell a cette nuit été lancé dans le grand bain (39 minutes de temps de jeu !) en remplacement de Robert Covington, en grosse délicatesse avec son tir (25% d’adresse sur la série…). Le pari de Brett Brown était multiple. L’habituel remplaçant allait-il pouvoir soulager Ben Simmons à la mène ? Tout en apportant son énergie en défense sur la menace Terry Rozier ? La réponse a été doublement « oui ».
« On devait venir avec cet état d’esprit, cette ténacité”, note Brett Brown. “T.J. incarne ceci alors on a démarré avec lui. L’idée était de dire à l’équipe qu’on se bat pour survivre. Et ensuite mettre T.J. dans un environnement qui lui permet de le faire, de le mettre dans un état d’esprit agressif en défense et délivrer ce message. »
Car sa mission première était de gêner le meneur des Celtics, qui tournait jusqu’ici à plus de 22 points de moyenne dans cette série. Véritable teigne défensive et boule d’énergie lorsqu’il s’agit de se jeter sur les ballons qui traînent, T.J. McConnell a répondu présent. Bien aidé par des prises à deux hautes sur le pick-and-roll, il a largement contribué au plus mauvais match de Terry Rozier dans cette série (11 points à 4/11 au tir).
Retenter ce pari pour le Game 5 ?
Mais son impact a été plus que défensif. “Il a tout changé”, décrit par exemple Joel Embiid. “Il pressait tout terrain pendant tout le match, a conduit l’attaque, impliqué les autres, rentré les tirs et des layups ». Auteur d’un seul tir à 3-points, il a fait très mal dans ses pénétrations, sans doute pas anticipées par la défense des Celtics.
Résultat : comme souvent plus tôt dans sa carrière, le joueur… non drafté et natif de Pittsburgh a largement rentabilisé son temps de jeu : un record de carrière à 19 points (9/12), 7 rebonds et 5 passes. Et la victoire, bien sûr.
« C’était un moment assez spécial”, lâchait le héros inattendu de la soirée. “Le match est venu à moi. Mes coéquipiers et le coaching staff m’ont pris dans la meilleure position pour réussir ce match. On était un peu immature lors du précédent match à domicile, on a montré de la maturité dans ce match-ci. »
Puis il ajoute que les Sixers, toujours menés 3-1, n’ont « rien à perdre ». Les Celtics sont prévenus.
Suivez toute l'actualité NBA sur la
Suivez nous également sur