Jamais deux sans trois. Broyés dans les deux derniers derbies de Los Angeles, les Lakers reprennent une leçon (120-97) mais, cette fois, sans avoir courbé l’échine dès la première mi-temps. Le champion de la division Pacifique aura attendu le troisième quart temps pour rapprocher son ancien voisin de la pire saison de son histoire angeleno. Chris Paul (23 pts, 6 passes, 3 interceptions) et Blake Griffin (23 pts, 7 rbds, 5 passes, 3 interceptions) attendent OKC de pied ferme.
Mike D'Antoni est-il incapable d’ajuster ses préceptes pour s’ajuster à l’adversaire ? Depuis le premier debry en ouverture de la saison, le coach angeleno a-t-il compris que battre les Clippers à leur propre jeu était mission impossible ? Battus par 84 points d’écart en cumulé lors des deux dernières batailles de LA, les Lakers (37% d'adresse et 43 balles perdues dans les deux dernières fessées) étaient cette fois obnubilés par une seule tâche : éviter une nouvelle doudoune en contrariant les lignes de passe et la transition de Lob City.
Comment ? En imprimant un faux rythme, quitte à endormir un Staples Center guère emballé par cette opposition de style inattendue. Portés par un duo Nick Young – Jordan Hill privé de soutien (33 des 49 points des Lakers à la pause pour eux deux), la très probable pire équipe de l’histoire californienne de la franchise aura presque tenu son pari après deux quart-temps.
Les Clippers rentrent aux vestiaires avec 60% de réussite à l’entracte, 11 rebonds de plus et un binôme Griffin-Paul à 29 pts, 7 rbds et 6 passes mais Doc Rivers aura surtout noté les 12 balles perdues pour 14 passes. Dans une impression bizarre d’être coincé dans un enjeu aussi mince que son intensité athlétique, ce dernier derby de la saison a au moins eu le mérite de ne pas rendre son verdict après 20 minutes.
DeAndre Jordan et Chris Paul martyrisent avec équilibre
Bien sûr, avec leurs 8 points d’avance en première mi-temps, les Clippers savent bien qu’il suffira de durcir le jeu et d’emballer le rythme cinq minutes pour sceller un succès si prévisible. DeAndre Jordan (11 pts, 12 rbds), qui l’espace de trois possessions aura fait passer Jordan Hill pour un pupille filiforme dans la peinture, puis Chris Paul à 7m25 et en transition décident en troisième quart temps que la récréation est terminée. Ils sont gentils ces Lakers, mais le patron de la Cité des anges, c’est désormais “Lob City” et personne d’autre. Après sept minutes, l’écart est passé à +16, donnant pour seul intérêt à la fin de match le montant de l’écart final.
Après s’être adjugé la série face à son colocataire à deux reprises seulement en 42 ans d’histoire, les Clippers avaient envoyé un premier message la saison passée : la ville n’est pas le monopole du rival aux 16 trophées. Balayés avec un écart moyen de 13,2 points malgré Dwight Howard et Kobe Bryant, les Lakers ont donc repris le bouillon en 2013/2014.
Avec ce 18e succès sur leurs 21 dernières joutes, les Clippers attendent sereinement Oklahoma City mercredi. Le Doc et sa bande peuvent encore rafler la place de dauphin des Spurs au Thunder de KD. Quid de Lakers ? Leur unique mission avant le 15 avril sera de laisser au Jazz le bonnet d’âne de la conférence. Pour égaler les 30 victoires de 1975, pire bilan de l’histoire actuelle de la franchise depuis son déménagement, il faudra prendre un cacheton et rêver. Le réveil n’en sera que plus difficile.
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