La démonstration offensive de Kevin Durant dans les instants décisifs de la victoire récoltée hier sur le parquet des Bulls, n’aura pas uniquement eu comme effet direct de mettre Chicago à terre. Elle aura également permis au Thunder de retrouver son réel équilibre.
Donner la balle à Durant dans le money time
Et ce dernier consiste en une équation simple : donner la balle à Durant dans le money time. Russell Westbrook le sait, et aux micros de Darnell Mayberry du journal The Oklahoman, il le reconnaît encore plus depuis hier soir.
« C’était son moment. Tout le monde sait que c’est son moment. Il a pris son temps et réussit les shoots qu’il nous fallait. »
Le meneur fantasque n’avait pas ménagé sa monture avant cela. Accrochez-vous, Westbrook a pris 22 tirs et en a réussi seulement 7. Pendant trois quarts temps, Kevin Durant a laissé son coéquipier balancer briques après briques sans mot dire. Mais le meneur sait que ça fait partie de son job. Et ça marche plutôt bien (16 points, 12 passes tout de même).
« Kevin joue juste son jeu. Il le laisse venir à lui. Chacun a sa personnalité : Kevin est plutôt tranquille et tout le monde sait que moi, je suis plutôt fou. Mon boulot est d’être le fou de service et lui d’être tranquille. »
Westbrook en chien fou, Durant en garde fou
Kevin Durant ne peut qu’acquiescer. Certes, il préférerait sans doute que Westbrook réalise enfin que la frontière entre vitesse et précipitation est extrêmement mince et qu’il prenne de meilleures décisions en attaque. Mais dans le dispositif du Thunder, c’est le jeu et KD s’en contente.
« On joue beaucoup en pick & rolls. Ça donne des tirs ouverts pour Serge Ibaka. Et quand on appelle mon numéro, je dois simplement être agressif. J’essaye d’être le plus efficace pour l’équipe. Je veux prendre des bons shoots et comme mes coéquipiers m’ont posé de bons écrans ce soir, j’ai pu rentrer mes tirs. Si le coach me demande de faire ça dans le premier quart, je le ferai aussi. Mais pour le moment, je préfère rester dans notre flot offensif. »
Comprenez : j’accepte que Westbrook fasse le chien fou pendant trois quart-temps et je finirai le travail. Dans la rhapsodie des discours, celui du coach Scott Brooks vient mettre la dernière couche en soulignant la qualité de son ailier vedette.
« C’est ce que les stars de ce jeu font. Il peut faire un match moyen, et quand les 4 ou 5 dernières minutes arrivent, il nous fait gagner la partie. C’est ce qu’il a réalisé ce soir. C’est pour cela que c’est un joueur à part. »