C’est la finale que beaucoup attendaient. Les deux sélections qui arrivaient à Berlin avec les effectifs les plus talentueux : la France et les États-Unis, se retrouveront bien ce dimanche (20h) en finale de la Coupe du monde.
Les Bleues s’apprêtent à disputer la première finale mondiale de leur histoire, tandis que Team USA a remporté les quatre dernières éditions. L’opposition pourrait donc sembler déséquilibrée. Pourtant, depuis le début de la compétition, les Américaines ont montré qu’elles pouvaient être bousculées. D’abord en phase de poules face à l’Italie, puis en demi-finale contre l’Espagne.
Team USA en finale aux forceps
Car Team USA a encore dû batailler. Longtemps malmenées par la Roja, les joueuses de Kara Lawson n’ont finalement fait la différence que dans le dernier quart-temps.
« L’Espagne est une très bonne équipe qui nous a poussées dans nos retranchements », a reconnu Paige Bueckers. « Elles ont fait des stops et réussi des tirs très compliqués. Elles nous ont bousculées des deux côtés du terrain. Gagner en Coupe du monde, c’est dur. On l’a vu sur les quatre premiers matches et encore aujourd’hui. »
Mais même lorsqu’elle est mise en difficulté, Team USA finit toujours par trouver une solution. Dans le dernier quart-temps, les Américaines ont resserré l’étau en défense et signé un 12-2 décisif pour enfin creuser l’écart.
« On a fait la différence en étant plus attentives aux détails en défense », a poursuivi la meneuse de Dallas. « On a été meilleures dans les rotations, les lectures et dans notre capacité à bien défendre sans commettre de faute. On a fait du bon boulot sur la défense en demi-terrain. »
Paige Bueckers illustre d’ailleurs parfaitement la profondeur de l’effectif américain. Utilisée en sortie de banc, elle apporte son énergie et son activité depuis le début de la compétition. Malgré son statut de prodige du basket féminin, ce rôle de remplaçante ne lui pose aucun problème.
« Chacun comprend son rôle et ce qui nous est demandé. Que l’on démarre ou que l’on sorte du banc, on veut jouer avec la même énergie. Peu importe notre rôle, surtout pour les jeunes comme moi : on essaie surtout d’apprendre et d’apporter du punch. C’est notre travail dans ce tournoi. »
La France ? « Une superbe équipe »
À 24 ans, l’arrière peut déjà ajouter une prestigieuse ligne à son palmarès. Pour cela, il faudra battre la France, ultime obstacle des États-Unis à Berlin. Une équipe qui vient de retrouver le dernier carré mondial après 73 ans d’attente avant de décrocher sa première qualification en finale.
Et Paige Bueckers ne compte surtout pas sous-estimer les Bleues de Gabby Williams.
« La France est une très bonne équipe qui réalise un superbe tournoi. C’est une équipe très différente de celle d’il y a deux ans à Paris. Elles ont tellement de bonnes joueuses en attaque comme en défense. Elles sont unies, bien coachées, et on a déjà la tête à cette rencontre. »
Deux ans plus tôt, les Françaises étaient passées à un point de faire tomber Team USA en finale des Jeux olympiques de Paris. Cette fois, l’enjeu sera un premier titre mondial.
Le rendez-vous est donc pris. Pour sa première finale de Coupe du monde, la France aura l’occasion de devenir la première sélection à battre les États-Unis dans la compétition depuis 20 ans.
Il faudra pour cela frôler la perfection. Car si Team USA a parfois souffert depuis le début du tournoi, elle a aussi montré qu’elle savait sanctionner la moindre faiblesse adverse et élever son niveau dans le money-time…
À Berlin
Suivez toute l'actualité NBA sur la
Suivez nous également sur