La secousse ressentie face à l’Italie dimanche dernier est encore dans toutes les têtes (55-52). Même si Team USA a rectifié le tir ensuite en écrasant la République tchèque (105-64), puis la Hongrie (108-56), tout le groupe a conscience du degré d’adversité qui l’attend désormais.
Ce soir, les Américaines affronteront l’Espagne en demi-finale (20h), avant une éventuelle finale contre la France ou l’Allemagne. Autrement dit, plus question de se permettre un nouveau passage à vide.
Kara Lawson a donc profité de son dernier passage devant la presse pour adresser une nouvelle piqûre de rappel à ses joueuses, après avoir déjà exigé davantage d’intensité et d’agressivité après le match face à l’Italie.
« Ces quatre équipes sont excellentes. Chacune possède suffisamment de talent pour aller au bout », a-t-elle souligné, avant de mettre en avant les qualités du collectif espagnol, notamment emmené par ses joueuses WNBA Maria Conde, Megan DiLeo ou encore Awa Fam. « Il y a beaucoup à dire sur leurs qualités, à tous les postes, et donc on va devoir très bien jouer. »
Un devoir d’excellence
Cette alerte face à l’Italie pourrait finalement avoir été salutaire. Depuis, les Américaines ont retrouvé leur intensité, sans oublier à quel point leur marge peut rapidement disparaître.
Pour Napheesa Collier, le message de Kara Lawson a en tout cas été parfaitement compris.
« Je pense que l’équipe a très bien accueilli son discours parce qu’on ressentait la même chose », a-t-elle confié. « On sait qu’on n’a pas donné le meilleur de nous-mêmes, qu’on n’a pas joué à notre meilleur niveau. On aurait pu faire beaucoup mieux, et elle a eu tout à fait raison. On joue pour notre pays, et la façon dont on a abordé ce match est inexcusable. Je pense donc que l’équipe a pris ça comme un défi, en se disant qu’elle a raison… Je ne pense pas qu’on aura à nouveau ce problème. »
Quadruple championne du monde en titre, Team USA doit rester consciente de ses forces, mais aussi garder à l’esprit qu’elle n’est pas invincible. La préparation a été courte, plusieurs forfaits importants ont bouleversé le groupe, à commencer par ceux de Kelsey Plum et A’ja Wilson, et il a fallu se réadapter au basket FIBA.
« C’est difficile d’être les États-Unis, de devoir toujours faire preuve d’une telle excellence, mais c’est la norme que nous nous sommes fixée », a résumé Breanna Stewart, pour qui le match face à l’Italie a été « un signal d’alarme dont tout le monde avait besoin ».
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