Coupe du monde féminine 2026 : tout ce qu’il faut savoir avant le début du Mondial

Le Mondial féminin débute ce vendredi à Berlin, avec un nouveau format à 16 équipes. Diffusion, calendrier des Bleues, formule, favorites : tout ce qu’il faut savoir avant le début de la compétition.

FIBAQuatre ans après Sydney, la Coupe du monde féminine est de retour. Du 4 au 13 septembre, les meilleures sélections de la planète ont rendez-vous à Berlin pour une édition très ouverte derrière l’éternel favori américain.

Et cette édition 2026 inaugure une nouvelle formule. Le plateau passe ainsi de 12 à 16 équipes, réparties en quatre groupes de quatre. Le premier de chaque groupe se qualifie directement pour les quarts de finale, alors que les deuxièmes et troisièmes devront disputer un barrage. Les quatrièmes seront éliminés.

Au total, 36 matchs seront disputés en seulement dix jours, avec les barrages les 8 et 9 septembre, les quarts le 10, les demi-finales le 12 puis la finale et le match pour la troisième place le dimanche 13 septembre.

Le calendrier des Bleues

Placée dans le groupe B avec la Hongrie, la Corée du Sud et le Nigeria, la France part favorite pour décrocher cette première place particulièrement précieuse puisqu’elle permettra d’éviter un match couperet supplémentaire.

Vendredi 4 septembre | 21h : Hongrie – France
Samedi 5 septembre | 20h45 : France – Corée du Sud
Lundi 7 septembre | 14h30 : Nigeria – France

Sur le papier, le Nigeria, champion d’Afrique en titre, représente l’adversaire le plus dangereux de cette première phase. Mais dans une compétition aussi ramassée, le principal enjeu sera surtout de permettre aux Bleues de trouver très rapidement leurs automatismes avant les matchs à élimination directe.

Où regarder les Bleues et la Coupe du monde ?

Tous les matchs de l’équipe de France seront accessibles gratuitement ! Hongrie – France sera diffusé sur TFX et TF1+, tandis que France – Corée du Sud et Nigeria – France seront proposés sur TMC et TF1+. En cas de qualification, le quart de finale, la demi-finale et la finale éventuelle des Françaises seront également diffusés en clair par le groupe TF1.

Les rencontres seront commentées par Grégoire Margotton et Sarah Michel Boury, ancienne capitaine de l’Equipe de France lors de la médaille d’argent des Bleues aux Jeux Olympiques de Paris 2024.

beIN Sports diffusera de son côté l’intégralité de la compétition. Hongrie – France et France – Corée du Sud seront à suivre sur beIN Sports 2, puis Nigeria – France sur beIN Sports 1.

La FIBA proposera également tous les matchs via Courtside 1891, accessible sur DAZN.

Huit joueuses de WNBA… et quasiment aucune préparation

C’est toute la singularité de cette Equipe de France. Huit des douze joueuses retenues évoluent cette saison en WNBA : Leïla Lacan, Valériane Ayayi, Janelle Salaün, Gabby Williams, Carla Leite, Pauline Astier, Marine Johannès et Dominique Malonga.

Une formidable richesse sur le papier, mais également un casse-tête puisque les joueuses ont rejoint Berlin les unes après les autres, au beau milieu de la saison américaine…

« On avait identifié qu’on n’allait pas avoir beaucoup de temps, donc ça n’allait pas être facile et qu’on allait leur demander beaucoup », nous expliquait ainsi Céline Dumerc en amont du tournoi. « Ce qui est important, c’est de réussir à switcher (…) : ‘OK, ici et maintenant, c’est avec l’Equipe de France.’ »

La GM des Bleues voyait d’ailleurs surtout le bon côté de cette situation : « Avoir huit joueuses [en WNBA], ça prouve que les joueuses françaises sont de qualité. Ça montre qu’on a une bonne formation. »

Au complet seulement depuis le début de la semaine, les Françaises n’ont ainsi disputé qu’une véritable répétition générale, facilement remportée face à la Chine (83-54).

Une médaille clairement assumée

Malgré cette préparation inhabituelle, personne ne se cache. L’effectif ressemble beaucoup à celui qui avait poussé les États-Unis dans leurs derniers retranchements en finale des Jeux olympiques de Paris.

Gabby Williams, désormais capitaine, l’a résumé sans détour : « On veut une médaille, sinon nous ne serions pas venues ici. » Jean-Aimé Toupane affiche lui aussi le podium comme objectif, alors que Carla Leite estime même que, « avec l’équipe qu’on a aujourd’hui », revenir de Berlin sans médaille « serait une déception ».

Céline Dumerc refuse en revanche de se laisser entraîner dans les pronostics. Interrogée sur les projections qui placent les Bleues sur le podium, l’ancienne meneuse avait souri : « Ça, c’est votre délire, les gars, ce n’est absolument pas le mien. Ce qui m’importe, c’est que les filles ont cette ambition. »

Il existe néanmoins une grosse question dans la raquette. Seules Dominique Malonga, Marième Badiane et Aminata Gueye sont de véritables intérieures. Jean-Aimé Toupane compte sur la polyvalence de Janelle Salaün et Valériane Ayayi pour évoluer au poste 4.

« On s’adapte ! Tout dépendra de l’adversaire », assume le sélectionneur. Un choix cohérent avec le basket mobile voulu par les Bleues, même si le moindre pépin physique pourrait rapidement réduire les possibilités françaises.

Team USA reste l’équipe à battre

Car pour remporter l’or, il faudra a priori battre les États-Unis. Championnes olympiques et victorieuses des quatre dernières Coupes du monde, les Américaines n’ont plus perdu un match dans la compétition depuis 2006.

Les forfaits d’A’ja Wilson et Kelsey Plum ont toutefois réduit l’expérience du groupe. Neuf joueuses vont découvrir un Mondial et Kara Lawson va notamment s’appuyer sur la nouvelle génération incarnée par Caitlin Clark, Paige Bueckers ou Angel Reese autour de Breanna Stewart, Napheesa Collier et Chelsea Gray.

La domination américaine paraît donc peut-être un peu moins écrasante qu’à l’accoutumée. Napheesa Collier elle-même nous l’expliquait à Berlin : « La France, c’est un immense concurrent. C’est une très bonne équipe. Ça s’est joué d’un rien aux Jeux Olympiques. Ça faisait des années qu’on n’avait pas eu un match aussi serré. »

Et la double championne olympique prévient : « On ne va prendre personne à la légère, en particulier la France. »

Espagne et Belgique en embuscade

Dans son dernier Power Ranking, la FIBA place d’ailleurs les États-Unis au premier rang et la France au deuxième.

Derrière elles, l’Espagne est probablement l’équipe à surveiller de plus près. Emmenée par Alba Torrens, elle avait éliminé les Bleues en demi-finale de l’Euro 2025 et possède l’expérience des grands rendez-vous.

Double championne d’Europe en titre, la Belgique d’Emma Meesseman et Julie Allemand reste elle aussi une candidate sérieuse au podium. L’Australie, médaillée de bronze aux Jeux de Paris mais privée de Sami Whitcomb, et la Chine, vice-championne du monde 2022 mais sans Li Yueru, apparaissent un cran derrière.

Pour les Bleues, l’occasion semble en tout cas idéale. La France n’a décroché qu’une seule médaille mondiale dans toute son histoire : le bronze en 1953. Depuis 2002, toutes ses participations se sont ainsi à chaque fois terminées en quarts de finale. 73 ans plus tard, avec l’une des générations les plus riches de son histoire, l’objectif n’est donc plus simplement de franchir ce plafond de verre. Il est de monter sur le podium, et pourquoi pas tout en haut…

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Rédacteur de contenu Dimitri Kucharczyk

Tombé amoureux de la balle orange au son de la voix de George Eddy et des arabesques de Penny Hardaway et Hakeem Olajuwon, Dimitri a intégré BasketUSA en 2008, avant d'en devenir rédacteur en chef

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