Guerschon Yabusele : « Je pense qu’il est temps de rentrer en Europe »

Dans le deuxième épisode de sa série Summer With The Bear, le Français raconte comment il a tenté de mettre sa « free agency » de côté, avant de choisir le Panathinaïkos.

Guerschon YabuseleAprès avoir raconté les difficultés de sa saison entre New York et Chicago, Guerschon Yabusele poursuit son récit dans le deuxième épisode de Summer With The Bear, la série produite par Clément Daniou (PLVYER. CREATIVE).

Cette fois, le Français ouvre les portes du rassemblement de l’Equipe de France, entre les entraînements à Pau, les qualifications pour la Coupe du monde 2027 face à la Belgique et à la Finlande, et une « free agency » qui va décider de la suite de sa carrière. Sans oublier un shooting organisé par Adidas autour d’une paire créée pour lui.

« Porter ce maillot a toujours été un rêve »

« Pour moi, l’Equipe de France, ça a toujours été un rêve. Quand j’étais plus jeune, je la regardais à la télévision avec des yeux d’enfant. Aujourd’hui, quand je fais partie du groupe, j’essaie vraiment de mettre mon programme personnel de côté pour pouvoir être là et porter ce maillot », explique-t-il.

La situation reste néanmoins particulière pour l’intérieur, présent avec les Bleus alors qu’il ne possède encore aucun contrat pour la saison suivante. Dans le groupe, le marché NBA alimente forcément quelques discussions.

« C’est vrai que venir en Equipe de France sans contrat, c’est une situation spéciale. On a rigolé avec Rudy parce qu’on se disait que, pendant tout le stage, il allait se passer tellement de choses à gauche et à droite que des joueurs du groupe pourraient être transférés ou signer quelque part. »

Guerschon Yabusele préfère pourtant ne pas suivre chaque mouvement du marché et laisse ses agents travailler. « Je ne suis pas spécialement en contact avec mon agent tous les jours. Je leur laisse aussi de la liberté. Je sais que, lorsqu’ils auront quelque chose, ils me contacteront. Moi, je préfère être relax. »

Pour rester pleinement impliqué avec les Bleus, qui ont conclu cette fenêtre par une large victoire face à la Finlande.

Dans l’épisode, son agent Olivier Mazet explique que l’ancien joueur du Real Madrid conserve une cote très élevée sur le marché européen.

« Guerschon est un joueur qui a une très, très forte cote sur le marché européen. On avait une offre d’une très grosse équipe d’Euroleague, avec une proposition financière intéressante. On a décidé de ne pas la prendre parce qu’on était trop en décalage au niveau du calendrier par rapport à l’ouverture de la free agency. »

Une seule offre NBA, jugée décevante

Cette première proposition était arrivée juste après le Final Four, soit environ un mois avant l’ouverture du marché NBA. Trop tôt pour un joueur qui affichait encore publiquement sa volonté de jouer sa carte NBA jusqu’au bout.

Le dénouement intervient finalement après le rassemblement. Face à une proposition NBA inférieure à ses attentes, venue des Timberwolves, Guerschon Yabusele décide de privilégier la sécurité et les ambitions du Panathinaïkos.

« J’ai étudié l’offre que j’avais en NBA. Je t’avoue que c’était un peu moins que ce à quoi je m’attendais, surtout que j’ai pris quelques risques ces dernières années. Je pense vraiment qu’un bon retour en Europe peut être très intéressant. L’offre du Pana me plaît vraiment. »

Deux ans après avoir quitté le Real Madrid pour tenter une nouvelle fois sa chance aux Etats-Unis, le Français estime donc que le moment est venu d’ouvrir un autre chapitre.

« Je pense qu’il est temps de rentrer en Europe. Moi, je suis prêt, je suis chaud. C’est un club avec beaucoup d’ambition. Ils sont aussi en mission, donc je pense que ça peut vraiment correspondre à mon ADN et qu’on peut faire de grandes choses ensemble » conclut Guerschon Yabusele, qui s’est engagé pour trois saisons avec le Panathinaïkos, où il retrouvera notamment ses compatriotes Mathias Lessort et Moustapha Fall.

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Rédacteur de contenu Dimitri Kucharczyk

Tombé amoureux de la balle orange au son de la voix de George Eddy et des arabesques de Penny Hardaway et Hakeem Olajuwon, Dimitri a intégré BasketUSA en 2008, avant d'en devenir rédacteur en chef

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