Le syndicat des coachs « préoccupé » par le contrat de Micah Nori

NBA – Président du syndicat des entraîneurs, JB Bickerstaff n’apprécie pas la décision des Blazers de n’offrir qu’une seule année garantie à Micah Nori.

micah noriAprès Chris Finch la veille, c’est au tour de JB Bickerstaff de commenter la nomination de Micah Nori comme nouvel entraîneur de Portland. Là encore, c’est pour évoquer son contrat « particulier », puisqu’il n’a signé que pour une seule saison garantie, avec des « team option » pour chacune des deux suivantes.

Une formule rarissime en NBA et qui déplaît au président du syndicat des entraîneurs (NBCA), qui va jusqu’à parler de « claque » reçue par la profession.

« Je comprends son histoire et son parcours pour en arriver à décrocher cette opportunité, et je ne veux en aucun cas gâcher ce qui devrait être un moment spécial pour sa famille et pour lui… », a-t-il déclaré dans un premier temps. « Mais j’ai le sentiment qu’il a été placé dans une situation dans laquelle il n’aurait jamais dû être… C’est malheureux de voir que vous touchez à votre rêve et que, selon nous, c’est comme si quelqu’un en profitait pour dévaloriser ce que les entraîneurs ont mis des années et des années à obtenir. Quand on pense aux sacrifices, au temps investi et à l’apport des entraîneurs dans le développement de la NBA, voir quelqu’un arriver et tenter de dévaloriser tout notre travail est extrêmement décevant. »

D’autres propriétaires en profiteront-ils ?

JB Bickerstaff cible le nouveau propriétaire – radin – des Blazers à travers cette déclaration et il ne serait pas le seul à s’inquiéter du potentiel précédent créé par Tom Dundon, avec ce contrat offert à Micah Nori.

« J’ai pu discuter avec beaucoup d’entraîneurs et ils sont tous extrêmement préoccupés. C’est un sujet très sérieux pour nous, de veiller à protéger la valeur et l’importance de notre métier », a alerté le coach des Pistons. « Ce sont des années et des années de travail fournies par les entraîneurs, pour se retrouver dans cette position et pour placer ceux qui arriveront dans une position où leur valeur reste intacte et n’est surtout pas méprisée par des rapports de force imposés par les propriétaires. »

Jamais nommé « head coach » auparavant, mais reconnu pour son travail d’assistant à Toronto, Sacramento, Denver, Detroit et surtout Minnesota, Micah Nori a été préféré à une douzaine de candidats.

Choisi pour succéder à Tiago Splitter, parti à Chicago, il aura très rapidement la pression de bien faire dans l’Oregon, vu son incertitude contractuelle. Une prise de risque inconsidérée ?

« Ça change la donne quant à la légitimité d’un entraîneur et ça crée un environnement où il devient difficile de responsabiliser les joueurs, parce que vous semblez facilement remplaçable si les choses ne se passent pas comme ils le souhaitent », a regretté JB Bickerstaff. « Ce qui est décevant, c’est qu’il s’agit presque d’une mentalité de professeur remplaçant, présent sans aucune garantie ni aucun soutien par rapport à son avenir. »

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Rédacteur Florian Benfaid

Parmi les oiseaux de nuit de la rédaction, Florian a rejoint Basket USA en 2020. Une année marquée par la disparition de Kobe Bryant, le joueur qui lui a transmis sa passion pour la NBA.

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