La promotion de Micah Nori à Portland aurait dû être une belle histoire. Après des années comme assistant, notamment aux Wolves, le technicien de 52 ans va enfin devenir « head coach » en NBA. Mais l’attention s’est rapidement déplacée vers la nature de son contrat, un bail très court d’un an, assorti d’options d’équipe.
Une situation qui n’a pas vraiment plu à Chris Finch, son ancien patron à Minnesota.
« La première chose que je voudrais dire à ce sujet, c’est que j’ai trouvé dommage qu’une grande partie de l’histoire autour de la superbe opportunité de Micah ait été éclipsée par la nature du contrat qu’il a signé », a ainsi réagi l’entraîneur des Wolves. « C’est une décision personnelle. C’est une décision business. C’est simplement entre lui, l’équipe et son agent. C’est toujours drôle de voir comment ces choses sortent. Donc je ne connais pas la véracité de tout ça. Vraiment pas. Les détails exacts, je n’ai même pas eu le courage de lui demander. »
Pour Chris Finch, l’essentiel est ailleurs. Micah Nori a décroché l’un des postes les plus convoités du basket mondial, dans une ligue où les places sont extrêmement rares.
« Il faut aussi savoir parier sur soi-même dans ce monde »
« Il n’y a que 30 postes comme celui-là. Ils sont difficiles à obtenir. Ils sont incroyablement gratifiants de plein de manières différentes. Je sais qu’il ne s’est certainement pas concentré sur l’argent. Il s’est d’abord concentré sur l’opportunité. C’est ce qu’on prêche à tous nos gars ici. Il faut courir après l’opportunité, pas après l’argent. »
Chris Finch y voit aussi un pari personnel, presque logique pour un entraîneur dont le parcours n’a jamais suivi les voies classiques de la NBA. Ni les réseaux habituels.
« Il faut aussi savoir parier sur soi-même dans ce monde », poursuit Chris Finch. « Surtout quand on est un outsider. Nous nous considérons un peu comme des outsiders. Nous n’avons pas grandi dans le jeu. Nous n’avons pas joué à North Carolina ou Duke. Donc parfois, votre chemin est simplement différent, et il faut prendre des risques en cours de route. Je suis super heureux pour lui. »
À Portland, Micah Nori a donc préféré saisir sa chance, quitte à accepter un contrat sans grande sécurité, et visiblement moins rémunérateur que ceux de la plupart de ses homologues. Un pari personnel, mais aussi une manière d’entrer enfin dans le cercle très fermé des trente entraîneurs principaux de NBA.
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