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Tom Dundon refuse l’étiquette de propriétaire radin à Portland

À peine arrivé à la tête des Blazers, Tom Dundon traîne déjà une réputation de radin. Le nouveau patron de Portland assure pourtant qu’il veut investir pour gagner, pas économiser pour économiser.

Tom DundonTom Dundon a compris que la NBA adore les étiquettes. Arrivé à la tête des Blazers au printemps, le propriétaire de Portland doit déjà répondre à une réputation encombrante : celle d’un dirigeant radin, obsédé par les économies.

Invité du podcast Game Over, avec Max Kellerman et Rich Paul, l’homme d’affaires a tenu à corriger cette image. Pas question, selon lui, de réduire son projet à une chasse aux coûts.

« Je ne veux simplement pas gaspiller d’argent. Je veux l’investir », a-t-il expliqué, rappelant son bilan à la tête des Carolina Hurricanes, en NHL. « Depuis que j’ai acheté l’équipe, nous avons le premier ou le deuxième meilleur bilan de la ligue. Donc je ne vais pas gaspiller 100 millions de dollars simplement parce que quelqu’un veut écrire un article en disant que je suis radin. »

Pour Tom Dundon, la nuance est essentielle. Il assure ne pas raisonner en termes de budget lorsqu’il s’agit de l’équipe, du confort des joueurs ou des moyens censés aider Portland à gagner. « Je veux avoir beaucoup de masseurs, la meilleure nourriture, prendre soin des joueurs, parce que ça aide à gagner », insiste-t-il.

Des premiers pas déjà très commentés

Sauf que ses premiers mois ont alimenté le procès en pingrerie. L’épisode des « two-way players » Caleb Love, Chris Youngblood et Jayson Kent, laissés à Portland pour les matchs de playoffs à San Antonio, a beaucoup fait parler. Tom Dundon plaide l’erreur de débutant, expliquant qu’en NHL, on ne voyage pas avec autant de personnes.

Même défense sur l’histoire des chambres d’hôtel à Phoenix, où certains membres du staff auraient dû quitter leur chambre plus tôt pour éviter de payer une nuit supplémentaire. Tom Dundon assume, estimant que joueurs et coaches avaient été protégés, tandis que le reste du staff disposait d’un espace de travail et d’un repas. « Si c’est trop difficile pour certains, je ne suis pas fait pour eux. Je veux cette culture », tranche-t-il.

Le propriétaire affirme aussi qu’il serait prêt à payer la luxury tax si Portland en avait besoin pour gagner. « Si on a une chance de gagner, la taxe n’a aucune importance », assure-t-il.

Reste maintenant à voir comment ces principes se traduiront concrètement. Car les Blazers semblent chercher un entraîneur à salaire réduit, et ils ont multiplié les contacts avec des candidats potentiels alors que leur saison n’était pas encore terminée, une méthode inhabituelle qui a surpris Tiago Splitter et pas mal d’observateurs.

Peut-être une autre « erreur de débutant », mais de quoi nourrir le procès en radinerie qui lui est fait à Portland.

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Rédacteur de contenu Dimitri Kucharczyk

Tombé amoureux de la balle orange au son de la voix de George Eddy et des arabesques de Penny Hardaway et Hakeem Olajuwon, Dimitri a intégré BasketUSA en 2008, avant d'en devenir rédacteur en chef

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