Pour Karl Towns Sr, une fête des pères déjà inoubliable

NBA – Deux jours après la parade célébrant le titre des Knicks, le père de Karl-Anthony Towns a rouvert la boîte à souvenirs, entre fierté, émotion et pensée omniprésente pour Jacqueline Cruz-Towns.

karl towns srLes dernières semaines ont été fortes en émotions pour Karl Towns Sr. De retour au Madison Square Garden pour le premier match des playoffs après avoir été victime d’une obstruction coronarienne, le père de KAT a été aux premières loges pour assister à la montée en puissance d’une équipe qui aura tout raflé sur son passage, jusqu’à décrocher le titre NBA et mettre fin à 53 ans d’attente pour les fans new-yorkais.

La dernière semaine a encore ajouté son lot de souvenirs, avec ce Game 5 synonyme de sacre puis la parade organisée jeudi dans les rues de New York. Autant dire que Karl Towns Sr s’apprête à vivre une fête des pères dans un état d’apaisement rare. Rien n’est d’ailleurs prévu pour ce jour particulier, si ce n’est continuer à savourer.

« Je n’ai besoin de rien. Tu sais quels étaient mes projets ? La parade d’hier, à être assis là à pleurer, ému, à regarder mon fils tenir ce trophée… Je rêvais qu’un jour ça arrive, et voir ce rêve se réaliser… Il n’a rien à faire pour moi pour la fête des pères. Il vient de le faire. Le voir réaliser le rêve de sa mère et personnellement faire partie de son rêve… Ça me suffit », a-t-il confié au New York Post.

Les premiers pas, les premières joies

Le père de Karl-Anthony Towns a aussi rouvert la boîte à souvenirs. Car ce titre NBA referme en quelque sorte une boucle entamée onze ans plus tôt, à Minnesota, où l’intérieur a passé neuf saisons à grandir, façonner son jeu et construire son nom dans la plus prestigieuse ligue du monde. Tous ces moments sont restés ancrés dans le cœur de Karl Towns Sr, de la Draft au tout premier match NBA de son fils.

« C’était face aux Lakers, à L.A. Ce dont je me souviens, c’est de l’avoir vu marquer son premier panier en tant que joueur NBA : il a réussi une interception et a enchaîné avec un dunk. C’est le souvenir le plus marquant, car en tant que père, on n’imagine jamais que son fils va réussir à intégrer la NBA. Dès qu’on marque un panier en NBA, on entre officiellement dans les annales. J’ai su, dès ce panier, que son nom allait y rester gravé pour toujours. »

Un seul mot lui vient lorsqu’on lui demande de résumer l’aventure de son fils à Minneapolis : « Froid ! » Avant de se replonger, plus sérieusement, dans cette époque des jeunes années de KAT dans la ligue, et des dernières saisons vécues avec son épouse, Jacqueline Cruz-Towns.

« Mais tu sais, je dirais que ce sont probablement les meilleures années que j’ai passées avec mon fils, parce qu’on était toujours là l’un pour l’autre et qu’on a tissé des liens. À chaque saison, j’étais présent à tous les matchs, tout comme avec les Knicks cette année. C’était l’occasion pour nous de passer du temps ensemble, juste entre père et fils. Quand sa mère est décédée, je voulais simplement passer plus de temps avec lui, pour son bien-être émotionnel et mental, m’assurer qu’il ait quelqu’un à qui parler s’il en ressentait le besoin. »

L’omniprésent souvenir de Jacqueline Cruz-Towns

Le décès de Jacqueline Cruz-Towns en 2020, en plein Covid, a évidemment été un immense tournant dans la vie de Karl-Anthony Towns. La page ne s’est jamais tournée, mais l’épreuve a renforcé KAT dans sa détermination, son envie d’aller au bout de ses rêves et de viser ce titre NBA.

« C’était sa mère et j’ai perdu ma compagne. J’étais surtout inquiet pour son état émotionnel, car elle était tout pour lui. Il a dû prendre la décision de la laisser partir. Ça a été très dur. Je l’ai serré dans mes bras et je lui ai dit : ‘Ne t’inquiète pas, je serai à tes côtés jusqu’au jour de ma mort. Tu ne seras jamais seul, je serai toujours là pour toi. Je sais à quel point c’est dur pour toi, mais elle t’a toujours dit de rester fort, quoi qu’il arrive.’ »

Pour Karl Towns Sr, ce titre a aussi eu une dimension intime, presque réparatrice.

« Ce titre l’a aidé à guérir. Il a pu se libérer de beaucoup de choses qu’il n’arrivait pas à voir sur le plan émotionnel, mais il l’a partagé avec tout le monde, leur a fait savoir que sa mère était là, qu’il pouvait sentir sa présence. On n’oublie pas ça, ce sentiment ne vous quitte jamais, mais il faut être fort et aller de l’avant. Je pense que ce titre et le fait qu’elle soit là l’ont aidé à guérir d’une manière dont il avait besoin pour continuer d’avancer. »

La bascule a ensuite eu lieu en 2024, lorsque Karl-Anthony Towns est arrivé à New York, avec l’histoire de ce tee-shirt prémonitoire et ce qui a ressemblé à un retour aux sources pour le natif du New Jersey.

« Comme on était restés dans le Minnesota pendant neuf ans, c’était comme si on déménageait, donc j’étais ému, mais en même temps, ça fait partie du business. Je m’inquiétais davantage de ce qu’il ressentait. En tant que père, on veut toujours soutenir son fils. Tant qu’il allait bien, j’allais bien. Mais en réalité, on n’allait pas dans un nouvel endroit, on rentrait simplement chez nous, car on rentrait sur la côte Est et nous étions de là-bas de toute façon. »

Puis il y a eu ces playoffs, ces Finals, et ce dernier match à San Antonio qui a fait entrer ces Knicks dans l’histoire de la ligue. Des instants, là encore, impossibles à oublier.

« J’étais juste en face de lui, je l’ai regardé, et la première chose qu’il a faite, c’est de lever les yeux vers le ciel, en direction de sa maman, et de dire : ‘On a réussi !’ On s’est embrassés, et je lui ai dit : ‘Elle serait tellement fière de toi en ce moment.’ Il m’a répondu : ‘Elle est là.’ Et tu sais ce que je lui ai dit ? ‘Je sais.’ »

Après la joie, les pleurs et la déferlante d’émotions, Karl Towns Sr a bien mérité une fête des pères dans le calme.

Karl-Anthony Towns Pourcentage Rebonds
Saison Equipe MJ Min Tirs 3pts LF Off Def Tot Pd Fte Int Bp Ct Pts
2015-16 MIN 82 32:01 54.2 34.1 81.1 2.8 7.7 10.5 2.0 3.0 0.7 2.2 1.7 18.3
2016-17 MIN 82 38:25 54.2 36.7 83.2 3.6 8.7 12.3 2.7 2.9 0.7 2.6 1.3 25.1
2017-18 MIN 82 35:35 54.5 42.1 85.8 2.9 9.4 12.3 2.4 3.5 0.8 1.9 1.4 21.3
2018-19 MIN 77 33:03 51.8 40.0 83.6 3.4 9.0 12.4 3.4 3.8 0.9 3.1 1.6 24.4
2019-20 MIN 35 33:55 50.8 41.2 79.6 2.7 8.1 10.8 4.4 3.3 0.9 3.1 1.2 26.5
2020-21 MIN 50 33:47 48.6 38.7 85.9 2.7 7.9 10.6 4.5 3.7 0.8 3.2 1.1 24.8
2021-22 MIN 74 33:28 52.9 41.0 82.2 2.6 7.2 9.8 3.6 3.6 1.0 3.1 1.1 24.6
2022-23 MIN 29 33:00 49.5 36.6 87.4 1.7 6.5 8.1 4.8 3.8 0.7 3.0 0.6 20.8
2023-24 MIN 62 32:41 50.4 41.6 87.3 1.5 6.8 8.3 3.0 3.3 0.7 2.9 0.7 21.8
2024-25 NY 72 34:58 52.6 42.0 82.9 2.9 9.8 12.8 3.1 3.5 1.0 2.7 0.7 24.4
2025-26 NY 75 30:58 50.1 36.8 85.8 3.1 8.7 11.9 3.0 3.4 0.9 2.5 0.5 20.1

Comment lire les stats ? MJ = matches joués ; Min = Minutes ; Tirs = Tirs réussis / Tirs tentés ; 3pts = 3-points / 3-points tentés ; LF = lancers-francs réussis / lancers-francs tentés ; Off = rebond offensif ; Def= rebond défensif ; Tot = Total des rebonds ; Pd = passes décisives ; Fte : Fautes personnelles ; Int = Interceptions ; Bp = Balles perdues ; Ct : Contres ; Pts = Points.

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