Un an seulement après avoir été coéquipiers à Duke, Cooper Flagg et Kon Knueppel sont désormais rivaux dans la course au trophée de Rookie de l’année. Les deux joueurs présentent des dossiers très sérieux, et l’heure est déjà aux premiers bilans comme aux arguments destinés à convaincre les votants.
Sans en faire trop après le dernier match de ses Mavericks dimanche, Cooper Flagg n’a pas caché son ambition concernant le ROY. Touché à la cheville gauche dès le début du deuxième quart-temps face à Chicago, l’ailier n’a disputé que 10 minutes pour 10 points et 4 rebonds. Plus de peur que de mal toutefois : il ne s’agissait, selon lui, que d’une simple torsion. Surtout, cette alerte ne ternit en rien une première saison très aboutie.
« J’ai trouvé que j’ai été plutôt solide. Évidemment, nous n’avons pas gagné autant de matchs que nous le voulions. Mais je dirais que, globalement, j’ai fait une saison solide et que je me suis amélioré au fil du temps. J’ai clairement appris à tirer beaucoup de positif de ce que je vis. Même quand vous perdez, vous devez en retirer quelque chose, apprendre et grandir à partir de chaque expérience, au lieu de ne retenir que le négatif » a-t-il détaillé.
Une première depuis Michael Jordan
Sur le plan individuel, le bilan de Cooper Flagg a de quoi nourrir de grandes attentes à Dallas. Le rookie est devenu le premier débutant depuis Michael Jordan en 1984/85 à mener son équipe aux points (21 points de moyenne), aux rebonds (6,7), à la passe (4,5) et aux interceptions (1,2).
Autre performance assez remarquable : Cooper Flagg et Michael Jordan sont les seuls rookies à avoir signé plusieurs matchs à 45 points ou plus lors de leur première saison.
Certes, il n’a pas pu empêcher la campagne décevante des Mavericks, seulement 12es à l’Ouest avec un bilan de 26 victoires pour 56 défaites. Mais ses standards statistiques l’ont placé dans une catégorie très rare : il n’est que le cinquième rookie de l’histoire à compiler au moins 20 points, 6 rebonds, 4 passes et 1 interception de moyenne, après Sidney Wicks, Larry Bird, Michael Jordan et Luka Doncic.
De quoi lui offrir le trophée de ROY face à Kon Knueppel, lui aussi auteur d’une très belle première saison ?
Les Mavericks montent au créneau
« Évidemment, je serais déçu », a reconnu Cooper Flagg à l’idée de ne pas remporter le ROY. « C’est quelque chose que tous les rookies convoitent. Je serais clairement déçu. Mais au final, j’ai montré ce dont j’étais capable. J’ai fait de mon mieux chaque soir pour mettre mon nom tout en haut de la liste pour ce trophée. »
En interne, les Mavericks ne cachent pas leur soutien à leur jeune star. « Je serais très déçu que Cooper ne l’obtienne pas. Les chiffres parlent d’eux-mêmes », a ainsi estimé Brandon Williams.
Naji Marshall s’est montré encore plus catégorique : « Il en a fait assez pour être élu à l’unanimité. »
Même son de cloche du côté de Klay Thompson : « Cooper a été incroyable. Il n’y a pas eu beaucoup de joueurs de moins de 20 ans, peut-être même aucun, qui ont fait ce qu’il a fait. Il faut se rappeler qu’il n’a que 19 ans. Son avenir est tellement brillant. Ce qui m’impressionne le plus chez lui à cet âge, c’est qu’il peut prendre tous les tirs qu’il veut. Avec les années, il va devenir encore plus efficace. Les fans des Mavericks devraient être fous de joie d’avoir un talent pareil pour une décennie, voire davantage. »
Le même débat que pour Victor Wembanyama et Chet Holmgren ?
Pour départager Cooper Flagg et Kon Knueppel, la performance collective de leurs équipes revient.
Les Mavericks ont reculé dans la hiérarchie, plombés par les défaites à répétition et par les conséquences du transfert de Luka Doncic. À l’inverse, les Hornets ont affiché l’une des plus fortes progressions collectives de la saison, avec un style de jeu séduisant dans lequel l’adresse de Kon Knueppel a joué un rôle important.
Pour Jason Kidd, cet argument ne devrait pourtant pas être décisif.
« Quand vous regardez ce que Chet Holmgren avait fait avec Oklahoma City, et Victor Wembanyama avec San Antonio il y a deux ans, vous comprenez que ce n’est pas seulement une histoire de victoires. C’est aussi une affaire de stats, et de ce qu’elles représentent pour leur franchise. Cooper signifie tout pour nous. Il n’a pas choisi les circonstances de notre saison. Il a été drafté ici et il ne s’est jamais plaint. Il a été mis au défi dès le premier jour, et il a répondu présent. Je demandais à quelqu’un l’autre jour : est-il possible qu’il soit dans la All-NBA Third Team sans gagner le Rookie of the Year ? C’est une vraie question. Je crois qu’il devrait le gagner pour ce qu’il a fait sur et en dehors du terrain. Et s’il ne l’obtient pas, cela ne voudra pas dire que sa carrière en sera affectée. »
Quoi qu’il arrive, Cooper Flagg pourrait revenir encore plus fort la saison prochaine, aidé par cette première année déjà riche en obstacles comme en promesses.
« S’il n’est pas Rookie of the Year, j’espère simplement qu’il utilisera cela comme une motivation pour revenir encore plus fort et viser le MVP la saison prochaine », a déjà lancé Naji Marshall.
| Cooper Flagg | Pourcentage | Rebonds | |||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Saison | Equipe | MJ | Min | Tirs | 3pts | LF | Off | Def | Tot | Pd | Fte | Int | Bp | Ct | Pts |
| 2025-26 | DAL | 70 | 33:29 | 46.8 | 29.5 | 82.7 | 1.2 | 5.4 | 6.7 | 4.5 | 2.0 | 1.2 | 2.3 | 0.9 | 21.0 |
Comment lire les stats ? MJ = matches joués ; Min = Minutes ; Tirs = Tirs réussis / Tirs tentés ; 3pts = 3-points / 3-points tentés ; LF = lancers-francs réussis / lancers-francs tentés ; Off = rebond offensif ; Def= rebond défensif ; Tot = Total des rebonds ; Pd = passes décisives ; Fte : Fautes personnelles ; Int = Interceptions ; Bp = Balles perdues ; Ct : Contres ; Pts = Points.
Suivez toute l'actualité NBA sur la
Suivez nous également sur